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Surmonter les iniquités: Le parcours d’une ergothérapeute

Après avoir rencontré quelques obstacles pendant son stage de l’EMNO, l’étudiante Julie Mahoney estime qu’il faut faire quelque chose pour améliorer l’équité pour les étudiants en ergothérapie.

« Je ne veux pas que les gens se méprennent. J’ai eu une magnifique expérience! J’ai adoré ma période de stage et j’ai beaucoup appris, mais il y a eu quelques contretemps. Lorsque j’ai réalisé que d’autres étudiants avaient eu des expériences semblables, j’ai compris que quelque chose devait changer » a-t-elle dit en parlant d’un stage de l’EMNO dans le Sud.

Mme Mahoney a connu un retard administratif de plusieurs semaines, ce qui a provoqué un revers dans son expérience d’apprentissage. L’organisme dans lequel elle a été placée offrait de l’orientation une fois par mois. En raison de la date de début de son stage de huit semaines, elle a suivi la séance d’orientation au bout de trois semaines. À cause de ce retard, elle n’a pas obtenu tout de suite les données d’ouverture de session sur les ordinateurs sur place, et tout ce qu’elle a pu faire a été d’observer son précepteur au travail.

« Je ne pouvais même pas ouvrir de session en tant qu’invitée, ce qui signifie que je ne pouvais pas utiliser des programmes de base comme Microsoft Word ni rédiger des notes dans les dossiers des clients. » Lorsqu’elle a signalé ce fait à son précepteur, il a fait de nouveau des démarches auprès de l’administration de l’hôpital pour défendre sa cause. Malheureusement, il s’agissait d’une politique de l’établissement et il n’y avait pas de solution rapide.

« Je pense qu’il est important d’essayer de régler toute situation autant qu’on le peut. J’ai vraiment apprécié mon séjour à cet endroit et j’ai réellement essayé de résoudre le problème avant de le signaler à l’EMNO ». Cependant, lorsque son précepteur a appris que les étudiants en médecine et les résidents de l’EMNO n’avaient pas ce problème, ils ont convenu que ce n’était pas équitable.

« L’organisme était très accueillant à tous autres égards et les gens étaient gentils, mais il existait une vieille politique et j’avais les mains liées » ajoute-t-elle.

Mme Mahoney s’est adressée à Jennifer Turcotte-Russak, chef des Sciences de la réadaptation et de l’apprentissage clinique intégré à l’EMNO. Leur conversation a conduit à la participation de Mme Mahoney à une réunion sur le recrutement et le maintien en poste dans le Nord ainsi qu’à un autre stage bien plus au Nord, au Centre de santé Meno Ya Win de Sioux Lookout.

« Sans la collaboration d’une équipe complète, la santé d’une communauté souffre. Ce qui ensuite crée des défis pour d’autres fournisseurs de soins dans le Nord, y compris les professionnels médicaux, affirme Mme Turcotte-Russak. Notre responsabilité sociale envers le Nord est de recruter et de retenir des professionnels de la réadaptation. »

Mme Turcotte-Russak explique que l’EMNO a été en mesure d’offrir une plateforme où Mme Mahoney a pu se faire entendre et créer un réseau en prévision d’un futur emploi. Elle pense que les communautés doivent se préoccuper des professionnels paramédicaux et les appuyer dans le Nord.

Le stage suivant de Mme Mahoney a apporté des bienfaits uniques. Elle a eu une expérience complètement différente au Centre de santé Meno Ya Win de Sioux Lookout et a suivi une séance d’orientation et obtenu l’accès aux ordinateurs sur le champ.

« Ce fut certainement le plus intégré de mes trois stages cliniques. Je peux affirmer que les précepteurs et les organismes du Nord se dépassent. »

« La structure organisationnelle du Centre de santé Meno Ya Win est bien différente et les possibilités sont sans pareil. J’ai aussi travaillé avec de nouveaux membres de l’équipe interdisciplinaire, comme des interprètes, et ai eu davantage de possibilités de soins partagés. »

Elle conseille aux autres étudiants en ergothérapie de s’exprimer et de défendre leur cause si leur apprentissage est compromis.

« La défense des intérêts fait partie des compétences centrales de l’ergothérapie. Le plus souvent, nous pensons à défendre les intérêts de nos clients, mais il faut aussi défendre ceux de notre profession. » Elle encourage les étudiants et les organismes à envisager des options d’orientation en ligne à l’avance dans la mesure du possible, ce qui lui a été offert lors d’un autre stage.

De plus, le fait de se sentir appréciée et respectée sur le lieu de travail est très bénéfique.

« Tout au long de mon stage au Centre de santé Meno Ya Win, beaucoup de membres du personnel du service de réadaptation ont fait le commentaire qu’ils semblent avoir de la chance avec les étudiants de l’EMNO, et ils en accueillent depuis près de huit ans. Ça fait plaisir à entendre, mais je pense aussi que cela témoigne du fait que les précepteurs du Nord ne se bornent pas à leurs rôles traditionnels pour fournir aux étudiants une expérience complète. Les étudiants font vraiment de leur mieux quand ils sentent que leurs précepteurs les respectent et les apprécient aussi! »

« C’est un peu ironique car en fin de compte, j’ai eu la vraie expérience du Nord que j’espérais à l’origine. Je ne regrette pas d’avoir exprimé mes préoccupations. »

Mme Mahoney commencera sa carrière d’ergothérapeute à la Sioux Lookout First Nations Health Authority (SLFNHA) le 25 novembre 2019.

Trois membres de l’EMNO remportent un prix « 40 Under Forty »

Le Dr Alex Anawati, la Dre Grace Ma et Pamela Haight de l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) ont reçu le prix « 40 Under Forty » décerné par Northern Ontario Business.

Le Dr Anawati, professeur adjoint et diplômé de l’EMNO, est médecin urgentiste. La Dre Ma, professeure adjointe et chercheuse à l’EMNO, est chirurgienne. Pamela Haight est chef de projet dans le Service d’éducation permanente et de perfectionnement professionnel à l’EMNO.

« Les trois lauréats de l’EMNO méritent grandement ce prix. Toute la communauté de l’EMNO est très fière de ces jeunes chefs de file et professionnels, et ce fut un plaisir de les célébrer avec leur famille et leurs amis » a dit la Dre Sarita Verma, doyenne et PDG de l’École de médecine du Nord de l’Ontario.

Les trois lauréats ont reçu leur prix lors d’une cérémonie tenue à Sudbury le jeudi 14 novembre.

L’EMNO accueille le nouveau coordonnateur des MFE

L’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) a le plaisir d’annoncer que le Dr Chiebere Ogbuneke, médecin de famille à Sudbury et diplômé de l’EMNO, est le nouveau coordonnateur des médecins formés à l’étranger (MFE) pour les neufs programmes de résidence de l’École.

La carrière du Dr Ogbuneke a débuté il y a vingt ans à l’école de médecine d’état de Nizhny Novgorod en Russie où il a obtenu son grade de médecine avec distinction. Il a ensuite effectué un stage de médecine et sa résidence en médecine familiale en Tanzanie avant d’arriver à l’EMNO en tant que résident en 2013. Il a terminé le programme de santé publique et de médecine préventive de l’EMNO en 2017.

Le Dr Ogbuneke possède une vaste expérience internationale et un grand éventail de compétences culturelles, ainsi qu’une expérience de première main dans la formation en résidence à titre de MFE.

En plus d’être médecin de famille à Sudbury, le Dr Ogbuneke siège au conseil d’administration de la Black Physicians Association of Ontario.

L’École de médecine du Nord de l’Ontario désire souligner le travail de la Dre Glenna Stirrett qui terminera son mandat de coordonnatrice des MFE le 31 décembre 2019. Depuis son arrivée à ce poste en 2013, elle a construit le programme de soutien aux MFE et a apporté de précieuses ressources, de l’encadrement et des conseils aux diplômés étrangers et dans les programmes de résidence. Nous la remercions pour son dévouement et son approche compatissante de la formation en résidence. Nous lui souhaitons le plus grand succès dans ses prochaines activités internationales.

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