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Célébrer nos diplômées et diplômés et construire l’avenir ensemble

Ces dernières semaines, j’ai eu le privilège de participer à certains des événements les plus mémorables de l’année universitaire à l’Université de l’EMNO.
Tant nos cérémonies que les collations des grades à Thunder Bay et à Sudbury ont été l’occasion de célébrer des accomplissements et de réfléchir à l’incidence grandissante de de l’Université de l’EMNO dans le Nord de l’Ontario.

Félicitations à la classe de finissantes et finissants de 2026!

Votre parcours jusqu’à ce jour a exigé de la détermination, de la résilience, des sacrifices et un engagement extraordinaire envers la prestation de soins. Ce fut inspirant de vous voir traverser la scène sous le fier regard des familles, des amis, du corps professoral, des précepteurs, des mentors et des communautés qui vous ont épaulés au fil de votre cheminement.

Les cérémonies des collations des grades de cette année ont été particulièrement marquantes car nous avons décerné des grades honorifiques pour la première fois de notre histoire.
Ces grades honorifiques ont récompensé deux personnes remarquables dont le leadership, l’action civique et l’engagement à vie envers les communautés du Nord ont aidé à transformer les soins dans le Nord.

À la collation des grades à Thunder Bay, la sage Theresa Fiddler a reçu un doctorat honorifique en médecine en reconnaissance de ses décennies de lutte pour l’équité en santé chez les Autochtones et pour son rôle dans la mise en œuvre de changements importants bénéfiques pour les communautés des Premières Nations du Nord de l’Ontario. De par son leadership, elle a contribué à ébranler les iniquités dans les soins dispensés dans le Nord et à provoquer des changements systémiques qui continuent de façonner les soins aujourd’hui. Elle a aussi joué un rôle important dans la prise en compte des enseignements autochtones et de l’expérience communautaire des Autochtones dans le programme d’études grâce à des partenariats de la première heure conclus avec l’Université.

À Sudbury, Maureen Lacroix a été à l’honneur pour ses contributions extraordinaires à l’amélioration des soins cancérologiques dans le Nord de l’Ontario ainsi que pour son leadership de longue date dans la gouvernance d’hôpitaux, l’enseignement postsecondaire et le service communautaire. Son plaidoyer et son leadership ont aidé à améliorer l’accès de la population du Nord de l’Ontario à des soins spécialisés à proximité et ont laissé une marque durable sur les soins de santé et le développement communautaire dans toute la région.

Toutefois, ces distinctions ne récompensent pas seulement les réalisations professionnelles; elles célèbrent aussi le service, le partenariat et un profond engagement envers l’amélioration de la vie dans le Nord de l’Ontario. Ce fut un grand moment où l’Université a honoré fièrement les nombreuses personnes dont la vision et le dévouement ont contribué à façonner ce qu’elle est aujourd’hui.

Par ailleurs, ce printemps marque le 15e anniversaire de Constellations du Nord, la principale conférence de perfectionnement du corps professoral et des précepteurs de l’Université de l’EMNO. Elle a regroupé des membres des domaines de la clinique, de l’éducation, de la recherche et de la population étudiante ainsi que des chefs de file du Nord de l’Ontario, tous liés par l’engagement à renforcer la formation dans les professions de la santé et à améliorer les soins de santé dans le Nord.

Un des aspects les plus inspirants de Constellations du Nord est l’hommage à des personnes qui, quotidiennement, tranquillement et constamment, font une différence dans le cadre de l’enseignement, du mentorat, de la recherche, du leadership et du service.

Cette année, 11 membres du corps professoral, trois membres de la population étudiante, deux diplômés et un diplômé honoraire ont été à l’honneur pour leurs contributions hors pair aux soins de santé, à la formation médicale et à la recherche dans le Nord de l’Ontario. Nous avons aussi célébré la promotion de 22 membres du corps professoral qui se sont distingués par leur leadership, l’innovation, leurs réalisations savantes et un profond engagement envers la population étudiante et les communautés.

Ces prix et promotions reflètent la volonté incroyable des personnes qui accomplissent la mission de l’Université de l’EMNO. Qu’elles aident la population étudiante dans les communautés rurales, fassent avancer les priorités en santé des Autochtones et des francophones, encadrent la prochaine génération ou aident à fournir des soins aux patients près de chez eux, elles incarnent la formation médicale sans pareil socialement responsable.

Comme je l’ai dit durant la conférence, Constellations du Nord reflète un aspect important de l’Université de l’EMNO. En effet, une constellation n’est pas constituée d’un seul mais d’une multitude de points lumineux.

Cette image a semblé particulièrement de mise cette année lorsqu’à un moment donné, il y a eu une panne d’électricité. Brièvement, Constellations du Nord est littéralement devenue une conférence à la chandelle. Mais le plus remarquable n’a pas été la perturbation elle-même, ce fut le calme, le professionnalisme, l’humour et la capacité d’adaptation de tous les gens dans la salle.

Les conversations se sont poursuivies, les idées ont continué de fuser et tout le monde a simplement poursuivi les échanges.

À bien des égards, la situation reflétait parfaitement ce qui fait que les membres de la communauté de l’Université de l’EMNO sont si remarquables. Même en cas d’imprévu, ils agissent, se soutiennent mutuellement et continuent d’avancer ensemble.

Cela a toujours été le modèle de l’Université de l’EMNO.

Notre force vient de la collaboration dans les communautés, les disciplines, les organismes et les régions pour améliorer la santé, la formation en santé et la recherche dans le Nord de l’Ontario.

Nos diplômées et diplômés s’engagent dans une profession qui se définit non seulement par les connaissances et les compétences mais aussi par la compassion, la confiance et l’humanité. Beaucoup de ces nouveaux médecins et professionnelles et professionnels de la santé exerceront dans des communautés du Nord où leur incidence se fera sentir tous les jours, dans les soins qu’ils prodiguent, dans les relations qu’elles établissent et dans les vies qu’ils aident à façonner.

Ce printemps a également apporté d’importantes occasions d’établir des liens avec des chefs de file municipaux, des représentants provinciaux, des partenaires du domaine de la santé et des militants communautaires du Nord de l’Ontario lors des conférences de la Federation of Northern Ontario Municipalities et de la Northwestern Ontario Municipal Association.

Ces conversations sont importantes.

Dans les deux conférences, nous avons pu discuter directement avec des chefs de file municipaux et provinciaux de communautés de tout le Nord au sujet du recrutement et du maintien en poste des médecins, de l’augmentation de la population étudiante, des besoins régionaux en matière de soins de santé et de l’importance vitale de la formation médicale régionalisée. Nous avons aussi parlé du rôle que les communautés jouent en aidant à établir la future main-d’œuvre médicale dans le cadre des stages, du mentorat, du soutien à l’hébergement, des partenariats et de l’accueil de la population étudiante.

Ce qui continue de me frapper dans ces regroupements est la détermination commune de la population du Nord de l’Ontario à renforcer les soins de santé près du domicile. L’Université de l’EMNO a la solide réputation de ne pas être uniquement un établissement d’enseignement mais un partenaire important pour l’avenir du Nord.

Ces relations sont vitales pour notre succès.

L’Université de l’EMNO est le fruit de la collaboration avec des communautés, des municipalités, des partenaires autochtones et francophones, des hôpitaux, les gouvernements, des médecins, des donateurs et des bénévoles de partout dans le Nord. Ce modèle de partenariat définit ce que nous sommes aujourd’hui et continuera de façonner notre avenir.

Au fil de notre expansion, ces conversations revêtiront encore plus d’importance.

Dans les deux conférences, nous avons fourni des mises à jour sur l’expansion de l’Université de l’EMNO, y compris l’augmentation du nombre de places en médecine au premier cycle de 64 à 108 d’ici à 2028 et l’augmentation du nombre de places en début de résidence de 60 à 123. Nous avons aussi parlé du développement continu des réseaux régionaux de formation, des cliniques d’enseignement des soins primaires, et des possibilités accrues d’apprentissage dans le Nord de l’Ontario.

Ce travail concorde étroitement avec notre nouveau plan stratégique, Enracinée dans le Nord 2026-2030, qui continue de guider notre vision pour l’avenir.

Nous nous affairons maintenant à passer de la planification à la mise en œuvre. Des dirigeants et des responsables d’initiatives ont lancé la planification opérationnelle en mettant fortement l’accent sur des résultats mesurables, la reddition de comptes et la mise en œuvre progressive au cours des cinq prochaines années.

Ce sera une étape importante pour traduire le plan stratégique en action mesurable.

Fondamentalement, Enracinée dans le Nord vise à renforcer les communautés du Nord en offrant de la formation et de la recherche socialement responsables tout en améliorant l’équité en santé dans le Nord de l’Ontario. Ce plan reflète une vision commune de l’avenir, fondée sur le partenariat, la participation communautaire et l’engagement à améliorer l’accès aux soins près du domicile.

En outre, j’ai récemment remis au conseil d’administration mon plus récent Rapport du recteur qui fait état des progrès réalisés dans plusieurs dossiers prioritaires, notamment la planification de l’expansion, la croissance de la recherche, la mobilisation de fonds, la mise en œuvre du plan stratégique et les activités courantes de défense des intérêts.

À l’approche de l’été, je tiens à remercier le corps professoral, le personnel, les précepteurs, les bénévoles, les donateurs, les diplômées et diplômés et les communautés qui continuent de rendre ce travail possible. L’Université de l’EMNO a toujours reposé sur les relations et notre avenir continuera de dépendre de la vigueur de ces partenariats dans le Nord de l’Ontario.

Félicitations une fois de plus à nos diplômées et diplômés. Nous sommes très fiers de vous et vous remercions d’avoir choisi cette voie, et nous nous réjouissons d’avance de voir l’incidence que vous aurez dans le Nord de l’Ontario et au-delà.
Cordialement,

Dr Michael Green
Recteur, vice-chancelier, doyen et PDG
Université de l’EMNO

Si vous avez des commentaires ou des suggestions, n’hésitez pas à m’écrire à president@nosm.ca et à me suivre sur X (anciennement Twitter) @DrMichaelGreen1.

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Les diplômées et diplômés de l’Université de l’EMNO consolident les soins de santé et la recherche

L’Université de l’EMNO a honoré les accomplissements de 70 nouveaux médecins et de quatre diplômées et diplômés du programme de maîtrise en études médicales lors des collations des grades tenues à Thunder Bay le 22 mai et à Sudbury le 29 mai 2026.

Ces nouveaux médecins entament le prochain chapitre de leur carrière, c.-à-d., la résidence où ils approfondiront leur expertise, serviront des patientes et patients et aideront à façonner l’avenir des soins de santé dans les communautés du Nord et au-delà. Un fait marquant est que 47 % des diplômées et diplômés de cette année se spécialiseront en médecine familiale, un chiffre bien plus élevé que la moyenne nationale.

L’Université de l’EMNO célèbre aussi les diplômées et diplômés du programme de maîtrise en études médicales dont les recherches aident à transformer les soins dans le Nord de l’Ontario grâce à l’innovation, à la collaboration et à des solutions fondées sur des éléments probants. Ces nouveaux chefs de file de la recherche, membres de diverses disciplines de la santé, transforment les défis en matière de santé en solutions pour les communautés.

Après ces collations des grades, la communauté des diplômées et diplômés de l’Université de l’EMNO comptera 1 111 médecins, y compris 101 Autochtones et 224 francophones. Depuis 2009, les médecins formés à l’Université de l’EMNO jouent un rôle vital dans le renforcement et le maintien de la main-d’œuvre médicale du Nord de l’Ontario, avec près de 90 % des diplômées et diplômés qui ont obtenu leur grade et effectué leur résidence à l’Université de l’EMNO qui exercent dans le Nord.

Les collations des grades de cette année ont aussi constitué une étape historique avec la remise des premiers grades honorifiques. La sage Theresa Fiddler à Thunder Bay et Mme Maureen Lacroix à Sudbury ont été à l’honneur en raison de leurs contributions extraordinaires aux soins de santé et à la défense des intérêts qui ont eu un effet durable dans les communautés du Nord de l’Ontario.

Mme Cindy Blackstock, Ph.D., la première chancelière de l’Université de l’EMNO et militante réputée pour les droits des enfants et des familles autochtones, a présidé les cérémonies. Son leadership reflète l’engagement profond et inébranlable de l’Université de l’EMNO envers la responsabilité sociale et la défense des intérêts. Nsidwaamjigan, l’objet cérémonial présenté en 2023 et maintenant un symbole d’honneur, de guérison et d’interconnectivité, a présidé l’ouverture des deux cérémonies.

« Aujourd’hui est le point culminant d’années de dévouement, de persévérance et de sacrifices, a déclaré le Dr Michael Green, recteur, vice-chancelier, doyen et PDG de l’Université de l’EMNO. Ces diplômées et diplômés ont montré une profonde détermination à prendre soin des autres avec compassion, humilité et respect, et je suis convaincu qu’ils commanderont l’innovation, feront progresser la recherche et feront une différence durable dans la vie des personnes qu’ils serviront. »

Sara Duchene-Milne, préceptrice dans le PSD et fer de lance du changement dans la santé des Autochtones

Sara Duchene-Milne a consacré plus de deux décennies à l’amélioration de la santé des Autochtones au moyen des soins, de l’éducation et de la défense des intérêts. Lorsqu’elle est devenue diététiste en 2003, elle faisait partie des moins de dix diététistes autochtones du Canada.

Une préceptrice de longue date et appréciée du Programme de stages en diététique (PSD) de l’Université de l’EMNO, Mme Duchene-Milne occupe depuis peu deux postes de direction, un à l’échelle nationale et l’autre dans sa communauté sur l’Île Manitoulin. Au Noojmowin Teg Health Centre, elle est responsable de l’équipe des programmes de bien-être et de nutrition des diabétiques, et sur la scène nationale, elle apporte à la National Indigenous Diabetes Association (NIDA), qu’elle présidera pendant deux ans, les besoins et perspectives uniques du Nord de l’Ontario.

« Pour moi, la représentation et la responsabilité caractérisent les fonctions de chef de file en matière de santé des Autochtones. J’estime avoir la responsabilité d’utiliser ma voix et ma série unique de compétences pour éduquer et promouvoir la santé des Autochtones dans les cadres cliniques et communautaires » affirme-t-elle.

Mme Duchene-Milne assume le nombre remarquable de cinq fonctions de bénévole dans les domaines de la santé des Autochtones et du diabète, allant ainsi au-delà de ses responsabilités professionnelles de défense des intérêts pour faire une différence. En plus de ses fonctions de préceptrice dans le PSD et de présidente de la NIDA, travaille qu’elle offre sans rémunération, elle est aussi coprésidente des Indigenous Science and Content Stream for Diabetes Canada/CSEM Professional Conferences, rédactrice en chef associée de Diabetes Communicator Publication, et membre du conseil du Mission Committee de Diabetes Canada.

Membre du Territoire non cédé de Wiikwemkoong Unceded Territory, elle a grandi près de là à Little Current. Après avoir exercé la diététique clinique à l’hôpital pendant de nombreuses années à Sudbury, en 2021, elle est retournée sur l’Île Manitoulin pour se concentrer sur la santé des Autochtones. Éducatrice agréée en diabète et éducatrice certifiée en bariatrie, elle assume des fonctions de gestion et cliniques au centre de santé des Autochtones.

« Les diététistes autochtones ont la capacité unique de jeter un pont entre les connaissances en santé et en nutrition issues de la perspective occidentale, parce que c’est ainsi que nous avons été formés, avec une compréhension profonde de la culture et les traditions autochtones. Les diététistes autochtones comprennent également l’effet du colonialisme sur les systèmes alimentaires et les déterminants sociaux de la santé. »

« Cette perspective nous permet d’approcher la santé de manière holistique, en appuyant le bien-être physique, émotionnel, mental et spirituel et en donnant la priorité à la sécurité culturelle. La confiance et les rapports avec les patients et les communautés autochtones produisent de bons résultats, surtout dans le cas de maladies chroniques comme le diabète et l’obésité. »

Même si la représentation autochtone parmi les diététistes au Canada a augmenté au cours des 23 dernières années, leur nombre demeure faible. Un sondage mené en 2020 par Diététistes du Canada sur la démographie des diplômées et diplômés récents en diététique a indiqué que seulement 1,7 % se définissent comme membres des Premières Nations, des Inuits ou des Métis.

« La représentation autochtone dans la profession est insuffisante, mais pourtant, la demande est élevée, surtout pour la prestation de soins primaires respectueux de la culture dans des domaines comme la gestion du diabète et la souveraineté alimentaire » explique Mme Duchene-Milne.

Elle fait une différence en offrant de la formation aux diététistes afin d’améliorer la confiance, les rapports et la sécurité culturelle lors des évaluations de patients autochtones. La formation intitulée « Practice Pearls for Indigenous Clinical Interactions » a été offerte deux fois aux stagiaires ainsi qu’à la conférence nationale de Diabetes Canada de 2024.

« Lorsque je suis devenue diététiste en 2003, il n’y avait que quelques diététistes autochtones au Canada et j’étais très honorée d’en faire partie. L’appartenance à un si petit groupe a façonné ma motivation, ma détermination et ma perspective et m’a poussée à devenir une meilleure clinicienne, éducatrice et militante pour la santé des Autochtones » conclut-elle.

Dans son travail de préceptrice pour le PSD, elle encadre la prochaine génération de diététistes et renforce les soins respectueux de la culture dans le Nord.

NOSM University