Faire un don!

Faire face à des actes haineux : Montrez du courage, de la compassion et de la bonté

C’est un mois triste marqué par la découverte des restes de 215 enfants autochtones sur le site de l’ancien pensionnat pour Autochtones de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc à Kamloops en Colombie-Britannique, et la tragédie insensée qui a eu lieu à London (Ontario) dans laquelle quatre membres d’une famille musulmane ont perdu la vie et un garçon de neuf ans a été grièvement blessé et est devenu orphelin. Ces événements qui se sont produits en même temps que des conflits liés à la pandémie, y compris le racisme à l’endroit des Asiatiques, le conflit à Gaza, Black Lives Matter, l’augmentation subite des problèmes de santé mentale et les défis dans les établissements de soins de longue durée, ont exposé les impacts tragiques sur les jeunes, les personnes âgées et les populations vulnérables. C’est aussi un Mois de la Fierté difficile car l’homophobie, la transphobie, la biphobie et bien d’autres phobies d’identité de genre continuent de persister dans notre société.

Comment y faisons-nous face? En tant qu’étudiantes et étudiants et fournisseurs de soins, comment gardons-nous l’espoir?

Bien que ces clivages politiques, ces différences de croyances, ces disparités socioéconomiques et ces reportages incessants sur le deuil et les conflits puissent nous donner un sentiment de défaite, de colère et d’impuissance, la vérité est que nous avons le pouvoir et la possibilité d’avoir un impact et d’influencer le changement. En restant forts ensemble, nous pouvons faire une différence dans ce monde. Je me sens en fait très inspirée en ce moment, et je vous encourage à y mettre du cœur. Regardons vers un avenir meilleur.

Nous venons d’entrer dans l’histoire! L’EMNO a entamé un voyage fantastique et sans précédent pour devenir la première université de médecine autonome du Canada. L’Université de l’EMNO continuera de mettre l’accent sur l’équité, d’accroître la diversité et de renforcer la culture d’inclusion. Nous serons un chef de file dans ce domaine.

Nous sommes déterminés et nous nous unirons pour barrer la route au racisme. Nous nous efforçons de regarder au-delà des conditions géographiques, linguistiques, économiques et sociales et cherchons à mieux comprendre les causes profondes. L’Université de l’EMNO s’engage à prendre ses responsabilités et à chercher des moyens concrets de faire une différence.

Quelques-uns d’entre vous (individuellement et en privé) ont communiqué avec moi, surtout après mon allusion à l’optimisme dans mon interview avec Matt Galloway à l’émission The Current de la CBC. Vous m’avez demandé : « Comment faites-vous pour garder la tête haute? » En vérité, ce n’est pas facile, mais j’ai une optique renouvelée de la justice, de la défense de ce qui est fondamentalement juste et du soutien de la vérité. Ce qui me motive, c’est de faire ce qui est juste. C’est la valeur de la défense des intérêts et de l’activisme qui sous-tend le travail de l’Université de l’EMNO. C’est de cette époque transformatrice dont nous parlerons à nos enfants et petits-enfants. Nous pourrons collectivement dire : « J’ai participé à ce changement historique ».

Juin est le Mois national de l’histoire autochtone et le Mois de la Fierté, un temps pour célébrer les diverses histoires et héritages autochtones, ainsi que les cultures des nombreuses communautés LGBTQ2SI+. C’est le moment idéal pour réfléchir à la richesse que la population étudiante, le personnel, le corps professoral, les communautés et les partenaires de l’Université de l’EMNO apportent dans nos vies. Je vois et j’entends la responsabilité sociale en action partout dans notre campus distribué.

Une mesure clé du leadership de l’EMNO dans le Nord de l’Ontario est l’incidence économique sur les communautés participantes. On estime qu’elle est d’au moins 60 pour cent plus importante que l’investissement original du gouvernement dans notre École. Cette augmentation a apporté un stimulus économique et, avec les diplômées et diplômés de l’EMNO qui se sont établis dans la région, elle a indubitablement amélioré la santé et la richesse des communautés. Cela dit, l’Université de l’EMNO continuera de grandir et d’élargir son incidence socioéconomique et politique (voir l’étude récente ci-dessous). Notre incidence sur la justice sociale sera à la mesure du travail que nous accomplissons en nous exprimant, en prônant le changement réel et en s’alliant face à tous les défis.

Cet été, à l’occasion de la transformation de l’EMNO en Université de l’EMNO, je vous encourage à réfléchir à ce qui vous donne le pouvoir d’influencer le changement positif dans la société. Dans chaque interaction, demandez-vous si vous avez assez de courage, de compassion et de bonté pour faire une différence.

Mon principal message est le suivant : « Soyez un citoyen du monde, soyez courageux dans le monde, soyez un leader dans le monde. Que le changement, le courage et la citoyenneté soient les trois C qui vous guideront tout au long de votre vie. »

Merci, miigwetch, thank you, marsi.

Dre Sarita Verma
Doyenne et PDG
École de médecine du Nord de l’Ontario

Si vous avez des commentaires ou préoccupations, écrivez-moi à dean@nosm.ca et suivez-moi sur Twitter @ddsv3.



Célébrez le Mois national de l’histoire autochtone

Vous pouvez célébrer le Mois national de l’histoire autochtone de bien des façons. Participez à la célébration en vous instruisant et en partageant vos ressources préférées. Pour obtenir la liste complète de ressources suggérées, consultez le Bureau des affaires autochtones ainsi que les liens ci-dessous. Réservez le 21 juin, la Journée nationale des peuples autochtones, et participez à un événement local.



Soyez fiers à l’Université de l’EMNO 

Participez, agissez ou soyez un allié actif en communiquant avec l’organisation locale de la fierté pour savoir ce que votre communauté a planifié pour célébrer le Mois de la Fierté. Consultez en outre le Réseau de la fierté du Nord de l’Ontario pour savoir comment les communautés de l’Ontario s’allient et militent contre l’homophobie, la biphobie, la transphobie et tous les genres de phobies d’identité de genre.

L’adhésion est gratuite et ouverte à tous les particuliers et organismes. Aimez, partagez et suivez le réseau sur Facebook pour connaître les événements, idées, ressources activités promotionnelles les plus récents et pour appuyer les diverses sexualités, identités de genre et expression du genre. Acceptons nos différences à l’EMNO. Renseignez-vous davantage à Respecte la différence.



Consultations sur l’Université de l’EMNO

Tout au long de l’été, nous mènerons de vastes consultations auprès de toutes les parties concernées alors que nous façonnerons la vision de la nouvelle Université de l’EMNO. Votre voix est importante et précieuse. Nous voulons savoir ce que l’Université de l’EMNO signifie pour vous et comment elle devrait répondre à vos besoins. Envoyez vos questions et idées à nosmu@nosm.ca.



Étude sur l’incidence socioéconomique de l’EMNO

Saviez-vous que les médecins formés à l’EMNO exerçant dans la région ont eu une incidence économique de 88 millions de dollars sur l’économie du Nord de l’Ontario? En 2019, cette incidence était estimée à 107 millions de dollars et elle ne cesse d’augmenter. L’Université de l’EMNO est fière de sa contribution positive et de ses plans continus pour stimuler l’économie du Nord de l’Ontario. Lisez l’article intégral sur le site Web de BMC.



L’équipe de tague de Timmins

« Louisa Marion-Bellemare et Julie Samson voyaient de plus en plus de jeunes gens en bonne santé aux urgences pour des surdoses de drogue, mais elles ne voyaient pas la ville et les organismes locaux faire assez pour arrêter cela. Elles ont donc pris les choses en main – et la communauté leur a emboîté le pas. » Renseignez-vous sur le travail inspirant de professeures de l’EMNO dans cet article du Globe and Mail

Une diplômée francophone de l’EMNO retourne à Hearst, sa ville natale

La Dre Shyanne Fournier, diplômée francophone de la promotion 2021 du programme de médecine, ne pourrait pas être plus contente de retourner dans sa communauté à Hearst pour entamer sa résidence en médecine familiale : « C’est tout à fait passionnant; j’exercerai entièrement en français. Beaucoup de mes camarades ont toujours voulu retourner chez eux pour exercer dans leurs communautés. J’ai déjà eu l’occasion de travailler avec des précepteurs ici, à Hearst, qui sont aussi diplômés de l’EMNO. Je suis consciente de ma chance. »

Elle se souvient de ses premiers cours universitaires de préparation à la médecine et du défi que représentait l’entrée à l’école de médecine : « J’ai toujours voulu être médecin. Au cours de ma première année d’études de premier cycle, le professeur de chimie a demandé ‘Combien d’entre vous planifiez d’être médecins?’. Lorsque presque tous les 400 étudiants ont levé la main, il a dit ‘Seulement quatre d’entre vous seront admis’. J’ai alors compris que ce serait un défi incroyable ».

« Je veux que les étudiantes et étudiants du Nord de l’Ontario sachent que s’ils viennent d’une communauté rurale, sont francophones ou que le parcours les préoccupe, l’EMNO est un bon endroit pour commencer. »

Shyanne a apprécié d’avoir la possibilité de participer à des stages cliniques en français et de contribuer à l’amélioration de la formation en médecine en français à l’École. Elle a fait partie du Groupe consultatif francophone, très actif à l’EMNO. Elle a pu contribuer à l’amélioration de la formation en français en intégrant certaines expressions courantes et une terminologie argotique; par exemple, la description des symptômes dans des phrases comme « Avoir mal au cœur » qui signifie « nauséeux », mais qui est souvent interprété à tort par les professionnels de la santé comme des symptômes cardiaques. « À l’EMNO, j’ai apporté de l’aide quand l’École réorganisait le programme d’enseignement de la terminologie médicale en français afin de tenir compte des termes français les plus communément utilisés dans le Nord de l’Ontario. »

À son avis, il est essentiel d’améliorer le programme d’études en français pour les futurs professionnels de la santé qui travailleront dans les communautés francophones, en particulier dans les soins d’urgence : « Beaucoup de gens sont bilingues, ils parlent anglais et français. Mais lorsqu’ils sont malades, ont peur ou sont inquiets, ils reviennent instinctivement au français, simplement parce qu’ils le parlent plus aisément. Cependant, cela devient ensuite un obstacle lorsqu’ils tentent d’expliquer correctement leurs symptômes. Lorsque je pouvais communiquer avec des patients francophones à des moments critiques, leur visage s’éclairait immédiatement. Ils apprécient vraiment que je parle français et cela les aide à se sentir en sécurité ».

Elle remercie les mentors de l’EMNO, notamment plusieurs précepteurs et membres du corps professoral francophones, ainsi que des camarades de classes francophones et le Bureau des affaires francophones à l’EMNO, en particulier Danielle Barbeau-Rodrigue, directrice des Affaires francophones, et directrice par intérim des Affaires étudiantes, pour leur appui et leurs encouragements continus et de lui avoir offert des expériences en français.

Exercer en français signifie aussi que Shyanne peut faire partie de la solution en général pour améliorer l’équité en santé et l’accès à des services de santé en français dans le Nord : « Je veux non seulement exercer en français, mais je ressens aussi le besoin de faire partie de la solution pour combler les lacunes pour les personnes qui demandent des soins en français dans le Nord de l’Ontario. »

Une diplômée de l’EMNO surmonte des défis incroyables

Le parcours de la Dre Jenny Thomas vers l’école de médecine a été marqué par un courage et une détermination sans faille pour surmonter les obstacles. Sa capacité de vaincre les difficultés en dit beaucoup sur sa force personnelle. Ce qu’elle espère que les lecteurs retiendront est l’inspiration de réaliser un rêve personnel.

Enfant, Jenny était avide d’apprendre et était obnubilée par les sciences mais sa famille n’avait pas les moyens de payer les droits de scolarité universitaires : « D’aussi loin que je me souvienne, je visais l’école de médecine. J’aime les sciences et j’aime apprendre, mais ma famille n’avait pas d’argent ».

Ce n’est que plus tard, après avoir eu divers emplois, comme enseigner l’art, et ensuite ouvrir plusieurs petits magasins pour enfants, qu’elle a fini par avoir les moyens et trouver assez de temps pour obtenir son grade de premier cycle en arts et sciences sur le campus d’Orillia de la Lakehead University.

« J’hésitais à retourner à l’université parce que je gérais trois magasins, élevais quatre enfants et avais cessé mes études depuis longtemps. Je me demandais si je pourrais m’y remettre. Il est facile de douter de soi parfois, et pourtant je savais que ma vocation était d’être médecin; alors j’ai fait le premier pas et présenté ma demande d’admission à Lakehead. » Avec détermination et courage , elle s’est lancée dans son premier grade. Cependant, un autre obstacle a surgi en milieu de session quand elle a appris des nouvelles difficiles : « On m’a diagnostiqué un cancer à l’automne. Après avoir attendu plus de dix ans pour aller à l’université, je me suis demandé ‘pourquoi maintenant?’ Naturellement, c’était une horrible nouvelle à entendre et à partager avec ma famille. »

Sans médecin de famille local, Jenny a dû faire régulièrement des allers-retours de trois heures à Toronto pour ses traitements et opérations chirurgicales, ce qui lui a ouvert les yeux sur les disparités et iniquités de la santé en milieu rural. À ce stade, elle devait décider de continuer ou d’arrêter ses études.

« Après m’être remise du cancer, j’avais une nouvelle raison d’être et fait ainsi face à ma mortalité. J’en suis arrivée à réaliser que j’avais toujours rêvé d’étudier la médecine. J’avais une deuxième chance de réaliser mon rêve. Alors, j’ai mis toute mon énergie dans le retour aux études à temps plein à l’université. Partie d’un diagnostic de cancer, j’ai fini première de ma classe à la collation des grades quatre ans plus tard. »

L’obtention de ce grade a marqué un autre pas vers l’école de médecine : « J’ai posé ma candidature à l’EMNO mais n’ai pas été acceptée la première fois. Il est très commun de ne pas être admis dès le premier essai. J’étais déterminée! J’avais la profonde conviction que l’EMNO était pour moi. Je voulais être médecin de famille dans le Nord de l’Ontario. J’avais fait l’expérience de ne pas avoir de médecin de famille local et je voulais pouvoir aider les familles. »

Elle a de nouveau posé sa candidature à l’EMNO et attendait de savoir si elle aurait une entrevue quand la tragédie a de nouveau soudainement frappé.

Son mari a eu un accident de motoneige qui l’a paralysé à partir de la taille. « J’ai reçu l’appel 20 minutes après son départ en motoneige et cet appel a changé ma vie. Votre monde peut être renversé en une seconde. Victime de traumatisme, mon mari a été transporté par air à Sunnybrook. À l’époque, je me souviens d’avoir été tout simplement très heureuse qu’il soit encore en vie et qu’il puisse encore utiliser ses bras; je savais qu’il pourrait encore prendre nos enfants dans ses bras. » »

Une longue réadaptation et des rénovations de la maison les attendaient. Pendant que Jenny apprenait à s’adapter à son nouveau rôle exigeant de soignante principale, l’offre d’admission dans la classe de 2017 de l’EMNO est arrivée.

Sa famille a pris la décision difficile et brave de déménager à Sudbury où son mari avait un meilleur accès aux services de réadaptation et où elle allait commencer ses études de médecine.

« En fin de compte, ce fut une très bonne décision. Mes enfants et mon mari ont vraiment accepté la communauté et les gens d’ici. Le plus difficile a été l’adaptation à notre nouvelle vie avec la paralysie de mon mari, dit Jenny. Nous avons dû nous habituer à cette nouvelle vie, et je serai pour toujours reconnaissante à ma communauté d’origine de m’avoir soutenue, et à ma nouvelle communauté et mes camarades de classe qui ont été merveilleux avec moi. J’ai les larmes aux yeux juste à y penser. Je n’aurais pas pu y arriver sans eux. »

Elle dit que les énormes obstacles qu’elle a rencontrés ont été gérables grâce au soutien d’amis, de la famille, de sa classe et de l’EMNO. Au fil des ans, ses camarades de classe ont aussi enduré des pertes personnelles et des problèmes de santé, et elle a pu à son tour les faire profiter de la bonté dont ils avaient preuve à son égard et les soutenir.

« Tout ce que nous avons traversé, y compris les défis de la pandémie, a créé une classe très soudée. Nous nous sommes unis et entraidés, même lorsque nous étions dispersés dans différentes communautés, quelque chose que je ferai quand j’exercerai. Parler à des patients qui traversent des défis personnels, compatir avec les soignants et reconnaître les symptômes de l’épuisement professionnel sont très évocateurs. »

En réfléchissant au passé, Jenny dit que ce sont tous les hauts et les bas de la vie qui l’inspirent à aller de l’avant : « J’ai rêvé de la médecine familiale toute ma vie. En tant que médecin, on rencontre une personne quand elle est enfant ou plus tard dans la vie et on la voit traverser des hauts et des bas. J’aime vraiment être en mesure de travailler avec les gens et de les aider. J’apprécie ce que j’ai acquis dans mes propres expériences. »

Ce que Jenny apprécie le plus à l’EMNO est son accent sur l’équité, l’inclusion et la diversité : « J’ai remarqué les divers antécédents de mes camarades de classe. Ils pouvaient appliquer leurs propres connaissances dans des séances d’apprentissage en petits groupes et c’était réellement dynamique. Quand on travaille sur des cas précis, des problèmes sociaux ou des injustices, et qu’il y a des gens qui viennent de divers milieux (ils n’ont pas tous pris le même chemin direct vers l’école de médecine), le groupe peut tirer des leçons du vécu des autres. »

« Je pense que le processus d’admission de l’EMNO qui sélectionne des personnes passionnées pour la médecine dans le Nord de l’Ontario est exceptionnel. Il ne s’agit pas seulement de vos grades et notes, mais du potentiel de chacun de faire quelque chose pour sa communauté. »

La Dre Jenny Thomas a obtenu un jumelage en médecine familiale à Sudbury et commencera sa résidence le mois prochain. Elle espère que son récit inspirera d’autres à suivre leurs rêves et à apprécier les systèmes de soutien qu’ils ont dans la vie. Deux de ses enfants espèrent eux aussi devenir un jour médecins.

NOSM University