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Des scientifiques de l’Université de l’EMNO reçoivent 1,5 million de dollars pour étudier les effets sur la santé de faibles doses de rayons

Des scientifiques et partenaires de l’Université de l’EMNO ont reçu du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) une prestigieuse subvention Alliance d’une valeur de 1,5 million de dollars sur cinq ans.

Cette subvention servira à financer plusieurs projets hautement spécialisés, notamment la construction d’une chambre expérimentale sur mesure conçue spécialement pour étudier les effets sur la respiration d’une exposition à de faibles doses de gaz radon. Le radon est un gaz radioactif naturellement présent dans l’air que nous respirons. Or, les effets biologiques d’une exposition à long terme à de faibles doses de radon demeurent inconnus.

La subvention Alliance du CRSNG continuera également d’appuyer la recherche axée sur les effets génétiques de l’absence de rayons au laboratoire des sciences de la vie du SNOLAB. L’équipement spécialisé permet aux scientifiques de comprendre le rôle des rayons naturels et des changements cellulaires pouvant entraîner le cancer ou la mort de cellules.

Les recherches de l’Université de l’EMNO au SNOLAB, qui visent à comprendre la vie sur terre et dans l’espace, sont également financées par l’Agence spatiale canadienne et la NASA.

« Les scientifiques de l’Université de l’EMNO sont reconnus comme des spécialistes dans le domaine des effets sur la santé de l’exposition à de faibles doses de rayons issus de sources naturelles et humaines », a expliqué Christopher Thome, Ph.D., professeur adjoint à l’Université de l’EMNO et chercheur principal pour ces projets. « Cette subvention s’appuiera sur d’importantes réalisations en matière de recherche qui ont contribué à former bon nombre d’étudiantes, d’étudiants et de scientifiques au cours des dix dernières années. »

L’équipe de recherche est composée du professeur Thome, des co-chercheurs Doug Boreham, Ph.D.; Suji Tharmanlingam, Ph.D.; TC Tai, Ph.D. et Simon Lees, Ph.D., ainsi que de leurs collaborateurs australiens, Dani Dixon, Ph.D. et Tony Hooker, Ph.D., qui étudient à l’Université Laurentienne, et de leurs partenaires du Nuclear Innovation Institute, de Bruce Power et de Cameco Corporation.

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L’Université de l’EMNO est la première université autonome de médecine du Canada et une des stratégies les plus réussies de formation de main-d’œuvre en santé dans le Nord de l’Ontario. Ce n’est pas uniquement un établissement de formation en médecine. Établie expressément pour répondre aux besoins du Nord de l’Ontario en matière de santé, en plus d’encourager l’accès équitable aux soins, elle contribue au développement économique de la région. L’Université de l’EMNO compte sur l’engagement et l’expertise des gens du Nord de l’Ontario pour former des professionnels de la santé aptes à exercer dans des communautés autochtones, francophones, rurales, éloignées et insuffisamment desservies. Axée sur la diversité, l’inclusion et la défense des intérêts, l’Université de l’EMNO est un organisme primé socialement responsable réputé pour son modèle novateur de formation et de recherche régionalisées faisant appel aux communautés.

Pour en savoir plus, veuillez écrire à : news@nosm.ca.

L’Université Laurentienne, l’une des deux universités bilingues de la province, accueille plus de 8 000 étudiantes et étudiants sur son campus de Sudbury, en Ontario. Attachée à son mandat bilingue et triculturel, la Laurentienne offre une expérience universitaire exceptionnelle en anglais et en français accompagnée d’une approche intégrale de l’enseignement autochtone.

Pour en savoir plus, veuillez écrire à : communications@laurentian.ca.

Des portraits honorent les récits de diplômées et diplômés autochtones en médecine

Lors de la toute première collation des grades de l’Université de l’EMNO, le 26 mai 2023, le Dr Ryan McConnell a fait partie des deux médecins qui ont reçu un portrait saisissant de l’artiste anishinaabe et kanienkehaka, Elliott Doxtater-Wynn, membre des Mohawks de la baie de Quinte qui a grandi dans la région des Six Nations de la rivière Grand. Les grands portraits, de quatre pieds sur trois pieds, incorporent des images tirées de l’histoire personnelle des diplômés.

Les oeuvres font partie du Prix du leadership étudiant de la CIBC pour les Autochtones qui rapporte à chaque étudiant 20 000 $ et un budget de perfectionnement professionnel, ainsi que des ressources de réseautage au cours de sa quatrième année d’études en médecine. Ces prix prestigieux sont remis à deux étudiants qui se définissent comme Autochtones, un à l’Université de l’EMNO à Thunder Bay et l’autre à Sudbury.

« Ce fut un honneur de recevoir le Prix de leadership étudiant de la CIBC pour les étudiants autochtones et le portrait, a déclaré le Dr McConnell, qui, comme M. Doxtater-Wynn, est membre des Mohawks de la baie de Quinte. Même si j’ai eu un magnifique sens de la communauté durant ma jeunesse et un grand soutien à la maison, je pense que beaucoup d’enfants autochtones ne voient pas la médecine comme un parcours. Quand j’ai été admis à l’école de médecine, j’ai été honoré de faire partie des personnes sélectionnées dans le volet autochtone. Le Prix de leadership étudiant de la CIBC pour les étudiants autochtones a été la cerise sur le gâteau et c’est quelque chose dont je suis très fier et reconnaissant. »

L’artiste Doxtater-Wynn se dit lui aussi « honoré » d’avoir participé à ce projet. Il souhaitait que ses œuvres célèbrent les diplômées et diplômés : « Devenir médecin est un accomplissement majeur, a-t-il expliqué. Devant l’ampleur de leur accomplissement, j’ai voulu créer quelque chose qui pourrait être un héritage, et qui refléterait leur histoire lorsqu’ils exerceront leur métier. J’ai pensé que la meilleure façon d’honorer leurs réalisations était de faire quelque chose à grande échelle. les œuvres sont quatre fois plus grandes que prévu ».

M. Doxtater-Wynn ajoute que les prix soulignent la valeur des contributions de grand calibre des Autochtones non seulement à la médecine mais aussi aux arts : « Une occasion comme celle-ci souligne l’importance de l’art autochtone et de son inclusion. Elle valorise également l’éducation, les connaissances et la philosophie autochtones, qui ont joué un rôle central dans l’élaboration des portraits. Les contributions autochtones sont des contributions viables ».

Fort de son expérience en matière de contes et de savoirs autochtones et en éducation, M. Doxtater-Wynn s’est entretenu avec les deux médecins avant de peindre leurs portraits : « Les entretiens ont été l’occasion pour les diplômés de « parler avec leur cœur et de raconter leur histoire ». Il a également cherché et incorporé des enseignements particuliers à leur héritage : pour le Dr McConnell, c’est l’Histoire des Six Nations, Dish with One Spoon Wampum, Kanienkahaka, Tree of Peace, The Great Law, et The Eclipse and the 50 Chiefs.

Le Dr McConnell ne savait pas que le prix s’accompagnait d’un portrait. Dès qu’il a découvert cela, il a consulté le site Web de l’artiste et imaginé l’œuvre de M. Doxtater-Wynn sur son mur.

Il estime que l’inclusion de son histoire est révélatrice : « Pour moi, la partie la plus spéciale est l’inclusion de ma famille.Au bas du tableau, Elliott a intégré des photos de mon père et moi, de ma mère et moi, et de mes frères et sœurs, une touche personnelle très appréciée.  Il y a aussi des éléments symboliques qui représentent ma communauté : les lignes hydroélectriques qui passent dans notre cour et le rivage de la baie de Quinte. Je lui ai dit que j’accordai de l’importance à la communauté et je suis ravi qu’il l’ait incorporée ».

Maintenant diplômé du programme de médecine de l’Université de l’EMNO, le Dr McConnell effectuera sa résidence en médecine familiale à la Queen’s University. Le programme a un accent rural et il se réjouit d’être basé à Belleville, près de sa famille et de sa communauté.

« Être médecin autochtone est quelque chose que je ne considère pas comme acquis. J’espère être un modèle pour les enfants de ma communauté et les autres enfants autochtones du Canada. Je pense qu’une plus grande représentation des Autochtones en médecine est une bonne chose. J’espère faire partie d’une culture de changement ».


Le Prix du leadership et du mentorat dans la population étudiante autochtone a été créé en 2021 afin de récompenser quatre étudiantes ou étudiants en quatrième année de médecine qui ont fait preuve de leadership dans la communauté autochtone à l’Université de l’EMNO. Il fait partie d’un don de 150 000 $ de la CIBC visant à promouvoir et à récompenser le leadership et le mentorat dans la population étudiante autochtone.

Ronan Ryan, directeur général de la Fondation de la CIBC souligne que « La CIBC vise à créer un monde sans linmites aux ambitions. Par l’entremise de sa fondation, la CIBC poursuit son engagement à aider les communautés insuffisamment dersservies et les organismes qui contribuent à améliorer l’inclusion économique pour tous. Nous sommes fiers d’appuyer la responsabilité sociale de l’Université de l’EMNO avec ce prix pour la population étudiante, le corps professoral et les diplômées et diplômés autochtones dans le Nord ».


La Dre Tara Wilson de la Première Nation de Constance Lake a aussi reçu un portrait. Elle et M. Doxtater-Wynn ont parlé du prix et de l’œuvre à CBC Radio.


Dans le dernier rapport de la rectrice de la Dre Sarita Verma, nous nous tournons vers la pierre angulaire de notre travail : l’équité en santé
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Recrutement réussi dans deux communautés du Nord de l’Ontario

Sault Ste. Marie et Sioux Lookout sont des lieux de travail fantastiques, et le message se répand

Au départ, la Dre Mara Boyle ne pensait pas que sa carrière la mènerait à la médecine familiale, ni à Sioux Lookout. Les plans ont changé lorsque sa troisième année du programme de médecine de l’Université de l’EMNO l’a amenée dans cette petite ville, située à quatre heures au nord Thunder Bay, sa ville natale.

« Je ne voulais pas vraiment devenir médecin de famille lorsque je suis arrivée à Sioux Lookout en troisième année. Je pensais devenir spécialiste. L’un des aspects du travail à Sioux Lookout est que l’on y pratique un large éventail de la médecine familiale. Il m’a été difficile de penser à me spécialiser après mon externat communautaire polyvalent. C’est un élément déterminant de ma carrière, la raison pour laquelle j’ai choisi la médecine familiale et suis retournée à Sioux Lookout, d’abord pour la résidence, puis pour exercer. »

La Dre Boyle n’est pas la seule. Sur les 11 médecins contractuels à la Hugh Allen Clinic de Sioux Lookout, sept sont d’anciens résidents. Six, soit plus de la moitié des médecins de la clinique, ont effectué une résidence à l’Université de l’EMNO dans cette ville.

De l’avis de Linda McNaughton, directrice de la clinique Hugh Allen, la résidence est la plus grande réussite en matière de recrutement de médecins locaux et elle souligne les expériences positives qu’ils vivent souvent :

« Je pense que notre succès peut être attribué à la variété des rôles et à la latitude possible concernant les horaires et l’exercice préféré de la médecine. Le personnel de soutien à long terme expérimenté et des mentors chevronnés ayant plus de 30 ans d’expérience apportent un très bon soutien au travail à la clinique. Il est très enrichissant de pouvoir aller dans le couloir pour obtenir des conseils et partager des expériences. »

Ces possibilités de mentorat et la souplesse dans l’exercice sont des aspects que la Dre Boyle apprécie. Par exemple, elle a beaucoup apprécié d’être encadrée par l’équipe d’obstétrique puis de se joindre à elle.

« L’une des particularités de Sioux Lookout, et cela se voit tout de suite, est que les médecins forment vraiment une communauté. Tout le monde s’entraide. L’environnement collégial très prononcé était un attrait énorme, et cela a fait une grande différence dans ma transition entre la résidence et l’exercice. Si j’avais besoin d’aide au milieu de la nuit, je savais qu’il y avait toujours quelqu’un pour décrocher le téléphone ».

Ce fort sentiment d’appartenance à une communauté s’étend au-delà du travail. La vie personnelle et la vie professionnelle de la Dre Boyle ont fusionné : les médecins se réunissent régulièrement et leurs enfants sont devenus des amis. « C’est une communauté de médecins très dynamique », dit-elle.

À l’instar de la Dre Boyle, la Dre Allison Webb, de Sault Ste. Marie, est une médecin de famille qui pratique aussi l’obstétrique. Elle aussi est diplômée de l’Université de l’EMNO et a effectué son externat communautaire polyvalent et sa résidence dans la ville où elle vit maintenant.

« Au cours de mon externat communautaire polyvalent, ma première impression a été que, sur le plan professionnel, Sault Ste. Marie était un lieu de travail très favorable. Les étudiantes et étudiants étaient traités comme de vraies personnes, notre temps était respecté et tout le monde appréciait que nous soyons là pour apprendre. Le personnel était heureux et tous ceux à qui j’ai parlé aimaient travailler ici. Cela semblait être un bon endroit pour exercer, avec beaucoup de soutien collégial. J’ai eu une expérience très positive. »

« Pendant cette année , j’ai fait partie d’une ligue de curling, joué au golf et fait du ski. Cela m’a apporté l’expérience communautaire que je désirais. J’ai trouvé beaucoup de choses à faire dans la communauté et ai pu m’amuser, avoir une vie enrichissante en dehors de la médecine » poursuit-elle.

Bien que la Dre Webb ait rencontré son mari à Sault Ste. Marie, il n’était pas sûr qu’ils y resteraient. Elle dit avoir choisi Sault Ste. Marie pour sa résidence et sa carrière parce qu’elle se sentait soutenue pour travailler, apprendre et s’épanouir, et parce que la ville avait beaucoup à offrir.

Selon Carrie Stewart, directrice du recrutement et du maintien en poste des médecins à l’Hôpital de Sault Ste. Marie, la vie personnelle et la vie professionnelle sont deux facteurs importants dans le choix du lieu de résidence et de travail des médecins. Un comité de recrutement et de maintien en poste fait le travail local de recrutement qui repose sur un accord tripartite financé par la Ville de Sault Ste. Marie, l’Hôpital de Sault Ste. Marie et le Group Health Centre.

« Les mesures prises par la ville, comme le développement du centre-ville, les événements, la musique et les restaurants, l’expansion des pistes de vélo de montagne, contribuent à attirer des médecins. Notre effort coordonné à l’échelle de la ville permet de mettre en valeur l’ensemble de notre communauté, les différentes options d’exercice et de montrer que notre communauté est solidaire et accueillante », explique Mme Stewart.

Le travail de Mme Stewart consiste à maintenir les liens avec les résidents qui terminent leurs études de médecine à Sault Ste. Marie et à attirer des médecins de tout l’Ontario, du pays et même de l’étranger. Les visites des médecins potentiels sont personnalisées en fonction des besoins professionnels et communautaires. Elles portent souvent sur les possibilités d’emploi du conjoint, les écoles, les garderies, les activités récréatives et les intérêts personnels de toute la famille.

« Si je devais dire qu’il y a une recette secrète pour le recrutement, ce serait une communication ouverte et honnête avec les médecins, dit-elle. C’est un long processus d’établissement de liens pour s’assurer que toute la famille est soutenue. Cela ne se fait pas du jour au lendemain. »

En fait, certains des plus grands succès de la communauté découlent d’un stage effectué très tôt dans les études de médecine, des années avant la résidence ou l’exercice : le Programme d’emploi d’été pour étudiants de l’Université de l’EMNO. Ce programme, qui constitue souvent la première expérience clinique, vise la population étudiante en première et deuxième année de médecine et celle d’une grande variété de domaines médicaux, notamment soins infirmiers, réadaptation, radiologie médicale, technique de laboratoire, diététique, sages-femmes et inhalothérapie. Pour la population étudiante en médecine à Sault Ste. Marie, l’objectif est d’offrir un apprentissage diversifié, y compris une exposition clinique à l’hôpital et des stages dans la communauté, tels que des accompagnements en salle d’urgence et en ambulance.

Et cela fonctionne. Selon Mme Stewart, les stagiaires de l’été reviennent souvent pour des stages médicaux. Au cours des 20 dernières années, 202 médecins ont été recrutés dans la communauté. Fait impressionnant, 23 pour cent ont suivi le Programme d’emploi d’été pour étudiants de l’Université de l’EMNO.

Une foule d’autres options, notamment les externats, les stages au choix, la résidence et les stages de base, permettent également aux étudiantes et étudiants en médecine de s’installer dans la communauté. Selon Mme Stewart, ces options sont essentielles au recrutement. Plus de la moitié des 202 médecins recrutés ont suivi une formation à Sault Ste. Marie dans le cadre d’un stage en médecine.

« Même si les étudiants en médecine sont de la région, ils ne connaissent pas pour autant la communauté médicale, souligne Mme Stewart. Nous voulons les immerger ».

Malgré tout, le recrutement et le maintien en poste des médecins restent un défi dans le Nord de l’Ontario.

Le recrutement est aujourd’hui si difficile qu’il faut mettre la main à la pâte » explique Mme McNaughton. Elle souligne que, bien que les Sioux Lookout Regional Physicians Services Inc. soient le chef de file régional en matière de recrutement, la Hugh Allen Clinic effectue une grande partie de son propre recrutement. La Municipalité de Sioux Lookout joue aussi un rôle et est en train d’établir un comité de recrutement et de maintien en poste.

La Dre Boyle reconnaît que le recrutement est difficile et affirme que ce sont principalement les médecins locaux qui l’ont recrutée à Sioux Lookout : « Les médecins finissent par jouer un rôle de recruteurs et discutent avec les résidents et leurs amis.  Chacun a un exercice très varié et on m’a beaucoup aidée à imaginer ce que je voulais faire ».

Même si des défis demeurent, les deux villes ont fait de grands progrès dans le recrutement de médecins, en grande partie grâce à l’expérience positive des stagiaires en médecine.

« Il serait très difficile de faire cela seul. Je suggère d’opter pour une action communautaire, d’établir une relation avec l’Université de l’EMNO et d’amener le plus grand nombre de diplômées et diplômés possible. Créez un accueil chaleureux au sein de la communauté médicale et ce sera votre meilleur marketing. Les gens reviendront et passeront le mot » conclut Mme Stewart.

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