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Qu’il y a-t-il dans un gazouillis? Réflexion sur les médias sociaux.

Les médias sociaux jouent un rôle majeur dans le monde d’aujourd’hui : communications instantanées, possibilités de consultation et création de réseaux qui seraient impossibles par les moyens conventionnels. J’ai créé des liens d’amitié avec des gens grâce aux valeurs communes et aux réflexions partagées sur Twitter et Instagram, et pourtant, je n’ai jamais rencontrés en personne certains d’entre eux.

Être en ligne 24/7 a ses avantages mais, pour mon bien-être, une présence judicieuse est à mon avis importante. J’ai observé dans les médias sociaux des comportements informatifs et poignants mais aussi vu du racisme, de la méchanceté et des comportements arbitraires qui m’inquiètent.

Au cours de ces 18 derniers mois, les médias sociaux nous ont permis de rester en contact les uns avec les autres pendant les confinements. Partout dans le monde, la communauté scientifique s’est mobilisée pour transmettre rapidement des connaissances aux fournisseurs de soins et mettre au point des vaccins dans une collaboration sans précédent. Pour beaucoup, les médias sociaux sont devenus une issue de secours vers le monde à l’extérieur de leur maison ou communauté, en particulier parce que les gens ne pouvaient pas se déplacer librement et cherchaient des moyens de demeurer en contact.

Les professionnelles et professionnels de la santé utilisent les médias sociaux de bien des façons ingénieuses, pour établir et améliorer des réseaux sociaux et professionnels, partager des renseignements sur la santé et communiquer avec le public et leurs collègues afin d’influencer les politiques et priorités, comme les campagnes de vaccination. Beaucoup d’intervenants de l’EMNO sont demeurés connectés sur Twitter, Instagram et LinkedIn. Les groupes de Facebook jouent un rôle important en créant des communautés d’exercice et en réseautant.

Pour le College of Physicians and Surgeons of Ontario, les médias sociaux sont un sujet sérieux et il mène de vastes consultations sur sa politique. Il propose une politique de conduite professionnelle obligatoire pour tous les médecins. Les attentes concernant le professionnalisme, le maintien de limites professionnelles avec les patients, la protection de la confidentialité et le respect envers les collègues ne changent pas que ce soit dans les échanges dans les médias sociaux ou en personne.

Je pense que nous sommes arrivés à un point tournant où nous pouvons être mieux et faire mieux dans les médias sociaux. Plus tôt cette année, j’ai appelé 2021 l’année de la justice sociale et du changement climatique à l’EMNO. J’encourage chacune et chacun de nous à diversifier nos flux d’information dans les médias sociaux. La diversité des flux permet de voir différentes perspectives, de tirer des leçons des expériences des autres et d’en apprendre davantage sur le changement climatique et la justice sociale, des thèmes qui demeureront pertinents quand cette année sera finie. Voici quelques personnes intéressantes à suivre :

Autumn Peltier (@autumn.peltier) du Wiikwemkoong Unceded Territory, est devenue une avocate mondiale de l’accès à l’eau potable dans les communautés autochtones du Canada et utilise sa plateforme pour parler de causes humanitaires. Candace Linklater (@relentless_indigenous_woman), de la Première Nation de Moose Cree, se décrit comme une personne qui repousse les limites lorsqu’elle aborde les problèmes causés par la colonisation et le racisme et leurs impacts sur les femmes, les filles et les personnes bispirituelles et non binaires autochtones. Desmond Cole (@DesmondCole), auteur de The Skin We’re In, lance la conversation et inspire les activistes après avoir exposé le racisme après avoir été arrêté des douzaines de fois dans le cadre de la pratique controversée du fichage.

Les Drs Glaucomflecken (@DGlaucomflecken), Pimple Popper (@SandraLeeMD) et Jen Gunter (@DrJenGunter) sont des exemples de chefs de file médicaux qui ont transformés l’engagement de la population étudiante et du public dans le discours sur la médecine et le diagnostic fondés sur des preuves. J’aime aussi lire ce qu’André Picard (@picardonhealth) pense des soins de santé et des chefs de file de la formation en médecine (#ÉdMéd) comme la Dre Theresa Chan (@TChanMD) et le Dr Jason Frank (@drjfrank).

Fait intéressant, aucun de nos organismes d’ÉdMéd (CFMC, CRMCC, CMC, etc.) n’a une forte présence dans les médias sociaux, et je crains que si nous ne faisons pas l’effort de nous tenir au courant dans ces plateformes, nous risquons de nous déconnecter davantage de la société et de nos principaux interlocuteurs. Est-ce parce que le groupe d’âges du corps professoral ÉdMéd est plus élevé et maîtrise moins la technologie? Utilisent-ils le courrier électronique plus que Twitter et PowerPoint plus que Tik Tok pour l’enseignement et la connectivité? Utilisons-nous des outils dépassés? Même ce billet de blogue est envoyé par courrier électronique. Y a-t-il une meilleure façon de communiquer et d’assurer la liaison dans notre vaste campus pannordique?

Les médias sociaux ont transformé le monde. L’information et les nouvelles peuvent être transmises en un clin d’œil. Utilisés judicieusement, ils peuvent être des outils efficaces d’enseignement, de partage et de propagation des paroles. Les médias sociaux ont évolué en un espace où nous pouvons choisir de parler des questions de justice sociale. J’aimerais beaucoup savoir qui vous suivez dans les médias sociaux pour obtenir d’autres perspectives.

Savez-vous que certains médecins prônent l’accès équitable à des soins de santé de qualité dans le Nord de l’Ontario?

Merci, miigwetch, thank you, marsi.

Dre Sarita Verma
Doyenne et PDG
École de médecine du Nord de l’Ontario

Si vous avez des commentaires, envoyez-les à dean@nosm.ca et suivez-moi sur Twitter @ddsv3.

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L’EMNO annonce son plan de retour sur les campus

Toutes les activités de la population étudiante reprendront dans les édifices de l’École sur ses campus à Thunder Bay et à Sudbury dès le 7 septembre 2021. L’École exigera que la population étudiante, les chercheurs, le corps professoral, le personnel et les visiteurs qui ont l’intention d’accéder aux édifices de l’école de médecine sur les campus de Sudbury et de Thunder Bay soient pleinement vaccinés ou aient reçu leur première dose au 7 septembre 2021 et soient pleinement vaccinés le 7 octobre 2021 au plus tard. Ces exigences s’alignent sur les conseils des instances de santé publique et les directives gouvernementales, et concordent avec celles d’organismes du même type que l’EMNO. Pour en savoir davantage.



Joignez-vous à la Dre Verma et @OntariosDoctors pour un
débat de l’OMA sur les incidences de la COVID-19 sur
la santé mentale et les addictions

Mercredi 25 août de 18 h 30 à 20 h

La pandémie a été éprouvante pour la santé mentale des gens. Pour l’avenir, il est impératif de continuer à mettre l’accent sur la santé mentale. Joignez-vous à @OntariosDoctors pour le prochain #OMATalks virtuel portant sur les incidences de la COVID-19 sur la santé mentale et les addictions. Inscrivez-vous ici.

L’EMNO annonce son plan de retour sur le campus

L’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) a annoncé aujourd’hui son plan de retour sur le campus. Toutes les activités de la population étudiante reprendront dans les édifices de l’École sur ses campus à Thunder Bay et à Sudbury dès le 7 septembre 2021.

L’École exigera que la population étudiante, les chercheurs, le corps professoral, le personnel et les visiteurs qui ont l’intention d’accéder aux édifices de l’école de médecine sur les campus de Sudbury et de Thunder Bay soient pleinement vaccinés ou aient reçu leur première dose au 7 septembre 2021 et soient pleinement vaccinés le 7 octobre 2021 au plus tard. Ces exigences s’alignent sur les conseils des instances de santé publique et les directives gouvernementales, et concordent avec celles d’organismes du même type que l’EMNO.

Tout le monde devra suivre la formation et fournir une attestation de vaccination. La Dre Sarita Verma, doyenne et PDG de l’EMNO, rappelle l’importance de la vaccination : « La vaccination nous protège tous contre la COVID-19, et les statistiques montrent que la plupart des nouveaux cas se déclarent dans la population non vaccinée. Le port du masque, le lavage des mains et la vaccination assureront la sécurité de la communauté de l’EMNO, notamment des médecins de première ligne enseignants, des médecins en résidence et de la population étudiante, pendant la prestation continue de soins à la population du Nord ».

D’autres renseignements se trouvent à nosm.ca.

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L’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) est une école de médecine primée socialement responsable réputée pour son modèle novateur de formation et de recherche régionalisées. Tout en mettant l’accent sur la diversité, l’inclusion et la promotion de l’équité dans le domaine de la santé, l’EMNO compte sur l’engagement et l’expertise des gens et des communautés du Nord de l’Ontario pour former des professionnelles et professionnels de la santé qui exerceront dans des communautés autochtones, francophones, rurales, éloignées et insuffisamment desservies.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec : news@nosm.ca

La pandémie est-elle un test d’endurance?La pandémie est-elle un test d’endurance?

Les Jeux olympiques d’été de 2020 ont eu lieu du 23 juillet au 8 août 2021 à Tokyo. Il a fallu attendre un an de plus, mais les cérémonies d’ouverture ont beaucoup ressemblé aux autres : les athlètes de partout au monde ont défilé avec leur drapeau national sur fond de culture et d’art japonais.

Voici un exemple de la performance du Canada, et comme toujours, des accomplissements qui nous rendent fiers et débordants de joie.

Andre de Grasse a établi un autre record canadien en allant chercher la médaille d’or au 200 mètres en 19,62 secondes, après avoir obtenu la médaille de bronze au 100 mètres. En natation, ce que j’aime le plus regarder, Maggie MacNeil a remporté l’or et Kylie Masse deux fois l’argent. L’équipe du 4 x 100 mètres quatre nages s’est emparée de la médaille de bronze. Pour sa part, Penny Oleksiak, qui a ancré sa partie du relais en nage libre, s’est assurée la septième médaille olympique de sa carrière, devenant ainsi l’olympienne canadienne la plus décorée, a aussi remporté la médaille de bronze dans le 200 mètres nage libre. Et ce fut l’argent pour le plongeon synchronisé de trois mètres femmes. L’aviron (un sport solide pour le Canada) a valu la médaille d’or au huit femmes et le bronze au deux sans barreur femmes. L’étonnante Maude Charron a mérité l’or dans la compétition d’haltérophilie des femmes de 64 kg, et d’autres sont aussi montés sur le podium pour le Canada. Et, il y a eu d’autres médailles d’or pour Damian Warner au décathlon ainsi que pour la victoire excitante de l’équipe féminine de soccer ayant défait la Suède par 3 à 2 en tirs au but à l’issue d’un match nul de 1 à 1!

Les Jeux olympiques de Tokyo resteront dans l’histoire pour de nombreuses raisons. Ce furent les premiers jeux olympiques qui ont été retardés, les premiers à avoir eu lieu en période de pandémie, et les premiers à ne pas accepter de spectateurs. On s’en souviendra aussi comme une autre première, à savoir les soucis de santé mentale des deux superstars du sport : la gymnaste Simone Biles et la joueuse de tennis Naomi Osaka.

La performance mentale est liée à la psychologie de la performance sportive et exige un entraînement mental pour optimiser le rendement et le bien-être des athlètes. Le problème avec la performance mentale est qu’elle est intangible. Il est facile de voir une amélioration physique lors de l’entraînement physique mais il est beaucoup plus difficile de constater des améliorations de la confiance en soi et de la résilience mentale. Les accomplissements de notre équipe canadienne face aux défis de cette année et aux restrictions liées à la COVID-19 ne sont pas moins que remarquables.

Chacun à notre façon, nous sommes tous en entraînement de style olympique pour survivre à la COVID-19. La pandémie a radicalement changé notre vie. Les écoles et universités ont fermé, les examens et événements ont été repoussés, et certains services sont limités. Il était très difficile de socialiser avec les amis et la famille élargie, et à certains endroits même punissable. La vie dans ces conditions est éprouvante pour le bien-être social, physique et mental de tout le monde.

Dans le jeu de devinettes fondées sur des preuves auquel nous participons actuellement, il devient encore plus difficile de décider s’il faut ou non porter le masque, retourner à l’école ou au travail, et prévoir s’il y aura une quatrième vague. Ajoutez à cela la détermination de la nécessité des rappels, surtout pour les personnes qui ont eu deux vaccins différents.

Un sondage mené en avril et mai 2020 a révélé que les dépressions avaient triplé depuis le début de la pandémie. Les chercheurs ont examiné des problèmes de santé mentale liés à 13 facteurs de stress particuliers à la pandémie, y compris la perte d’emploi, le décès d’un proche des suites de la COVID-19 et les problèmes financiers. Plus les gens signalaient de facteurs de stress, plus ils étaient susceptibles de déclarer des symptômes d’anxiété et de dépression. Un sondage de Kaiser Permanente mené en juillet 2020 a montré que la pandémie avait un impact émotionnel, la majorité des adultes américains (53 %) déclarant que les soucis et le stress liés à la COVID-19 avaient eu des effets négatifs sur leur santé mentale.

Ces études ont eu lieu au début de la pandémie. Et maintenant, en cet été 2021 bien avancé, l’exposition répétée au cortisol (l’hormone du stress) ne lâche pas. Les scientifiques suivent une remontée de la dépression avec de grandes séries de données et des comparaisons internationales. Une étude de portée menée en avril 2021 encourage les innovations pour établir des liens entre les soins en milieu communautaire et la santé physique et mentale tout en accélérant les services numériques et les changements de politique pour régler les iniquités de longue date.

Les jeux olympiques mettent en lumière l’effet positif de l’exercice sur la santé mentale et comment un pauvre bien-être mental peut influencer la performance sportive. Le stress peut être un couteau à double tranchant. L’exercice, ainsi que la bonne nutrition, le sommeil et une attitude positive aident à faire face à l’influence du cerveau pandémique, terme désignant l’effet de l’incertitude prolongée et de la bizarrerie de notre monde actuel.

Continuons de nous soutenir mutuellement, comme nous le faisons pour nos olympiennes et olympiens, pour garder le moral et préparer un avenir plus sain.

Merci, miigwetch, thank you, marsi.

Dre Sarita Verma
Doyenne et PDG
École de médecine du Nord de l’Ontario

Si vous avez des commentaires, envoyez-les à dean@nosm.ca et suivez-moi sur Twitter @ddsv3.

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Nous évoluons : le point sur l’Université de l’EMNO

L’évolution de l’EMNO vers l’Université de l’École de médecine du Nord de l’Ontario se poursuit dans l’enthousiasme. Et il y a du travail à faire. La Loi de l’Université de l’École de médecine du Nord de l’Ontario a été adoptée et a reçu la sanction royale le 3 juin 2021. Nous attendons son entrée en vigueur qui dépend du ministre des Collèges et Universités et de plusieurs processus juridiques et politiques. En attendant, les activités se déroulent comme à l’habitude. Nos partenariats avec les universités Laurentienne et Lakehead sont très précieux. Nous communiquons régulièrement avec des chefs de file et des parties prenantes de la région et planifions un processus de consultation pour cet automne. Des détails suivront concernant la consultation qui inclut un sondage publique, des groupes de discussion, des entrevues et des réunions publiques.



La Fondation McConnell accorde une subvention de 300 000 $ au Centre pour la responsabilité sociale de l’EMNO

Le nouveau Centre pour la responsabilité sociale (CRS) de l’EMNO a reçu une subvention de 300 000 $ de la Fondation McConnell, une fondation canadienne privée qui appuie des approches novatrices des défis sociaux, culturels, économiques et environnementaux. Les fonds seront utilisés pour la défense des intérêts et la diffusion des résultats de recherche ainsi que pour couvrir des coûts administratifs de démarrage du Centre. Pour en savoir davantage.



Wasaya Airways appuie la collecte de produits menstruels menée par des étudiantes de l’EMNO

des produits menstruels vendus dans les grandes ville de l’Ontario. Des étudiantes en médecine à l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) ont organisé une collecte pour recueillir suffisamment de produits menstruels pour la Première Nation de Fort Severn, accessible par voie aérienne uniquement et la communauté la plus au nord de la province. Wasaya Airways s’est généreusement engagée à couvrir les frais d’expédition et à livrer les produits. Pour en savoir davantage.



Deux nouveaux directeurs de sections de l’EMNO  

L’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) accueille les Drs Amer Alaref et Justin Jagger, les nouveaux directeurs respectifs de la Section de radiologie et de la Section de la santé des enfants et des adolescents. Le DrAlaref a commencé son mandat le 1er juillet 2021 et le DJagger le 1er août 2021. Un merci spécial au Dr Anatoly Schuster et au Dr Sean Murray pour leur leadership et leur engagement à leur poste respectif de directeur de la Section de radiologie et de la Section de la santé des enfants et des adolescents. Pour en savoir davantage.

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