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Une étudiante en médecine de l’Université de l’EMNO à l’honneur avec un Prix du Temple de la renommée médicale canadienne

Nusha Ramsoondar, étudiante en médecine à l’Université de l’EMNO, a reçu un Prix du Temple de la renommée médicale canadienne de 2022. Ces prix récompensent des étudiantes et étudiants en médecine qui ont terminé leur deuxième année d’études et personnifient la persévérance, la collaboration et l’esprit d’entrepreneuriat. Ces personnes ont un riche dossier de leadership communautaire, de compétences supérieures en communication et un intérêt prouvé pour l’enrichissement des connaissances.

« Je suis honorée et reconnaissante d’avoir été choisie pour recevoir ce prix, a affirmé Mme Ramsoondar. Je me trouve très privilégiée d’étudier à l’Université de l’EMNO et encore plus de pouvoir aider mes camarades grâce à mes activités de promotion des intérêts. J’ai la chance d’être dans un environnement où je peux parfaire mes compétences en leadership. Mon expérience ici me confirme que je suis dans le domaine d’études qui me convient. »
Mme Ramsoondar, originaire de North Bay, possède un baccalauréat en administration des affaires de la Nipissing University et une maîtrise en santé publique de l’University of Saskatchewan. Elle participe actuellement à des recherches visant à améliorer les normes de responsabilité sociale dans les établissements de santé.

Selon la Dre Sarita Verma, rectrice et vice-chancelière de l’Université de l’EMNO, « Nusha prône fermement l’équité et l’antiracisme en médecine et en éducation. Elle consacre généreusement du temps et de l’énergie à des initiatives de l’Université touchant l’équité. En qualité de vice-présidente, Équité et inclusion, du Conseil étudiant, elle a dirigé diverses activités d’éducation et de défense des intérêts axées sur la lutte contre le racisme, les préjugés, les microagressions et le développement du leadership ».

Mme Ramsoondar faisait partie de l’équipe d’étudiantes et étudiants qui a organisé la présentation de la Série de conférences de la doyenne en 2021 intitulée Racism in Medicine, une conversation d’actualité entre des médecins et étudiantes et étudiants de couleur sur les effets du racisme pour eux dans le système de soins et le système de formation en médecine.

Elle a récemment entrepris son externat communautaire polyvalent à Timmins (Ontario) où elle exploite sa passion pour l’équité, la diversité et l’inclusion, surtout dans le domaine des soins de santé. « Je me souviens des paroles de la Dre Gigi Osler durant la présentation Racism in Medicine, dont j’essaie de me souvenir en continuant de parfaire mes compétences de chef de file : ‘Pourquoi pas moi?’ J’ai moi aussi le potentiel de briser les plafonds de verre pour les personnes marginalisées qui entameront des études de médecine après moi.»

Les lauréates et lauréats des Prix du Temple de la renommée médicale canadienne reçoivent une somme de 5 000 $ et une subvention de voyage pour assister à la cérémonie d’investiture à Halifax (Nouvelle-Écosse) où ils feront connaissance et s’entretiendront avec des chefs de file de la santé de tout le pays

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L’Université de l’EMNO est la première université autonome de médecine du Canada et une des stratégies les plus réussies de formation de main-d’œuvre en santé dans le Nord de l’Ontario. Ce n’est pas uniquement un établissement de formation en médecine. Établie expressément pour répondre aux besoins du Nord de l’Ontario en matière de santé, en plus d’encourager l’accès équitable aux soins, elle contribue au développement économique de la région. L’Université de l’EMNO compte sur l’engagement et l’expertise des gens du Nord de l’Ontario pour former des professionnels de la santé aptes à exercer dans des communautés autochtones, francophones, rurales, éloignées et insuffisamment desservies. Axée sur la diversité, l’inclusion et la défense des intérêts, l’Université de l’EMNO est un organisme primé socialement responsable réputé pour son modèle novateur de formation et de recherche régionalisées faisant appel aux communautés.

Pour obtenir d’autres renseignements, communiquer avec :  communications@nosm.ca

 

Une médecin de Marathon conseille à la population étudiante en médecine de garder l’esprit ouvert concernant l’exercice en milieu rural

Si elle avait choisi une autre voie, la Dre Lily DeMiglio exercerait probablement dans sa ville natale, Sault Ste. Marie. C’est ce qui lui est venu tout d’abord à l’esprit à la fin des programmes de médecine et de résidence en médecine familiale de l’Université de l’EMNO. Elle ne se doutait pas qu’elle aurait le coup de foudre pour une communauté à 400 km au Nord du Soo sur la rive nord de l’imposant lac Supérieur.

La Dre DeMiglio a toujours trouvé Marathon très charmante mais en plus, elle adore la vaste portée de son travail de généraliste rurale : des soins en hospitalisation et au service d’urgence jusqu’au travail en clinique et avec des Premières Nations. Elle aime la souplesse de son horaire : « J’ai le temps d’enseigner et de siéger à des comités. Je ne fais pas la même chose chaque jour ». « J’aime vraiment ma vie à Marathon. »

Pour s’adapter aux besoins de ses patients et de la communauté, la Dre DeMiglio élargit régulièrement sa série de compétences (elle est maintenant coroner, par exemple) et recommande à d’autres généralistes ruraux de saisir l’occasion de continuer de s’instruire : « Vous ne pouvez pas tout savoir. Au fil du temps, vous obtenez de l’expérience et lorsque vous en manquez, vous pouvez toujours appeler un ami. »

Cette mentalité d’« appeler un ami » soutient la Dre DeMiglio en tout temps. Elle l’a aidée à développer sa résilience personnelle et à résoudre les problèmes des patients.

« La médecine est très collégiale. Je trouve en grande partie de l’aide auprès de mes collègues de l’école de médecine. »

« Votre équipe, ce sont vos collègues médecins et infirmiers, poursuit-elle. C’est tout le monde : le personnel d’entretien, le personnel administratif. Dans une communauté rurale, vous devez vraiment faire appel à toutes les mains. »

L’exercice en milieu rural s’accompagne de défis très réels, et parfois les médecins ruraux du Nord sont à la merci de facteurs qui échappent complètement à leur contrôle : « Je pense à la géographie. J’ai eu la pire malchance avec un patient qui avait besoin de soins urgents dans un grand centre alors que la route était fermée et qu’Ornge (ambulance aérienne de l’Ontario) ne volait pas ».

« Même si j’ai un vaste champ d’exercice, à la fin de la journée, ce patient avait besoin d’un plus haut niveau de soins. Cela peut être difficile à gérer. En rétrospective, nous surmontons ces défis en sollicitant notre équipe et en faisant du mieux que nous pouvons. »

Peu importe les inconvénients, et le fait qu’elle n’a aucun contrôle sur la météo, elle se trouve à sa place dans le Nord rural : « Ma plus grande joie est la continuité des soins que je peux offrir à mes patients. Suivre des familles et suivre des patients tout au long de leur vie. J’accorde de l’importance aux relations, alors j’apprécie cela beaucoup ».

La Dre DeMiglio se plaît à aider les futurs médecins. Elle a récemment remporté le Prix de l’enseignante de l’année nommée par la population étudiante de l’Université de l’EMNO : « Ma passion pour la médecine se renforce chaque fois que j’ai des étudiantes ou étudiants ».

Elle offre des conseils sur les qualités d’une bonne étudiante ou d’un bon étudiant en médecine : « Soyez curieux, honnêtes, écoutez attentivement, et saisissez chaque occasion d’améliorer votre expérience clinique. Gardez l’esprit ouvert et sachez que vous ferez des erreurs. Il n’est pas nécessaire d’être parfait ».

Pour sa part, la raison d’être de la Dre DeMiglio est de pouvoir répondre à un besoin réel et de prodiguer des soins aux membres d’une communauté insuffisamment desservie.

« J’apprécie d’avoir été formée dans le Nord, conclut-elle. J’ai le sentiment de devoir apporter quelque chose à mon tour. »

Cet entretien devant un feu de camp a été possible grâce à la généreuse commandite de Weaver Simmons.

« J’embarque » : Rencontrez la Dre Akila Whiley, médecin de famille qui a tracé sa propre voie et élu domicile à Red Lake

« On était en janvier et il faisait moins 40, se souvient la Dre Akila Whiley qui relate son arrivée dans la petite ville de Red Lake, à environ 500 km au nord-ouest de Thunder Bay. C’était une nuit noire. Je ne savais pas où j’étais. La personne qui dégage la piste m’a conduite chez moi… Je n’avais pas mes bagages. »

« C’était tout simplement fou! »

La Dre Whiley est originaire de Halifax. Après son baccalauréat à la McGill University à Montréal, elle est retournée dans sa ville pour étudier à l’école de médecine de Dalhousie puis a obtenu une place en résidence en médecine familiale à l’University of Toronto. Jusqu’à ce moment-là, selon son expérience dans de grands centres urbains uniquement, l’accent semblait être sur les spécialisations, n’importe quoi sauf le généralisme rural et la médecine familiale.

« Ce n’était pas réellement ce que je voulais, dit-elle au sujet de ses options pour sa dernière année de résidence. Alors j’ai honnêtement dressé la carte des endroits où je pourrais aller… et j’ai choisi le lieu le plus éloigné sur la carte. »

C’était Red Lake, et elle dit qu’au début de sa résidence là-bas « il m’a fallu être très brave. C’était réellement effrayant. » Mais elle a dû se montrer courageuse car elle a fait très bonne impression. Le dernier jour, un médecin local lui a demandé de revenir exercer à Red Lake.

« Je n’y avais pas pensé. J’ai pris l’avion et suis partie. C’est alors que j’ai eu le sentiment horrible que je ne reviendrai jamais. Ce fut mon signe. »

« J’ai écrit au médecin une semaine plus tard pour lui dire… j’embarque. »

Quatre mois plus tard, elle était de nouveau dans l’avion pour Red Lake.

« On se lance, c’est tout, dit-elle au sujet de son installation à Red Lake. On le sait immédiatement. Je savais que je voulais aller à Red Lake, mais en y repensant, il fallait du courage. »

Au cours de sa première année dans la communauté, malgré une pointe de « syndrome de l’imposteur », elle savait qu’elle était bien formée pour être une bonne généraliste rurale et médecin de famille. Elle savait aussi qu’elle n’était pas seule : « Dans les communautés comme la nôtre, j’ai toujours eu le sentiment que quelqu’un était prêt à m’aider au besoin ».

Et elle a eu besoin d’aide. En effet, au cours de ses trois premières semaines en fonction, il a fallu évacuer complètement l’hôpital de Red Lake à cause des incendies de forêts menaçants.

« On peut se préparer pour plusieurs choses, dit-elle de son expérience surréelle. Mais il y a aussi celles qui demandent du courage, du leadership, un engagement envers la communauté et les ressources sûres dont on dispose à titre de clinicien. »

Chaque patient a été évacué en toute sécurité, et la Dre Whiley voit maintenant combien cet événement effrayant a galvanisé la communauté encore plus : « Ce fut un effort collectif remarquable. Je vois beaucoup de gens, et ils me rappellent que nous sommes liés car nous avons traversé cette expérience ensemble ».

La population de Red Lake l’appuie et l’estime : « Je sens que je suis très bienvenue et que mon travail est apprécié. Vous savez, c’est spécial de servir une petite communauté unique et unie. C’est un sentiment difficile à décrire. On se soucie sincèrement des gens à tous les stades de leur vie. Je me réalise pleinement ».

Cet entretien devant un feu de camp a été possible grâce à la généreuse commandite de Weaver Simmons.

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