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Un héritage durable : Le souvenir de Carolyn Sinclair est toujours vivant grâce à la Bourse de la famille Sinclair

Lorsque Carolyn Jean Sinclair est arrivée au conseil d’administration de l’École de médecine du Nord de l’Ontario, aujourd’hui l’Université de l’EMNO, en 2010, elle a apporté un sens profond de responsabilité envers sa communauté, une passion pour l’éducation et la conviction inébranlable que la collaboration, l’innovation et la compassion pouvaient renforcer la santé du Nord de l’Ontario. 

Pendant six ans, elle a fait profiter le conseil de l’Université de l’EMNO de sa sagesse et de sa perspective durant une période de croissance et de transformation. Les personnes qui ont travaillé avec elle ont le souvenir d’une partisane énergique de la mission de l’Université de l’EMNO, qui a toujours milité pour l’amélioration des soins de santé et de l’éducation dans toute la région.  

Son parcours à l’Université de l’EMNO est enraciné dans sa longue expérience au service à autrui. Née et élevée dans la région d’Oshawa (Ontario), et étudiante à vie, elle s’est intéressée à divers domaines. Après ses études à l’University of Toronto, elle a enseigné dans divers établissements et a assumé diverses fonctions qui appuyaient l’avancement de l’éducation et des soins de santé. Elle a ensuite fait des études à l’Université Laurentienne où elle a obtenu un baccalauréat en français et une maîtrise en sciences humaines. 

Parallèlement à ses activités professionnelles, elle a fait activement du bénévolat dans d’innombrables organismes qui ont enrichi le tissu culturel et social de sa communauté. Elle a notamment enseigné l’anglais langue seconde, animé des cours de conditionnement physique au YMCA, consacré du temps à la Société canadienne du cancer et à la St. Peter’s Church, en plus de siéger aux conseils de la Fondation Trillium et de l’Université Laurentienne (qu’elle a présidé de 2007 à 2011). Sa curiosité et son enthousiasme pour l’apprentissage étaient évidents dans chacune de ses fonctions. Elle n’a jamais évité les conversations difficiles, et a accepté les nouvelles idées avec optimisme et courage. Qu’il s’agisse de promouvoir les arts et des causes liées à la santé ou d’encadrer de jeunes chefs de file, Carolyn abordait chaque engagement avec chaleur et conviction. 

La famille occupait une place aussi centrale que son service public. Avec son époux, Mac, elle a élevé deux enfants, James et Ian, auxquels elle a instillé les valeurs que sont la bonté, l’honnêteté et le service. Sa maison était un lieu d’affection, d’apprentissage et de conversations animées, et ses amitiés couvraient plusieurs générations et communautés. Elle avait le don extraordinaire de faire sentir aux gens qu’on les voyait et les entendait dans chaque aspect de sa vie.  

Une ses contributions les plus durables à l’Université de l’EMNO a été la création de la Bourse d’aide de la famille Sinclair destinée à alléger le fardeau financier des études médicales. Après son décès en novembre 2024, sa famille a choisi la bourse comme une façon pour les amis et les proches d’honorer sa vie, ce qui a provoqué un immense soutien qui a consolidé le fonds pour la future population étudiante.  

La générosité montrée en son honneur reflète combien elle était aimée et témoigne de sa compassion. En encourageant la formation des futurs médecins, l’héritage de Carolyn continue de profiter à la santé et au bien-être des communautés du Nord. Chaque bénéficiaire de la bourse qui va travailler dans une clinique, un hôpital ou un centre de santé concrétise la vision de Carolyn d’une meilleure santé dans le Nord, et étend son incidence chez les innombrables patients et familles soignés par la population étudiante et les diplômés de l’Université de l’EMNO.  

Au conseil, Carolyn comprenait l’importance du mandat de responsabilité sociale de l’Université de l’EMNO : répondre directement aux besoins des gens qu’elle sert. Elle a promu des politiques et des initiatives qui ont renforcé ce mandat afin que les diplômés de l’Université de l’EMNO soient non seulement hautement qualifiés mais aussi profondément liés aux communautés dans lesquelles ils finiront par travailler.  

Aujourd’hui, la Bourse de la famille Sinclair et les nombreux étudiants et collègues que son exemple a inspirés font perdurer son héritage. Chaque don effectué à sa mémoire renforce la bourse et étend ses bienfaits, faisant ainsi que sa foi en l’éducation, les soins de santé et la communauté perdureront pendant des générations. 

La joie dans la communauté : L’héritage de la Dre Remi Ogundimu

Lorsque la pédiatre nigérienne-canadienne, la Dre A. Oluremi Odulana-Ogundimu (connue sous le nom de Dre Remi Ogundimu) a décidé de s’établir à Sudbury avec sa famille dans les années 1980, très peu de personnes noires vivaient ici dit-elle. 

« Lorsque vous arrivez dans un nouvel endroit, vous regardez autour de vous et pouvez compter sur vos doigts les personnes qui vous ressemblent. Ces autres personnes noires ne viennent pas du même endroit que vous. Vous vous dites ‘Comment établir des liens avec elles? Comment partager des choses? Si j’ai besoin d’aide, à qui m’adresser? Puis-je aller vers les gens qui me ressemblent?’ Vous avez l’occasion d’établir des liens avec des gens et d’améliorer les choses pour vos enfants. »  

La Dre Ogundimu, et son époux, le Dr Fadegbola Ogundimu, neurochirurgien, ainsi que deux autres médecins noirs, ont établi une communauté en créant en 2005 l’ Afro-Heritage Association of Sudbury (AHA). Plus de deux décennies après, l’AHA continue de prospérer, tout comme la communauté noire de Sudbury qui a maintenant des associations pour les Sudburois originaires du Ghana, du Kenya, du Cameroun et du Niger, ainsi qu’une série de restaurants et d’événements culturels africains.  

« Le nombre de personnes noires à Sudbury continue d’augmenter, indique la Dre Ogundimu.  Pour les personnes qui sont ici depuis longtemps, les changements apportés à cette communauté sont très réjouissants. » 

En plus de son travail pour l’AHA, où elle a récemment quitté ses fonctions au conseil d’administration après des décennies de service, la Dre Ogundimu a siégé au conseil de la Sudbury Multicultural and Folk Arts Association, notamment à titre de présidente et vice-présidente. Elle a été la première femme à la tête du conseil de la Canadian Association of Nigerian Physicians and Surgeons et a été professeure adjointe à l’Université de l’EMNO de 2005 à 2014.  

Son leadership communautaire lui a valu la Médaille du couronnement du Roi Charles III, le Prix de bénévolat de l’Ontario et le Canada 150 Volunteer Award. La Business and Professional Women’s Association of Greater Sudbury l’a également nommée Femme du mois en 2018; l’Université Huntington lui a décerné un Doctorat ès lettres sacrées, et elle a fait partie du premier groupe des 100 Accomplished Black Canadian Women honorées lors de la toute première cérémonie de remise des prix. Pourtant, elle demeure modeste, chaleureuse et approchable, animée par le désir de trouver de la joie dans la communauté et d’améliorer la vie des autres, y compris des jeunes.  

« Si un enfant noir entre dans un endroit où il ne voit pas d’autres personnes noires, il se demandera s’il est à sa place; mais s’il voit des personnes qui lui ressemblent, il sera à l’aise, confiant et prêt à aller de l’avant. Nous devons être plus visibles dans la communauté. Je veux que les autres personnes de ma couleur comprennent qu’il est possible de réussir et qu’elles sont à leur place ici. Si nous faisons cela ensemble, nous renforçons une communauté où tout le monde se soutient et peut demander de l’aide » ajoute-t-elle. 

Lorsque l’École de médecine du Nord de l’Ontario a ouvert ses portes, l’AHA a été l’un des premiers organismes à établir une bourse d’aide pour les étudiantes et étudiants en médecine. La Bourse de l’Afro-Heritage Association apporte de l’aide financière à la population étudiante de l’Université de l’EMNO depuis sa création en 2006.  

Sachant qu’il existe peu de bourses destinées à la jeunesse noire, la Dre Ogundimu et l’AHA, ainsi que Jack Braithwaite, avocat à Sudbury, ont établi en 2007 un deuxième fonds, le Michaëlle Jean Sudbury Afro-Canadian Heritage Fund, qui aide de jeunes Noirs qui effectuent des études postsecondaires dans n’importe quel établissement. Il y a deux ans, cette bourse a été renommée Dre Oluremi Ogundimu Sudbury Afro-Canadian Heritage Association Fund, au grand étonnement de l’intéressée.  

« J’étais à l’épicerie lorsque la Dre Chantae [Bekai, alors présidente de l’AHA] m’a appelée pour me demander de passer. Lorsque je suis arrivée à la maison, elle et d’autres membres de l’AHA m’ont remis une plaque en disant ‘nous donnons votre nom à cette bourse’. Ce fut une énorme surprise car je n’avais rien soupçonné. »  

« Nous voulons que la population étudiante sache que nous sommes prêts à l’appuyer et à l’aider à réussir, dit-elle au sujet des deux bourses. L’AHA continue de contribuer aux bourses. » 

En ce mois de février, le Canada marque 30 ans de célébration du Mois de l’histoire des Noirs. La Dre Ogundimu loue la première Africaine-Canadienne, et chère amie, l’honorable Jean Augustine, qui a présenté une proposition à la Chambre des communes pour souligner le Mois de l’histoire des Noirs, proposition qui a été adoptée à l’unanimité en décembre 1995. Mme Augustine a aussi fondé 100 Accomplished Black Canadian Women, qui a rendu hommage à la Dre Ogundimu lors de sa première cérémonie en 2016. 

Quand on lui demande ce que le Mois de l’histoire des Noirs signifie pour elle, la Dre Ogundimu se souvient d’un voyage qu’elle a fait avec des camarades de l’université au Niger pour voir où les esclaves avaient été embarqués sur des navires : « Vous avez vécu avec cette histoire et les gens disent maintenant que c’est terminé. Mais nous ne pouvons pas renier l’histoire. Nous devons la comprendre parce que nous ne voulons pas qu’elle se répète. Nous voulons aller de l’avant. Ensemble, nous pouvons faire du monde un endroit sain, pacifique et joyeux où vivre. »   

Don de 5 millions de dollars pour établir le Cercle autochtone de recherche en santé et d’innovation à l’Université de l’EMNO

L’Université de l’EMNO annonce un don transformationnel de 5 millions de dollars qui fera avancer l’équité en santé chez les Autochtones grâce à la création du Cercle autochtone de recherche en santé et d’innovation hébergé au Centre Dr Gilles Arcand pour l’équité en santé.

Cet investissement reflète l’engagement à promouvoir l’équité en santé chez les Autochtones de tout le Nord de l’Ontario en appuyant le leadership, les systèmes de connaissances et les approches communautaires autochtones de la recherche, de l’éducation et de l’innovation. Fondé sur les priorités et les forces des peuples autochtones, le Cercle encouragera des initiatives menées par les Autochtones qui répondent aux réalités du Nord et appuient la santé et le bien-être. Cette initiative reconnaît l’importance du lieu, des relations et de l’autodétermination, et répond aux appels lancés depuis longtemps en faveur d’un leadership autochtone dans la recherche et les politiques touchant la santé ainsi que la formation médicale.

« Ce don remarquable permet à l’Université de l’EMNO de faire un grand pas vers la réconciliation et l’équité en santé, a déclaré le Dr Michael Green, recteur, vice-chancelier, doyen et PDG. Nous sommes incroyablement reconnaissants envers ces donateurs pour leur confiance en l’Université de l’EMNO et pour le soutien à cette mission importante. »

Le don de 5 millions de dollars provient de donateurs anonymes dont la générosité appuie des solutions dirigées par les Autochtones qui améliorent les résultats pour la santé dans tout le Nord de l’Ontario et font progresser l’équité, la responsabilisation et la réconciliation.

Guidé par des partenaires autochtones et en étroite collaboration avec le Bureau des affaires autochtones, le Cercle sera un catalyseur commandé par la communauté qui renforcera la recherche menée par des Autochtones, l’éducation, la défense des intérêts et des initiatives transformatrices dans le système de santé, et honorera les connaissances, les priorités et les aspirations des communautés autochtones du Nord de l’Ontario.

Par l’entremise du Centre Dr Gilles Arcand pour l’équité en santé, le Cercle regroupera des organismes autochtones de santé, des sages, des chefs de file communautaires, des chercheurs, des membres de la population étudiante et du corps professoral.

Selon Joseph LeBlanc, Ph.D., vice-recteur associé, Équité et inclusion à l’Université de l’EMNO, « Le leadership autochtone et la gouvernance communautaire sur lesquels le Cercle repose feront que les voix et priorités communautaires guideront le travail dès le départ. Cet investissement renforce notre capacité de créer un changement durable dans tout le Nord. »

La directrice du Centre Dr Gilles Arcand pour l’équité en santé, Erin Cameron, Ph.D., souligne l’importance à long terme du don : « Ces fonds serviront à renforcer les relations, la capacité et la responsabilité nécessaires pour édifier des structures propres à appuyer de vrais partenariats de recherche et la collaboration. Appuyer la recherche et à l’innovation dirigées par les Autochtones signifie l’investissement dans la santé et le bien-être des peuples et communautés autochtones du Nord pour les futures générations. »

Une initiative clé du Cercle sera la planification d’un Regroupement sur la santé des Autochtones en 2026 qui rassemblera des chefs de file, sages, fournisseurs de soins de santé, chercheuses et chercheurs et étudiantes et étudiants autochtones pour partager des connaissances, établir les priorités, renforcer les partenariats et en rendre compte aux communautés participantes.

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À propos de l’Université de l’EMNO
L’Université de l’EMNO est la première université autonome de médecine du Canada et une des stratégies les plus réussies de formation de main-d’œuvre en santé dans le Nord de l’Ontario. Ce n’est pas uniquement un établissement de formation en médecine. Établie expressément pour répondre aux besoins du Nord de l’Ontario en matière de santé, en plus d’encourager l’accès équitable aux soins, elle contribue au développement économique de la région. L’Université de l’EMNO compte sur l’engagement et l’expertise des gens du Nord de l’Ontario pour former des professionnels de la santé aptes à exercer dans des communautés autochtones, francophones, rurales, éloignées et insuffisamment desservies. Axée sur la diversité, l’inclusion et la défense des intérêts, l’Université de l’EMNO est un organisme primé socialement responsable réputé pour son modèle novateur de formation et de recherche régionalisées faisant appel aux communautés.


À propos du Centre Dr Gilles Arcand pour l’équité en santé

Le Centre Dr Gilles Arcand pour l’équité en santé est un centre multidisciplinaire qui se consacre à l’amélioration de la santé et du bien-être dans le Nord de l’Ontario. Grâce au leadership politique, à la défense des intérêts, à la recherche et à l’innovation, ainsi qu’à l’éducation qui permet de mieux aligner la formation médicale sur les besoins de la communauté, il est en train de devenir un chef de file dans l’amélioration de l’équité durable, de l’accès et des résultats pour la santé de la population. La pertinence nationale et internationale de son travail sera reconnue à mesure que ses résultats seront diffusés parmi les praticiens, les décideurs politiques et les défenseurs des intérêts dans des régions confrontées à des défis semblables.

Renseignements : 
Université de l’EMNO
Téléphone : 807-766-7535
Courriel : news@nosm.ca

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