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L’Université de l’EMNO dévoile son plan stratégique Enracinée dans le Nord visant à étendre l’accès aux soins dans tout le Nord de l’Ontario

L’Université de l’EMNO lance Enracinée dans le Nord, son plan stratégique 2026-2030 visant à renforcer la main-d’œuvre en santé du Nord, à élargir la formation en milieu communautaire ainsi que l’équité en santé dans le Nord de l’Ontario. Ce plan quinquennal établit un parcours clair pour augmenter la capacité de formation, approfondir les partenariats régionaux et améliorer la recherche qui appuie directement les communautés rurales, éloignées, autochtones et francophones.

Le Nord de l’Ontario est confronté à des pénuries persistantes de main-d’œuvre en santé, à de longues distances à parcourir pour obtenir des soins et à des disparités qui touchent disproportionnellement les communautés insuffisamment desservies. Enracinée dans le Nord répond avec des mesures adaptées pour former, retenir et épauler les professionnelles et professionnels de la santé là où ils sont le plus nécessaire.

Le plan, qui repose sur la mission particulière qui est de servir le Nord de l’Ontario, mise sur le modèle de formation régionalisée faisant appel aux communautés et établit des objectifs mesurables dans les domaines de la formation, des partenariats, de la recherche et de la croissance institutionnelle.

« L’équité en santé dans le Nord de l’Ontario dépend de la formation et du soutien aux professionnels de la santé dans le Nord et pour le Nord, a déclaré le Dr Michael Green, recteur, vice-chancelier, doyen et PDG de l’Université de l’EMNO. Enracinée dans le Nord apporte la garantie que nous évoluerons d’une manière qui renforce les communautés, élargit l’accès aux soins et nous prépare à répondre aux besoins changeants de la région en matière de santé. »

Le plan est le fruit d’une vaste consultation de près de 2 000 membres de la population étudiante, du corps professoral, du personnel, des diplômées et diplômés, d’organismes partenaires et de la communauté. Il établit quatre piliers stratégiques appuyés par les facteurs de réussite que sont la reddition de comptes, la défense des intérêts et la viabilité.

Voici les quatre piliers de Enracinée dans le Nord :

1. Offrir de la formation exceptionnelle en santé pour le Nord

2. Établir des partenariats avec des partenaires des secteurs communautaires, de l’éducation et de la santé

3. Faire avancer la recherche et les études supérieures dans le Nord

4. Renforcer les fondements de l’Université de l’EMNO pour permettre la croissance

La responsabilité sociale, qui est de répondre aux préoccupations prioritaires pour la santé dans le Nord, demeure centrale dans l’orientation de l’Université. Le plan promet de promouvoir l’équité en santé pour les communautés autochtones, francophones, rurales, éloignées et insuffisamment desservies, de renforcer des environnements respectueux de la culture et anti-racistes et de progresser dans les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation dans la formation en médecine et les professions de la santé.

« L’Université de l’EMNO a vu le jour grâce aux communautés du Nord de l’Ontario, souligne M. John Stenger, président du conseil d’administration. Ancrée dans notre mission particculière et guidée par nos communautés, cette stratégie fait en sorte que l’Université demeure forte et viable et répond aux besoins changeants du système de santé. »

Au cours des cinq prochaines années, l’Université de l’EMNO exécutera ce plan en renforçant la formation, en augmentant la recherche, en établissant des partenariats et en appuyant la croissance durable.

Le plan stratégique sera en ligne le 11 mars à strategicplan.nosm.ca.

 

Il est maintenant possible de le télécharger en anglais et en français.

 

Un héritage durable : Le souvenir de Carolyn Sinclair est toujours vivant grâce à la Bourse de la famille Sinclair

Lorsque Carolyn Jean Sinclair est arrivée au conseil d’administration de l’École de médecine du Nord de l’Ontario, aujourd’hui l’Université de l’EMNO, en 2010, elle a apporté un sens profond de responsabilité envers sa communauté, une passion pour l’éducation et la conviction inébranlable que la collaboration, l’innovation et la compassion pouvaient renforcer la santé du Nord de l’Ontario. 

Pendant six ans, elle a fait profiter le conseil de l’Université de l’EMNO de sa sagesse et de sa perspective durant une période de croissance et de transformation. Les personnes qui ont travaillé avec elle ont le souvenir d’une partisane énergique de la mission de l’Université de l’EMNO, qui a toujours milité pour l’amélioration des soins de santé et de l’éducation dans toute la région.  

Son parcours à l’Université de l’EMNO est enraciné dans sa longue expérience au service à autrui. Née et élevée dans la région d’Oshawa (Ontario), et étudiante à vie, elle s’est intéressée à divers domaines. Après ses études à l’University of Toronto, elle a enseigné dans divers établissements et a assumé diverses fonctions qui appuyaient l’avancement de l’éducation et des soins de santé. Elle a ensuite fait des études à l’Université Laurentienne où elle a obtenu un baccalauréat en français et une maîtrise en sciences humaines. 

Parallèlement à ses activités professionnelles, elle a fait activement du bénévolat dans d’innombrables organismes qui ont enrichi le tissu culturel et social de sa communauté. Elle a notamment enseigné l’anglais langue seconde, animé des cours de conditionnement physique au YMCA, consacré du temps à la Société canadienne du cancer et à la St. Peter’s Church, en plus de siéger aux conseils de la Fondation Trillium et de l’Université Laurentienne (qu’elle a présidé de 2007 à 2011). Sa curiosité et son enthousiasme pour l’apprentissage étaient évidents dans chacune de ses fonctions. Elle n’a jamais évité les conversations difficiles, et a accepté les nouvelles idées avec optimisme et courage. Qu’il s’agisse de promouvoir les arts et des causes liées à la santé ou d’encadrer de jeunes chefs de file, Carolyn abordait chaque engagement avec chaleur et conviction. 

La famille occupait une place aussi centrale que son service public. Avec son époux, Mac, elle a élevé deux enfants, James et Ian, auxquels elle a instillé les valeurs que sont la bonté, l’honnêteté et le service. Sa maison était un lieu d’affection, d’apprentissage et de conversations animées, et ses amitiés couvraient plusieurs générations et communautés. Elle avait le don extraordinaire de faire sentir aux gens qu’on les voyait et les entendait dans chaque aspect de sa vie.  

Une ses contributions les plus durables à l’Université de l’EMNO a été la création de la Bourse d’aide de la famille Sinclair destinée à alléger le fardeau financier des études médicales. Après son décès en novembre 2024, sa famille a choisi la bourse comme une façon pour les amis et les proches d’honorer sa vie, ce qui a provoqué un immense soutien qui a consolidé le fonds pour la future population étudiante.  

La générosité montrée en son honneur reflète combien elle était aimée et témoigne de sa compassion. En encourageant la formation des futurs médecins, l’héritage de Carolyn continue de profiter à la santé et au bien-être des communautés du Nord. Chaque bénéficiaire de la bourse qui va travailler dans une clinique, un hôpital ou un centre de santé concrétise la vision de Carolyn d’une meilleure santé dans le Nord, et étend son incidence chez les innombrables patients et familles soignés par la population étudiante et les diplômés de l’Université de l’EMNO.  

Au conseil, Carolyn comprenait l’importance du mandat de responsabilité sociale de l’Université de l’EMNO : répondre directement aux besoins des gens qu’elle sert. Elle a promu des politiques et des initiatives qui ont renforcé ce mandat afin que les diplômés de l’Université de l’EMNO soient non seulement hautement qualifiés mais aussi profondément liés aux communautés dans lesquelles ils finiront par travailler.  

Aujourd’hui, la Bourse de la famille Sinclair et les nombreux étudiants et collègues que son exemple a inspirés font perdurer son héritage. Chaque don effectué à sa mémoire renforce la bourse et étend ses bienfaits, faisant ainsi que sa foi en l’éducation, les soins de santé et la communauté perdureront pendant des générations. 

La joie dans la communauté : L’héritage de la Dre Remi Ogundimu

Lorsque la pédiatre nigérienne-canadienne, la Dre A. Oluremi Odulana-Ogundimu (connue sous le nom de Dre Remi Ogundimu) a décidé de s’établir à Sudbury avec sa famille dans les années 1980, très peu de personnes noires vivaient ici dit-elle. 

« Lorsque vous arrivez dans un nouvel endroit, vous regardez autour de vous et pouvez compter sur vos doigts les personnes qui vous ressemblent. Ces autres personnes noires ne viennent pas du même endroit que vous. Vous vous dites ‘Comment établir des liens avec elles? Comment partager des choses? Si j’ai besoin d’aide, à qui m’adresser? Puis-je aller vers les gens qui me ressemblent?’ Vous avez l’occasion d’établir des liens avec des gens et d’améliorer les choses pour vos enfants. »  

La Dre Ogundimu, et son époux, le Dr Fadegbola Ogundimu, neurochirurgien, ainsi que deux autres médecins noirs, ont établi une communauté en créant en 2005 l’ Afro-Heritage Association of Sudbury (AHA). Plus de deux décennies après, l’AHA continue de prospérer, tout comme la communauté noire de Sudbury qui a maintenant des associations pour les Sudburois originaires du Ghana, du Kenya, du Cameroun et du Niger, ainsi qu’une série de restaurants et d’événements culturels africains.  

« Le nombre de personnes noires à Sudbury continue d’augmenter, indique la Dre Ogundimu.  Pour les personnes qui sont ici depuis longtemps, les changements apportés à cette communauté sont très réjouissants. » 

En plus de son travail pour l’AHA, où elle a récemment quitté ses fonctions au conseil d’administration après des décennies de service, la Dre Ogundimu a siégé au conseil de la Sudbury Multicultural and Folk Arts Association, notamment à titre de présidente et vice-présidente. Elle a été la première femme à la tête du conseil de la Canadian Association of Nigerian Physicians and Surgeons et a été professeure adjointe à l’Université de l’EMNO de 2005 à 2014.  

Son leadership communautaire lui a valu la Médaille du couronnement du Roi Charles III, le Prix de bénévolat de l’Ontario et le Canada 150 Volunteer Award. La Business and Professional Women’s Association of Greater Sudbury l’a également nommée Femme du mois en 2018; l’Université Huntington lui a décerné un Doctorat ès lettres sacrées, et elle a fait partie du premier groupe des 100 Accomplished Black Canadian Women honorées lors de la toute première cérémonie de remise des prix. Pourtant, elle demeure modeste, chaleureuse et approchable, animée par le désir de trouver de la joie dans la communauté et d’améliorer la vie des autres, y compris des jeunes.  

« Si un enfant noir entre dans un endroit où il ne voit pas d’autres personnes noires, il se demandera s’il est à sa place; mais s’il voit des personnes qui lui ressemblent, il sera à l’aise, confiant et prêt à aller de l’avant. Nous devons être plus visibles dans la communauté. Je veux que les autres personnes de ma couleur comprennent qu’il est possible de réussir et qu’elles sont à leur place ici. Si nous faisons cela ensemble, nous renforçons une communauté où tout le monde se soutient et peut demander de l’aide » ajoute-t-elle. 

Lorsque l’École de médecine du Nord de l’Ontario a ouvert ses portes, l’AHA a été l’un des premiers organismes à établir une bourse d’aide pour les étudiantes et étudiants en médecine. La Bourse de l’Afro-Heritage Association apporte de l’aide financière à la population étudiante de l’Université de l’EMNO depuis sa création en 2006.  

Sachant qu’il existe peu de bourses destinées à la jeunesse noire, la Dre Ogundimu et l’AHA, ainsi que Jack Braithwaite, avocat à Sudbury, ont établi en 2007 un deuxième fonds, le Michaëlle Jean Sudbury Afro-Canadian Heritage Fund, qui aide de jeunes Noirs qui effectuent des études postsecondaires dans n’importe quel établissement. Il y a deux ans, cette bourse a été renommée Dre Oluremi Ogundimu Sudbury Afro-Canadian Heritage Association Fund, au grand étonnement de l’intéressée.  

« J’étais à l’épicerie lorsque la Dre Chantae [Bekai, alors présidente de l’AHA] m’a appelée pour me demander de passer. Lorsque je suis arrivée à la maison, elle et d’autres membres de l’AHA m’ont remis une plaque en disant ‘nous donnons votre nom à cette bourse’. Ce fut une énorme surprise car je n’avais rien soupçonné. »  

« Nous voulons que la population étudiante sache que nous sommes prêts à l’appuyer et à l’aider à réussir, dit-elle au sujet des deux bourses. L’AHA continue de contribuer aux bourses. » 

En ce mois de février, le Canada marque 30 ans de célébration du Mois de l’histoire des Noirs. La Dre Ogundimu loue la première Africaine-Canadienne, et chère amie, l’honorable Jean Augustine, qui a présenté une proposition à la Chambre des communes pour souligner le Mois de l’histoire des Noirs, proposition qui a été adoptée à l’unanimité en décembre 1995. Mme Augustine a aussi fondé 100 Accomplished Black Canadian Women, qui a rendu hommage à la Dre Ogundimu lors de sa première cérémonie en 2016. 

Quand on lui demande ce que le Mois de l’histoire des Noirs signifie pour elle, la Dre Ogundimu se souvient d’un voyage qu’elle a fait avec des camarades de l’université au Niger pour voir où les esclaves avaient été embarqués sur des navires : « Vous avez vécu avec cette histoire et les gens disent maintenant que c’est terminé. Mais nous ne pouvons pas renier l’histoire. Nous devons la comprendre parce que nous ne voulons pas qu’elle se répète. Nous voulons aller de l’avant. Ensemble, nous pouvons faire du monde un endroit sain, pacifique et joyeux où vivre. »   

NOSM University