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Une étudiante du nouveau programme de maîtrise en recherche médicale travaille pour améliorer la gestion de la douleur chez les victimes de traumatisme du Nord transportées par air

C’est malheureusement une histoire qui se répète dans le Nord. De graves accidents provoquent des traumatismes et l’ambulance aérienne est appelée pour transporter les patients à l’hôpital. Pour la Dre Sabrina Slade, ce qui importe le plus, c’est la douleur extrême que de nombreux patients doivent endurer pendant le long transport aérien, une expérience qu’elle espère améliorer.

La Dre Slade est en deuxième année de résidence en chirurgie orthopédique à l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) et a obtenu son diplôme de médecine en 2019 à la Queen’s University. Elle travaille actuellement à temps partiel au service d’urgence du Centre régional des sciences de la santé de Thunder Bay, et suit depuis un an le programme de maîtrise en recherche médicale à l’EMNO où elle prépare sa thèse intitulée Alleviating pain for trauma patients transported by air in the North (Soulagement de la douleur des victimes de traumatisme transportées par air dans le Nord). Elle se souvient de ses premières expériences auprès de victimes de traumatisme transportées d’urgence par Ornge, le fournisseur ontarien de services ambulanciers et de transport aériens de personnes nécessitant des soins intensifs.

« J’ai eu la chance d’accompagner Ornge pour le transport de patients, dit-elle. C’est un environnement difficile où gérer la douleur quand on se fait balloter dans tous les sens. L’étude se concentre sur les patients pris en charge dans des régions isolées après avoir subi un traumatisme multisystème. Il n’est pas rare de voir une victime de traumatisme arriver après un vol de quatre heures et demie durant lequel la douleur n’a pas été bien contrôlée. Notre but est de renforcer l’étendue des connaissances et compétences des ambulanciers paramédicaux d’Ornge pour améliorer la gestion de la douleur des patients. »

À son avis, il est envisageable d’améliorer la gestion de la douleur dans les airs. Le défi est de déterminer si c’est réellement faisable. L’étude comporte deux volets. Le premier consiste à évaluer si les ambulanciers paramédicaux pourraient administrer indépendamment un bloc analgésique particulier fréquemment utilisé dans les services d’urgence pour les fractures de la hanche ou du fémur. Le bloc fait effet pendant six heures mais est actuellement administré uniquement en consultation avec un médecin.

« Nous devons d’abord voir s’il est possible que les ambulanciers paramédicaux d’Ornge administrent le bloc à l’aide de ce qu’on appelle une ‘technique aveugle’ quand ils arrivent sur le lieu de l’accident, ce qui signifie sans consulter un médecin et sans échographie, explique la Dre Slade. Il existe de bonnes techniques pour faire cela efficacement. »

Le deuxième volet de son étude consiste à examiner des dossiers pour évaluer les expériences d’anciennes victimes de traumatisme pendant le transport aérien. En particulier, la Dre Slade étudie les traumatismes qui incluent plusieurs blessures afin de déterminer si la norme actuelle de gestion de la douleur pendant le transport aérien est suffisante. Une partie du travail consiste à réévaluer en détail dans les dossiers les médicaments que les victimes de traumatisme ont reçus pendant le transport.

La Dre Slade a envisagé les programmes de diverses universités du Canada avant de choisir le programme de maîtrise en recherche médicale de l’EMNO. À son avis, c’est un programme de choix car il a été créé pour régler les défis pressants en matière de soins dans le Nord : « Le programme m’a vraiment interpelée car il met en lumière les problèmes qui se posent dans les communautés et convient tout à fait pour la recherche sur les médicaments et les soins intensifs durant le transport ».

Sous la supervision de médecins urgentistes et de membres du corps professoral de l’EMNO, les Drs David Savage, Rob Ohle, Sean Moore, et Russell McDonald, la Dre Slade effectuera aussi des recoupements de techniques de gestion de la douleur pendant le transport aérien utilisées aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande où les ambulanciers paramédicaux aériens ont un champ d’exercice progressiste.

Le Dr David Savage, superviseur de l’étude, professeur adjoint à l’EMNO et médecin urgentiste au Centre des sciences de la santé de Thunder Bay, dit que la Dre Slade a choisi un sujet de recherche réellement important pour notre population nordique et rurale : « Ornge joue un rôle vraiment important dans les soins aux malades et aux blessés dans le Nord. Si nous pouvons améliorer la gestion de la douleur, nous espérons que tant leur expérience durant le transport aérien que leurs résultats médicaux s’amélioreront ».

L’objectif personnel de la Dre Slade est de terminer son étude d’ici au printemps et de préparer un article d’ici à juin 2021 : « J’espère que davantage d’étudiantes et étudiants et de superviseures et superviseurs verront dans ce programme l’occasion d’aborder des questions vitales de santé et d’élargir notre réseau universitaire de santé. Il y a dans le Nord d’excellents chercheurs et chercheuses qui sont en mesure d’étendre notre champ d’exercice et de recherche ».

Consultez le site Web de l’EMNO pour en savoir davantage sur le programme de maîtrise en recherche médicale, y compris le calendrier souple du programme qui offre des options à temps plein et à temps partiel permettant de le terminer dans un délai de deux à six ans. Le cycle d’admission pour l’année universitaire 2021-2022 est maintenant ouvert. La date limite de dépôt des candidatures est le 26 février 2021.

Les « scopes » du leadership universitaire

Microscope, télescope, stéthoscope, périscope et kaléidoscope

« L’aube nouvelle s’épanouit alors que nous la libérons.
Car il y a toujours de la lumière. Si seulement nous sommes assez braves pour la voir.
Si seulement nous sommes assez braves pour l’être. »
~Amanda Gorman

Regarder Amanda Gorman réciter The Hill We Climb (La colline que nous gravissons) lors de l’investiture historique américaine la semaine dernière a été une grande source d’inspiration. Ses propos « Dans les normes et les notions de ce qui est juste n’est pas toujours la justice » m’ont de nouveau fait penser à la justice sociale. Dans mon dernier blogue, j’ai souligné les quatre principes essentiels de la justice sociale : droits de la personne, accès, participation et équité.

L’École a récemment demandé des bénévoles pour le déploiement de la vaccination dans des communautés reculées des Premières Nations. En quelques jours, plus de 300 membres du corps professoral, résidentes et résidents, étudiantes et étudiants en médecine de l’EMNO se sont portés volontaires. Je suis très touchée par votre sens de la justice sociale, de la citoyenneté et de la responsabilité. C’est l’essence même des soins de santé. Je sais que nous sommes suffisamment braves pour l’être.

Pour ce déploiement, l’EMNO appuie Ornge, le fournisseur de services ambulanciers aériens de l’Ontario et de transports de patients en soins intensifs, avec le leadership des chefs, des partenaires communautaires, de la Nishnawbe Aski Nation (NAN) et des Autorités médicales de Weeneebayko. La participation à une collaboration comme celle-ci illustre notre engagement envers notre mandat de responsabilité sociale.

Nous savons que la localisation d’une personne détermine souvent son accès à des soins de santé en temps opportun. L’accent porte sur la réciprocité et la responsabilité. Les communautés des Premières Nations isolées dans le Nord de l’Ontario sont de fidèles supporters de l’EMNO. Nous avons l’occasion – et la responsabilité – de fournir à notre tour l’attention et le soutien que nous recevons.

L’enthousiasme de nos bénévoles illustre éloquemment ma conviction que l’EMNO est faite d’une bonne étoffe. Ce sont nos gens, leur engagement, leur courage et le sacrifice de soi. Merci à toutes et tous. Et pour les personnes qui ne sont pas en mesure de participer pour diverses raisons, ne vous inquiétez pas, il y a encore beaucoup de travail et de temps pour participer à de futures activités de leadership collaboratif.

Pour moi personnellement, cette initiative renforce et fait appel à mes propres compétences et à ma capacité d’utiliser ce que j’appelle les divers « scopes » de ma trousse à outils personnelle de leadership. Ce sont les différentes lentilles au-travers desquelles les chefs de file doivent voir leurs actions. En tant qu’éducatrices et éducateurs, cliniciennes et cliniciens ou chercheuses et chercheurs, nous voyons notre travail avec diverses lentilles. Le défi est de choisir la bonne lentille pour la situation.

Le microscope

Il arrive que nous devions faire attention aux détails et les regarder au microscope avant qu’ils deviennent hors de contrôle. Aller au fond des choses signifie comprendre, au niveau cellulaire, que notre population étudiante, notre programme d’études, l’organisation de notre école et notre pédagogie peuvent souvent faire la différence entre l’enseignement et le leadership ordinaires et extraordinaires.

Le télescope

Il arrive aussi que nous devions regarder notre travail avec un télescope et fixer notre regard sur de grands buts même s’ils semblent très loin. Dans certaines situations, nous devons nous accrocher à notre vision et à notre grande question « pourquoi? » afin de dépasser les revers et frustrations temporaires. Le télescope permet de conserver une perspective saine et la foi infaillible que nous atteindrons nos buts.

Le périscope

En tant que doyenne qui a une vue d’ensemble de l’École, je sais que nous rencontrerons des obstacles à l’occasion, mais j’utilise le périscope pour regarder au-dessus et autour d’eux. Un périscope m’aide à regarder et à naviguer au-delà de ce qui nous bloque. Par exemple, des changements majeurs comme l’expansion, la réforme du programme d’études, les nouveaux itinéraires et même le projet de vaccination peuvent être perçus comme des menaces. Mon travail est de montrer les possibilités, de réfuter les mythes, d’informer et d’inspirer en surmontant ces obstacles.

Le stéthoscope

Quel que soit le problème, en donnant la priorité à la bonté et à la compassion, il y a des moments où nous avons besoin examiner notre travail avec un stéthoscope. Nous devons écouter notre cœur et le cœur des gens que nous servons. Nous devons vérifier notre cœur pour confirmer que nous faisons le bon travail de la bonne façon. Nous devons vérifier le cœur des autres pour vérifier que nous les servons d’une manière qui leur rend honneur. La culture de respect, de bonté et de compassion me guide et je dirige avec mon cœur.
Ces quatre « scopes » guideront le plan stratégique de l’EMNO et tous les projets que nous entreprenons pour aborder le changement climatique et la justice sociale cette année. Et il en reste un…

Le kaléidoscope

C’est un instrument optique contenant des perles de verre. Lorsqu’on tourne le tube à son extrémité, le verre crée des formes symétriques étonnantes et sans cesse changeantes qui se reflètent dans deux miroirs ou plus. Avec un motif de formes et de couleurs qui change sans cesse, notre kaléidoscope reflète l’équité, la diversité et l’inclusivité.
Il n’est pas facile de penser à la manière d’un kaléidoscope mais nous faisons d’immenses progrès à l’EMNO. En fait, tout notre plan stratégique repose sur la notion de multiples perspectives et parties concernées. Pour équilibrer tous les intérêts à l’EMNO, depuis ceux de la population étudiante jusqu’à ceux des partenaires, du corps professoral, du personnel, des chercheurs et des communautés, il faut guider l’École selon le principe du « leadership en tant que collectif ». Libérons et maîtrisons le génie collectif de l’EMNO en utilisant le bon « scope » et dans un esprit de kaléidoscope.

Je suis fière d’annoncer que j’ai reçu quelques idées créatives et « dangereuses ». C’est le genre de réflexion novatrice qui sort des sentiers battus que j’encourage. Continuez de m’en envoyer. Je veux avoir de vos nouvelles. Suivez-moi sur Twitter @ddsv3.

Merci aux plus de 200 participants qui se sont joints ce matin au webinaire pour toute l’EMNO. Il y a de l’engagement, du soutien et de la planification fantastiques en œuvre à l’École. Un merci tout spécial aux étudiantes et étudiants, au corps professoral et au personnel qui continuent à accomplir un travail incroyable pendant la pandémie de COVID-19.


Médecins résidents recherchés

La nouvelle campagne de marketing accrocheuse de l’EMNO, On recherche, pour attirer des médecins résidents dans le Nord de l’Ontario a été lancée. Aidez à faire passer le mot auprès des diplômées et diplômés en médecine du Canada. L’EMNO vous recherche. « Faites-vous voir et ayez votre mot à dire dans votre apprentissage. Profitez d’un éventail d’expériences cliniques à un rythme rapide ». Visitez wanted.nosm.ca pour en savoir davantage.


Hommage à de grands chefs de file

L’EMNO annonce le décès récent de deux grands chefs de file. Le Dr Diarmuid (Dermot) McLoughlin était médecin depuis plus de 50 ans, et a passé la majorité de cette période à Sioux Lookout. Il était membre fondateur du conseil de l’EMNO et professeur agrégé émérite. Le DThomas Dignan fut l’un des premiers médecins autochtones du Canada, membre fondateur de l’Association des médecins autochtones du Canada et a consacré sa vie au mentorat de la jeunesse et de médecins autochtones.

Le personnel et le conseil de l’EMNO ratifient une nouvelle convention collective de quatre ans

L’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) et la section 677 (Unité 2) du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) représentant 132 membres du personnel ont le plaisir d’annoncer la ratification de leur quatrième convention collective.

Tant les membres de la section 677 (Unité 2) du SEFPO que ceux du conseil d’administration de l’EMNO (Comité exécutif) ont voté en faveur de la ratification de la nouvelle convention collective, le mardi 19 janvier 2021.

La convention de quatre ans est en vigueur du 1er mai 2020 au 30 avril 2024. Les négociations étaient assujetties au Projet de loi 124 qui limite les hausses salariales générales. Les deux parties se sont aussi entendues sur des améliorations de la retraite et des avantages sociaux, le tout conformément au Projet de loi 124. En outre, à la lumière des mesures liées à la pandémie de COVID-19 qui exigent que le personnel travaille à domicile, les deux parties ont convenu de collaborer pour élaborer une nouvelle Politique d’arrangements de travail de remplacement au cours de la période d’application de cette convention.

La dernière convention est arrivée à échéance le 30 avril 2020, mais en raison de la pandémie, les deux parties ont convenu de reporter les négociations jusqu’à une date où elles pourraient se rencontrer en personne. Étant donné que la pandémie ne s’est pas améliorée, elles ont convenu de commencer les négociations en novembre 2020.

C’est la première fois qu’une convention collective de l’EMNO est négociée par vidéoconférence.

Les négociations étaient dirigées par Garth O’Neill (EMNO) et Len Mason (SEFPO). L’EMNO et son conseil d’administration se réjouissent d’avance de poursuivre un solide partenariat productif avec l’Unité 2 du SEFPO au cours des quatre prochaines années, et apprécient les contributions de leurs membres à la croissance et à l’innovation dans le cadre du nouveau plan stratégique, Le défi 2025 de l’EMNO.

Au nom du conseil d’administration de l’École de médecine du Nord de l’Ontario, le président, M. Robert Haché, désire remercier les membres des deux équipes de négociation qui se sont assidument affairés à conclure une entente profitable en fin de compte pour la population étudiante et les communautés du Nord. Jason Lind, président des négociations et vice-président de l’Unité 2 du SEFPO, exprime aussi sa reconnaissance pour le travail accompli par les équipes et le soutien apporté par les membres pour parvenir à une entente.

Pour en savoir davantage, communiquez avec les personnes suivantes :

Pour le SEFPO :
Jason Lind
Président des négociations et vice-président
Syndicat du personnel de l’EMNO
Unité 2, Section 677 du SEFPO
705-561-1121

Pour l’EMNO :
Joanne Musico
Directrice, Communications et relations publiques
École de médecine du Nord de l’Ontario
705-662-7169

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