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Une diplômée autochtone dit que l’inclusivité et la défense des intérêts sont un atout

La Dre Meghan Beals affirme que l’EMNO a suscité son désir d’explorer son propre caractère autochtone : « Je me suis vraiment instruite personnellement sur ma propre culture pendant mes quatre années à l’EMNO. J’ai grandi à l’extérieur d’une réserve et je n’ai pas été beaucoup exposée à la culture. J’ai donc beaucoup mûri et appris sur ma culture Miꞌkmaq et sur les différentes iniquités auxquelles les Autochtones sont confrontés dans le domaine de la santé ».

Ses meilleurs souvenirs sont ceux des stages cliniques communautaires effectués au cours de sa troisième année, avant la pandémie. Elle y a établi de solides relations avec le corps professoral et ses camarades de classe, des liens qu’elle entend conserver. « Nos précepteurs à l’EMNO se distinguent vraiment. Les médecins de ces petites communautés du Nord de l’Ontario reçoivent si bien les étudiantes et étudiants et se dévouent tellement à l’enseignement qu’on a honnêtement l’impression d’être un collègue et non pas une étudiante ou un étudiant. Je pense que c’est très spécial et génial que l’EMNO ait autant de membres du corps professoral dévoués ».

Meghan commencera sa résidence en médecine familiale à Moncton (Nouveau-Brunswick), beaucoup plus près de chez elle sur la côte est où elle a été ambulancière puis inhalothérapeute avant d’entreprendre ses études de médecine. Elle dit que l’EMNO a semblé tout à fait appropriée pour se lancer dans la médecine rurale : « Je voulais avoir plus d’autonomie en tant que professionnelle de la santé et j’ai été particulièrement attirée par le programme de médecine de l’EMNO à cause de sa responsabilité sociale envers les communautés rurales. Et, étant Autochtone, j’appréciais beaucoup que l’inclusion culturelle et l’équité occupent la première place dans le programme de l’École ».

Une source constante d’inspiration est la forte impression de défense des intérêts que Meghan a ressenti à l’EMNO, ce qu’elle aspire à intégrer dans sa carrière : « Étant Autochtone, je veux être un défenseur des intérêts qui influence la santé personnelle à l’intérieur des communautés qui me sont chères. La création de communautés en santé fera certainement partie de mon rôle de défenseur des intérêts quand je serai médecin de famille. Faire partie d’une communauté et montrer son engagement envers un mode de vie sain, en étant prêt à aider tout le monde, est en soi une solide défense des intérêts ».

La diversité culturelle et opération Immunité dans les collectivités éloignées, des points saillants de l’expérience des diplômées et diplômés francophones de l’EMNO

La Dre Dominique Lachapelle, membre francophone de la promotion de 2021 du programme de médecine, affirme que les leçons de résilience et de collaboration lui rendront service à l’avenir : « Les études de médecine étaient ardues. Elles m’ont donné l’occasion de sortir de ma zone de confort, de m’instruire dans les stages communautaires et auprès de mentors et d’explorer la riche diversité culturelle du Nord de l’Ontario ».

Cet hiver, Dominique s’est portée volontaire pour participer à l’opération Immunité dans les collectivités éloignées qu’elle dit être le point saillant de son expérience à l’école de médecine. Elle a apporté de l’aide pour la vaccination contre la COVID-19 à North Spirit Lake, Kashechewan et Attawapiskat et obtenu des crédits de stage au choix pour avoir offert des soins pendant la pandémie. « Ce fut vraiment intéressant de faire l’expérience et de participer à une solide collaboration organisée par les chefs de file communautaires en partenariat avec Ornge. Ce fut un grand honneur d’être accueillie dans ces communautés et de contribuer à la campagne d’immunisation. »

Elle parle aussi avec émotion du temps qu’elle a passé dans la Première Nation de Temagami, située sur l’île Bear, pendant sa première année de médecine, et de son stage clinique de troisième année à Temiskaming Shores : « J’ai été inspirée par les patients âgés qui ont apprécié les soins que j’ai aidé à leur fournir en français. J’attends avec impatience les occasions de fournir des soins culturellement sûrs dans le Nord de l’Ontario ». Elle ajoute que l’EMNO lui a permis de comprendre et de connaître les obstacles en matière de soins de santé auxquels les patients et les familles francophones sont confrontés. Elle a notamment appris la terminologie médicale et les compétences cliniques en français : « En tant qu’étudiante francophone, j’ai eu beaucoup de chance d’avoir de solides mentors et précepteurs francophones à l’EMNO. »

En juillet, Dominique commencera sa résidence dans le volet rural de la médecine familiale dans sa ville natale de Temiskaming Shores. Elle espère s’y établir et prévoit d’exercer la médecine familiale avec un large spectre et de se concentrer aussi sur les soins pour les personnes âgées. Elle apportera d’abondantes connaissances et expériences qui lui permettront de prodiguer des soins culturellement sûrs, accessibles et inclusifs.

Un accomplissement au pic de la pandémie

Le Dr Jai Mashru célèbre sans bruit une énorme étape. Membre de la promotion 2021 de médecins de l’EMNO, il a le sentiment d’avoir accompli quelque chose alors qu’il obtient son grade pendant une des années les plus difficiles de sa formation en médecine, une année qu’il juge aussi la plus enrichissante.

« J’ai l’intention de servir à mon tour la communauté et la future population étudiante dans le Nord de l’Ontario. Je tiens à le faire » affirme Jai, major de sa promotion à Sudbury et ancien président du conseil étudiant de l’EMNO. Élevé à Dryden et ayant vécu à Sudbury et à Parry Sound, il dit qu’avoir un jumelage pour la résidence en médecine interne à Toronto et déménager dans un environnement urbain est une autre occasion de s’épanouir avant de réaliser son but final qui est de retourner dans le Nord où il espère s’établir pour exercer.

« Les études à l’EMNO ont instillé à mes camarades de classe et à moi l’idée d’accomplir notre travail de manière socialement responsable. C’est peut-être une des plus grandes choses que je retiens de mon séjour à l’EMNO. Tant de gens m’ont aidé; il m’importe de les aider à mon tour. Je continuerai certainement à faire du mentorat et à mener d’autres initiatives. »

Effectuer la dernière année d’études de médecine pendant la pandémie de COVID-19 a signifié être loin des amis et de la famille. Jai et ses camarades de classe ont dû composer avec les défis que présentaient les changements dans le programme normal de médecine. Au lieu d’effectuer une série complète de stages au choix offerts dans tout le Canada, ils ont été confrontés à des incertitudes, davantage d’enseignement en ligne et des changements rapides. Apprendre à s’adapter rapidement est peut-être la meilleure compétence que cette classe apportera dans ses futures résidences et son futur exercice.

« J’ai un sentiment d’accomplissement parce que j’ai persévéré. Déménager dans une nouvelle ville, appliquer de nouvelles compétences et établir de nouveaux liens; j’ai très bien accompli cela. Les nouveaux liens et les relations perpétuelles avec mes camarades de classe sont des choses qui vont durer. »

Il dit que les stages communautaires ont eu un impact durable. Travailler avec des patients et des précepteurs dans des communautés du Nord l’a aidé à surmonter l’impression d’avoir le syndrome de l’imposteur et à renforcer sa résilience.

« C’est incroyablement satisfaisant de réfléchir à tout le travail que nous avons accompli ces quatre dernières années. Il dépasse de loin les connaissances cliniques et médicales. Ce sont toutes les initiatives de défense des intérêts et autres qui nous ont tenus très occupés. Cette année, j’ai réellement le sentiment d’avoir fait une différence et que je suis à ma place. C’est gratifiant » conclut-il.

NOSM University