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Un étudiant de l’EMNO originaire de Timmins souhaite y exercer la médecine

Sébastien Labelle est un étudiant francophone en deuxième année de médecine à l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO). Il possède un baccalauréat ès sciences biomédicales de l’Université d’Ottawa où il a étudié uniquement en français.

« Je craignais un peu d’aller à l’EMNO pour faire des études en anglais pour la première fois, mais elle m’a apporté beaucoup de soutien. L’équipe des Affaires francophones de l’École, en particulier Danielle Barbeau-Rodrigue et Laïla Faivre, m’ont magnifiquement épaulé et ont veillé à ce que j’effectue des stages en français » explique-t-il.

Sébastien dit que sa famille l’a inspiré, notamment, son oncle, chirurgien à Timmins, et plusieurs parents qui ont dû aller se faire soigner ailleurs et pour qui la prestation de soins en anglais présentait des difficultés.

Même si le programme est enseigné en anglais, Sébastien parle toujours en français avec ses camarades de classe francophones quand il est à Thunder Bay. Il apprécie de pouvoir assister à des séances en français qui portent entre autres sur la terminologie médicale et d’apprendre comment effectuer une anamnèse en français. Il a aussi été agréablement surpris par le nombre de personnes désireuses d’en apprendre davantage sur les soins en français.

« J’ai remarqué que beaucoup d’étudiantes et étudiants anglophones demandent à observer comment nous interrogeons les patients et consignons leur histoire en français. » Il apprécie l’intérêt réel de ses camarades de classe pour le dialecte franco-ontarien, la terminologie médicale en français et l’offre active.

Sébastien fait actuellement partie d’une équipe de recherche qui interrogera des diplômées et diplômés francophones de l’EMNO pour déterminer comment avoir participer aux séances en français a façonné leurs expériences d’apprentissage, leur identité étudiante et leurs décisions concernant leur carrière. Il espère que cette étude donnera lieu à des recommandations pour améliorer le programme en français de l’École.

« Même si je craignais d’étudier en anglais pour la première fois de ma vie, j’ai choisi l’EMNO parce que je savais que je voulais exercer dans le Nord de l’Ontario et que j’aurais des possibilités de parler en français tout au long du programme de médecine. En tant que francophone, j’ai une voix à l’EMNO. »

L’été dernier, Sébastien a effectué un stage à Timmins, sa ville natale. « J’espère vraiment continuer à côtoyer des médecins francophones. J’apprécie que l’EMNO mette l’accent sur les problèmes de santé des Autochtones et des francophones. C’est inspirant de voir des diplômées et diplômés de l’EMNO retourner dans leur communauté, comme la Dre Shyanne Fournier. » La Dre Fournier est diplômée francophone de la promotion de 2021 de l’EMNO et a commencé sa résidence en médecine familiale à Hearst en juillet.

« Beaucoup de patients francophones n’ont pas de médecin de famille, encore moins un médecin qui parle leur langue. Je veux faire partie de la solution, dit Sébastien. Je connais quelques personnes qui posent leur candidature dans le volet des admissions francophones de l’EMNO. Je sais qu’elles se sentiront épaulées, tout comme je l’ai été dès le premier jour. Je me sens chez moi ici. »

Son but a toujours été de retourner à Timmins où il prévoit d’exercer la médecine et d’offrir le plus possible de soins en français.

Une étudiante métisse participe à la création de l’Association des étudiants en médecine autochtones du Canada

Jamie Thompson, étudiante métisse en deuxième année de médecine originaire de Manitouwadge et Ignace, fait partie des tout premiers membres de la nouvelle Association des étudiants en médecine autochtones du Canada.

« On m’a demandé de participer à la création de l’association avec d’autres étudiants en médecine, Jesse Lafontaine de l’University of British Columbia, et Jayelle Friesen-Enns de l’University of Manitoba. Nous organisons des rencontres sur le déroulement des élections, sur la composition du groupe de direction et sur les fonctions requises pour mettre l’association sur pied et l’administrer. »

Les élections au nouveau conseil d’administration ont eu lieu tout de suite après l’annonce de l’élection de Santanna Hernandez, la première étudiante autochtone en médecine, à la présidence de la Fédération d’étudiants en médecine du Canada qui représente plus de 8 000 étudiantes et étudiants en médecine du pays.

Jamie apporte de l’aide dans les médias sociaux et pour la marque de l’AEMAC, et a participé à des discussions sur les plans concernant le nouveau conseil de gouvernance qui sera constitué cet automne.

« J’ai posé ma candidature au poste de responsable de la promotion des intérêts pour l’année à venir et si je suis élue, ce sera un plaisir de voir le nouveau cercle de gouvernance se concrétiser. Pour le moment, nous sommes une toute petite équipe qui s’efforce de trouver des fonds et sollicite des conseils d’aînés sur la façon de créer le conseil et pour choisir un nom autochtone. »

Lorsque le conseil d’administration sera constitué, il restera à créer une vision et à adopter une constitution. Jamie attend avec impatience les différentes occasions de militer et se renseigne sur les sujets importants pour les étudiantes et étudiants autochtones en médecine de tout le pays.

« C’est indubitablement une passion. Je défends des intérêts tout au long de l’année et cette association m’apporte une plateforme encore plus grande. J’encourage d’autres étudiantes et étudiants autochtones en médecine de l’EMNO à adhérer à l’association et à poser leur candidature à des postes. J’espère voir des étudiantes et étudiants de l’EMNO assumer d’autres fonctions à l’Association des étudiants en médecine autochtones du Canada cette année et les suivantes. »

Jamie explique que les principes de la gouvernance autochtone régiront la structure de l’association : « Lors de la conversation très enrichissante avec d’autres étudiants autochtones en médecine, nous avons déterminé que nous ne voulions pas d’un conseil hiérarchisé. Les membres de la direction siégeront en cercle. Autour d’eux se trouveront ceux qui ont un rôle de supervision, y compris les co-présidentes et présidents, les présidentes et présidents sortants et les médecins membres honoraires. Il est intéressant de concevoir un moyen de travailler ensemble, en cercle. »

Pour en savoir davantage sur l’Association des étudiants en médecine autochtones du Canada, visitez imsac.ca ou suivez-la sur Instagram et Twitter @imsacindigenous.

L’EMNO et Science Nord mobilisent la jeunesse autochtone

La jeunesse autochtone du Nord de l’Ontario se renseigne sur les concepts des STIM grâce à des programmes sur les sciences de la santé élaborés dans le cadre d’un partenariat entre Science Nord et l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO). Ces organismes, qui travaillent pour renforcer les relations avec les communautés autochtones du Nord, donnent à la jeunesse autochtone les moyens d’atteindre leurs objectifs d’apprentissage et font la promotion des carrières dans le domaine des soins de santé.

Une séance amusante et informative a eu lieu le 1er novembre 2021 afin de mettre en évidence les partenariats avec les communautés rurales, éloignées et autochtones. Le programme d’éducation offre du contenu relatif aux sciences de la santé axé sur la santé, les sciences humaines et le bien-être. « Ce partenariat soutient notre objectif stratégique qui est d’approfondir nos relations avec les publics autochtones et que Science Nord soit partout dans le Nord de l’Ontario » dit Ryan Land, directeur de l’éducation et des programmes du Nord à Science Nord.

Au printemps 2021, l’équipe a offert dans 15 écoles un programme de jour des sciences à plus de 350 participants. Les élèves l’ont suivi en ligne en raison des restrictions dues à la COVID-19. Ils se sont instruits en ligne sur diverses plateformes, et ceux qui se trouvaient dans des communautés avec un accès limité à Internet ont aussi pu participer à des séances asynchrones d’apprentissage avec des vidéos enregistrées.

Le programme de l’été 2021 incluait diverses trousses de STIM fondées sur l’âge destinées à 21 communautés rurales, éloignées et autochtones. Elles ont été remises à plus de 1 500 jeunes qui ainsi ont pu effectuer une activité pratique pour améliorer leur apprentissage dans le domaine des sciences de la santé.

Les boîtes incluaient trois trousses de STIM :

  • Primaire (4-6e années) : Systèmes olfactifs et odeurs
  • Intermédiaire (6-9e années) : Lunettes de visualisation de la commotion cérébrale
  • Secondaire (9 et 10e années) : Système circulatoire

Lorsque le Nord de l’Ontario a été victime de plusieurs incendies de forêt qui ont entraîné l’évacuation de nombreuses communautés rurales, éloignées et autochtones pendant l’été 2021, l’EMNO a répondu à l’appel à l’action en s’alliant avec des chefs de file locaux des soins de santé, des communautés des Premières Nations et Science Nord pour offrir des programmes aux évacués transférés dans de grands centres urbains, y compris Sudbury et Thunder Bay.

« Les jeunes du Nord de l’Ontario sont souvent isolés et disproportionnellement touchés par les déterminants sociaux de la santé, explique Yolanda Wanakamik, directrice des affaires autochtones à l’EMNO. En nous alliant avec des communautés, nous influencerons le nombre de jeunes qui s’engagent dans les sciences, souhaitent établir des objectifs éducationnels et peut-être s’orienter vers une carrière dans les soins de santé. Fait important, nos mentors leur montreront les possibilités pour l’avenir. »

Ce partenariat fait partie des quatre pierres angulaires du Parcours des praticiennes et praticiens autochtones de la santé à l’EMNO qui a pu voir le jour grâce à un don généreux de 195 000 $ d’Objectif avenir de RBC, un supporter fondateur, et un don de 20 000 $ de la Fondation Aubrey et Marla Dan.

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À propos de Science Nord
Science Nord est l’attraction touristique la plus populaire du Nord de l’Ontario et est une ressource éducative pour les enfants et les adultes de la province. Science Nord entretient les deuxième et huitième plus grands centres scientifiques au Canada. Les attractions de Science Nord comprennent un centre des sciences, un cinéma IMAX®, un planétarium numérique, une galerie de papillons, une salle d’expositions spéciales, et Terre dynamique – site du Big Nickel. Science Nord, en partenariat avec l’Université Laurentienne, a mis au point le premier et seul programme global de vulgarisation scientifique de l’Amérique du Nord, un programme conjoint de diplôme d’études supérieures. Dans le cadre de son mandat, il offre des expériences scientifiques dans l’ensemble du Nord de l’Ontario, notamment des programmes dans les écoles et aux festivals, des camps scientifiques d’été et d’autres activités. Il exploite en outre une base permanente à Thunder Bay d’où il offre des programmes dans le nord-ouest de la province. Science Nord est un organisme du gouvernement de l’Ontario. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter sciencenord.ca..

À propos de l’École de médecine du Nord de l’Ontario
L’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) est une école de médecine primée socialement responsable réputée pour son modèle novateur de formation et de recherche régionalisées. Tout en mettant l’accent sur la diversité, l’inclusion et la promotion de l’équité dans le domaine de la santé, l’EMNO compte sur l’engagement et l’expertise des gens et des communautés du Nord de l’Ontario pour former des professionnelles et professionnels de la santé qui exerceront dans des communautés autochtones, francophones, rurales, éloignées et insuffisamment desservies. Ses diplômées et diplômés, son corps professoral, sa population étudiante et son personnel sont des agents de changement qui dirigent la transformation du système de santé dans le Nord de l’Ontario. L’École a reçu le Prix international Charles Boelen pour la responsabilité sociale décerné par l’Association des facultés de médecine du Canada, ainsi que le prestigieux Prix ASPIRE qui récompense l’excellence internationale en responsabilité sociale et en formation médicale.

Pour obtenir d’autres renseignements, communiquez avec : communication@nosm.ca

Emily Kerton
Scientifique principale
Initiatives de liaison et autochtones, Science Nord
Téléphone : 807-631-4076
Courriel : kerton@sciencenorth.ca

 

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