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Université de l’EMNO. Enracinée dans le Nord.

Le vendredi 1er avril 2022 est une date historique car l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) devient l’Université de l’EMNO, la première université autonome de médecine du Canada.

L’EMNO a été établie spécialement en 2002 pour alléger la pénurie chronique de médecins dans le Nord de l’Ontario. Avec les plus de 780 médecins et 692 résidentes et résidents qu’elle a formés, on estime qu’il manque encore 300 médecins dans le Nord de l’Ontario pour répondre à la demande immédiate.

« La recherche et la formation dans les soins et la santé n’ont jamais été aussi importantes, a dit la Dre Sarita Verma, rectrice, vice-chancelière et doyenne de l’Université de l’EMNO. Nous connaissons tous la complexité et la fragilité du système de santé dans le Nord de l’Ontario. L’Université de l’EMNO transformera le système pour le Nord et atteindra les communautés insuffisamment desservies comme jamais auparavant. »

Grâce à l’expansion de la formation en médecine annoncée récemment par le gouvernement de l’Ontario, les inscriptions au programme de médecine augmenteront de 47 % et les postes en résidence augmenteront de 68 % à l’Université de l’EMNO au cours des cinq prochaines années.

« En devenant une université autonome de médecine et grâce à l’expansion, nous avons un nouvel élan, et nous l’utiliserons » a déclaré la Dre Verma qui a aussi ajouté que l’Université de l’EMNO :

  • définira ce qu’est une université autonome de médecine au Canada, en montrant la voie vers la responsabilité financière et la transparence;
  • fera avancer la conversation nationale sur les soins de santé efficaces et abordables dans les régions rurales et nordiques : à quoi ils ressemblent et comment les prodiguer;
  • renforcera ses partenariats actuels et en forgera de nouveaux, et réaffirmera et approfondira son engagement envers le Nord;
  • formera davantage de médecins et d’autres fournisseurs de soins de santé pour le Nord, et les aidera à devenir des chefs de file dans leurs communautés, tout en élargissant les programmes de formation pour répondre aux besoins de la société;
  • continuera de militer pour l’équité, la diversité et l’inclusion, de lutter contre le racisme et de chercher la vérité et la réconciliation;
  • donnera la priorité à la découverte scientifique et mènera des recherches concertées dans le Nord, en plus de chercher de nouveaux partenariats pour exploiter des possibilités de pointe dans les soins primaires, la technologie éducationnelle et la santé des populations;
  • veillera à ce que la prochaine génération de médecins, de diététistes, d’adjoints aux médecins, de physiciens médicaux et d’autres formés à l’université de l’EMNO aient accès aux programmes de formation agréés de la plus haute qualité;
  • mobilisera des fonds pour apporter une aide financière à notre population étudiante au moyen de bourses d’aide et d’études.

« L’Université de l’EMNO fera tout cela et bien plus » a-t-elle affirmé.

Depuis sa création, la jeune EMNO fait œuvre de pionnière. Son modèle unique d’apprentissage régionalisé en milieu communautaire a évolué en quelque chose d’extraordinaire. Il exige de solides liens avec les communautés éloignées, rurales, autochtones et francophones et de l’engagement. L’Université de l’EMNO a des partenariats et des collaborations avec plus de 500 organismes répartis dans plus de 90 communautés et emploie plus de 1 800 membres du corps professoral de clinique, des sciences humaines et des sciences médicales dispersés dans tout le Nord de l’Ontario.

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À propos de l’Université de l’EMNO

L’Université de l’EMNO est la première université autonome de médecine au Canada et une des stratégies les plus réussies de formation et de production de main-d’œuvre en santé dans le Nord de l’Ontario. Ce n’est pas uniquement un établissement de formation en médecine. Établie expressément pour répondre aux besoins du Nord de l’Ontario en matière de santé, en plus d’encourager l’accès équitable aux soins, elle contribue au développement économique du Nord de l’Ontario. L’Université de l’EMNO compte sur l’engagement et l’expertise des gens du Nord de l’Ontario pour former des professionnels de la santé aptes à exercer dans des communautés autochtones, francophones, rurales, éloignées et insuffisamment desservies. Axée sur la diversité, l’inclusion et la défense des intérêts, l’Université de l’EMNO est un organisme primé socialement responsable réputé pour son modèle novateur de formation et de recherche régionalisées faisant appel aux communautés.

Faits sur l’Université de l’EMNO

  • L’EMNO a produit 780 médecins, dont 55 se disent Autochtones et 165 se disent francophones. En outre, 692 médecins ont suivi les programmes de résidence de l’EMNO, et plus de la moitié sont restés dans le Nord de l’Ontario.
  • Plus de 148 diététistes ont suivi le Programme de stages en diététique dans le Nord de l’Ontario (PSDNO) et 78 exercent dans le Nord de l’Ontario.
  • Par l’entremise de l’EMNO, plus de 850 étudiantes et étudiants en réadaptation ont effectué des stages en ergothérapie, physiothérapie, orthophonie et audiologie dans le Nord de l’Ontario.
  • Le programme de formation des adjoints aux médecins (AM) est offert par l’University of Toronto en collaboration avec l’EMNO et The Michener Institute of Education au Réseau universitaire de santé. Plus de 300 futurs AM ont effectué des stages dans le Nord de l’Ontario dans le cadre de la participation de l’EMNO au Consortium des adjoints aux médecins.
  • Quatre résidents ont suivi le Programme de formation en résidence en physique médicale (PFRPM) de l’EMNO et exercent maintenant comme physiciens médicaux.
  • Maintenant que la loi est entrée en vigueur, l’Université de l’EMNO constituera un nouveau conseil d’administration et un sénat.
  • Les partenariats et collaborations avec plus de 500 organismes, plus de 90 communautés et plus de 1 800 membres du corps professoral de clinique, des sciences humaines et des sciences médicales répartis dans le Nord de l’Ontario se poursuivront.
  • L’Université de l’EMNO est la première université de médecine au Canada dotée d’un Centre pour la responsabilité sociale.
  • L’EMNO fait partie des signataires de la Charte de l’Okanagan, une charte internationale pour les universités et collèges promoteurs de la santé.
  • L’EMNO demeurera à Thunder Bay et à Sudbury et misera sur ses relations de collaboration avec l’Université Laurentienne et la Lakehead University
  • L’Université de l’EMNO continuera de recevoir 90 % de ses fonds de fonctionnement directement du ministère de la Santé et des Soins de longue durée et du ministère des Collèges et Universités.

L’Université de l’EMNO entre dans les rangs des écoles de médecine du monde les mieux classées qui sont des universités autonomes pleinement agréées.

Pour obtenir d’autres renseignements, communiquez avec : communication@nosm.ca

Une diplômée de l’EMNO reste dans le Nord pour exercer à titre de physicienne médicale en clinique

Lalageh Mirzakhanian, Ph. D., fait partie des nombreuses femmes remarquables de l’EMNO qui font carrière dans les sciences et se démarque dans le domaine de la physique médicale. Cette diplômée de l’EMNO et physicienne médicale récemment agréée a suivi le Programme de formation en résidence en physique médicale de l’EMNO (PFRPM) en 2019 pour acquérir de l’expérience clinique et travailler un jour dans ce domaine. Après avoir obtenu son grade, elle a rapidement eu un poste à Horizon Santé-Nord (HSN) à Sudbury où elle a effectué sa résidence.

« J’ai toujours voulu être scientifique, dit-elle. J’ai commencé avec un grade de premier cycle en physique, suivi d’une maîtrise en physique nucléaire. Durant mes recherches pour ma maîtrise, je suis tombée sur un article d’un groupe de chercheurs en physique médicale de la McGill University. Je me suis alors intéressée à cette discipline et ai décidé de me lancer dans ce domaine. »

Après sa maîtrise et plus tard son doctorat à McGill, elle a posé sa candidature au PFRPM à l’EMNO, un programme de deux ans mené en partenariat avec Horizon Santé-Nord et le Centre régional des sciences de la santé de Thunder Bay. Le programme a récemment obtenu son deuxième agrément pour cinq ans de la Commission on Accreditation of Medical Physics Education Programs.

Le point fort de ce programme de l’EMNO est la formation en application clinique de la physique médicale qui met particulièrement l’accent sur la radio-oncologie. Les étudiantes et étudiants appliquent la physique aux processus de radiothérapie, participent à l’établissement de plans individuels de radiothérapie des patients, contribuent au calcul des doses d’irradiation, vérifient l’exactitude des traitements, en plus de participer au maintien de l’assurance de la qualité, de la sécurité radiologique, du fonctionnement du matériel et de la conformité aux règlements.  « Les étudiantes et étudiants acquièrent une richesse et un large éventail d’aptitudes pertinentes » , dit M. Michael Oliver, directeur associé du PFRPM, physicien médical à Horizon Santé-Nord et superviseur de Mme Mirzakhanian pendant sa résidence.

Mme Mirzahanian pense que ce fut une expérience conviviale où elle a pu continuer ses recherches.

« J’ai apprécié ces deux années de résidence à l’EMNO. C’est un environnement sain avec un corps professoral amical et bien renseigné. J’ai fait plusieurs stages cliniques et tous mes collègues m’ont épaulée durant la résidence. J’ai aussi eu l’occasion de visiter un autre centre de cancérologie en Ontario où j’ai appris différentes techniques spécialisées de radiothérapie et eu la possibilité de travailler sur un projet de recherche clinique. En même temps, j’ai pu rester en contact par téléconférence avec le groupe uni de résidents et de membres du corps professoral de l’EMNO. »

À la fin de sa résidence, elle a obtenu un poste à HSN : « En tant que physicienne médicale, je fournis de l’expertise clinique, veille à l’assurance de la qualité et calibre le matériel. Le plus intéressant est que j’ai davantage de responsabilités et d’interactions avec les membres de l’équipe, notamment les physiciens, les auxiliaires en physique, les techniciens en électronique, les oncologues et les radiothérapeutes ».

Mme Mirzakhanian s’attaque à des défis pressants en offrant des consultations à des membres de l’équipe qui ont besoin de solutions rapidement : « J’applique mes connaissances en physique pour assurer immédiatement la sécurité des patients et des traitements de qualité. Devenir physicienne médicale au Canada est un long parcours qui exige de nombreuses nuits d’études pour le baccalauréat, la maîtrise, le doctorat, la résidence et l’examen final d’agrément, mais c’est une carrière enrichissante qui vaut finalement tous les efforts ».

Elle encourage les personnes qui ont fait des études en physique à explorer la physique médicale, surtout si elles désirent utiliser leurs connaissances dans le secteur de la santé : « Lorsque vous aurez obtenu votre grade, vous aurez trois options pour exercer : en clinique, dans l’industrie ou dans le domaine universitaire. Si vous choisissez la physique médicale clinique, le PFRPM est une bonne façon de vous préparer et d’acquérir de l’expérience clinique. C’est un parcours harmonieux pour devenir physicienne ou physicien médical qualifié. »

Célébrons les contributions uniques du corps professoral francophone de médecine

Le corps professoral francophone de l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) vient de divers milieux francophones et est fier d’exercer la médecine en français. En ce mois de mars, le mois de la francophonie, écoutez les perspectives de quelques membres francophones du corps professoral sur leurs expériences uniques concernant le traitement de la communauté grandissante de nouveaux arrivants, immigrants réfugiés et personnes âgées et enfants francophones et franco-ontariens dans le Nord de l’Ontario.


Dre Amel Abdallah

La Dre Amel Abdallah, professeure adjointe à l’EMNO et médecin de famille au sein de l’Équipe de santé familiale de Fort William à Thunder Bay, parle français, arable et anglais. Elle a effectué ses études en français à Tunis avant de déménager au Canada, et après sa résidence en médecine familiale rurale en Alberta, elle s’est installée à Thunder Bay.

« Je suis originaire de Tunisie, en Afrique du Nord. Comme dans d’autres colonies françaises, j’ai appris le français classique à l’école élémentaire. J’ai immigré au Canada en 1985 et vécu à Montréal où je me suis familiarisée avec le français québécois. J’ai ainsi la chance de maîtriser divers dialectes et accents français. »

Elle ne parlait pas du tout anglais à son arrivée à Thunder Bay mais se souvient d’avoir immédiatement établi des liens avec la communauté francophone par l’entremise de l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario (AFNOO) pour obtenir du soutien.

« J’ai noué des liens amicaux avec des francophones de Thunder Bay et mes enfants ont fréquenté l’école d’immersion en français ». Elle a aussi de la famille en France et en Belgique, ce qui lui permet de connaître plusieurs dialectes français. La diversité est utile dans son métier. Elle se souvient d’une mère francophone qui est venue la consulter pour un problème médical délicat et voulait que son fils, alors adolescent, fasse la traduction pour elle.

« Elle était vraiment contente que je parle français car elle avait quelques symptômes génito-urinaires et était gênée de les aborder en présence de son fils. Elle était très contente que je m’adresse à elle en français et préserve ainsi la confidentialité. J’ai aussi prodigué des soins obstétriques à des patientes francophones pendant le travail et l’accouchement. Il est beaucoup plus facile de communiquer lorsque vous pouvez parler la langue de l’autre personne et pouvez comprendre ce qu’elle vous dit puis transmettre les renseignements à chaque personne engagée dans ses soins. »

Selon la Dre Abdallah, l’importance de communiquer avec des patients francophones est une valeur que l’EMNO appuie et transmet : « Je félicite l’EMNO de fournir à la population étudiante en médecine de bonnes occasions d’effectuer des entrevues en français dans les ‘séances d’aptitudes cliniques’. »


Dr Alex Anawati

« J’ai remarqué que de plus en plus d’immigrés récents dont la première langue est le français élisent domicile au Canada. Les francophones se disent souvent soulagés de pouvoir parler de leurs soucis de santé en français » affirme le Dr Alex Anawati, diplômé de l’EMNO (MD 2009), professeur agrégé, coordonnateur de la santé mondiale et médecin urgentiste à Horizon Santé-Nord (HSN) à Sudbury.

Le Dr Anawati est un francophone originaire de Sturgeon Falls qui a des racines francophones internationales : « Je parle le français canadien du Nord de l’Ontario, marqué par l’influence de mon père qui a appris le français en Égypte. Ma mère, qui a grandi à North Bay, parle aussi français. Nous avons de la famille en France et au Québec, et toutes ces influences m’aident à garder mes racines bien vivantes et diverses. »

« La diversité du vocabulaire et de la langue augmente à mesure que je l’utilise et l’écoute, que je parle avec des Franco-Ontariens du Nord de l’Ontario, des immigrants récents ou les membres de ma famille et mes amis francophones du Canada et de partout dans le monde. »

En parlant français quotidiennement au Service d’urgence de HSN, le Dr Anawati pratique l’offre active, une méthode exemplaire éprouvée utilisée pour améliorer la prestation des soins aux francophones en faisant exprès de parler d’abord en français. Il parle aussi français régulièrement avec des collègues.

« Je parle français avec des experts-conseils et d’autres membres de l’équipe de soins. En fait, j’aime beaucoup parler en français avec le personnel infirmier, les médecins, les administrateurs et les intervenants francophones. J’enrichis continuellement mon vocabulaire médical. »

« Je pense que les mots que nous choisissons et la langue que nous utilisons révèlent beaucoup sur nous. Un vocabulaire riche et l’articulation créative des idées et des pensées peuvent être inspirants. Je cherche toujours à enrichir mon vocabulaire et à trouver des moyens originaux d’établir des liens avec les gens au moyen des mots et de la langue utilisés au point de service et dans le travail de promotion des intérêts. »


Dre Meghan Cusack

« Je parle le français du Nord de l’Ontario/Sudbury mélangé au français d’Ottawa où j’ai passé dix ans lors de mes études postsecondaires » indique la Dre Meghan Cusack, professeure adjointe à l’EMNO.

« J’ai de profondes racines dans le Nord de l’Ontario grâce à de la famille qui est venue de Québec pour s’installer à Vallée-Est il y a plusieurs générations. Je parle seulement français à mes enfants maintenant car les membres francophones de ma famille sont décédés ou ont déménagé. Nous nous affairons à conserver notre culture franco-ontarienne ensemble. »

Selon la Dre Cusack, les personnes âgées, les immigrants et les enfants de foyers francophones comptent le plus sur la sensibilité linguistique du français parlé : « Ils peuvent comprendre l’anglais dans une certaine mesure, mais comme un patient me l’a dit, ‘Lorsque je suis malade, je suis malade en français’ ».

« Souvent, des patients francophones reçoivent des soins dangereux à cause de l’insensibilité linguistique. Mon but est d’éduquer la population étudiante en médecine de tous les niveaux afin d’éviter à tout prix ces pièges pour les patients. » Elle pense que le mandat de l’EMNO de promouvoir la responsabilité sociale et son engagement à faire avancer les modèles de prestation des soins dans les régions francophones, autochtones, rurales et éloignées est unique et nécessaire.

« Très peu d’établissements médicaux ont le mandat d’améliorer les soins pour la communauté franco-ontarienne. L’EMNO a récemment élargi sa capacité de soutenir la population étudiante francophone et francophile, en plus d’aider leurs collègues étudiants anglophones à reconnaître l’importance des soins respectueux de la langue et de la culture et à les prodiguer. Il y a encore des progrès à faire, mais je suis encouragée de voir que les efforts se poursuivent au fil des ans. »

« Je suis très fière des étudiantes et étudiants avec lesquels j’ai travaillé dans les années depuis que je suis chef clinique francophone au premier cycle. Ils ont fait preuve de résilience, d’engagement et de passion incroyables lors de leur formation pour mieux servir notre communauté francophone. J’attends avec plaisir l’ajout de contenu francophone supplémentaire dans le programme d’études alors que nous continuons de promouvoir la sécurité linguistique et culturelle pour tous les patients dans nos milieux de santé. »

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