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Le personnel et le conseil de l’EMNO ratifient une nouvelle convention collective de quatre ans

L’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) et la section 677 (Unité 2) du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) représentant 132 membres du personnel ont le plaisir d’annoncer la ratification de leur quatrième convention collective.

Tant les membres de la section 677 (Unité 2) du SEFPO que ceux du conseil d’administration de l’EMNO (Comité exécutif) ont voté en faveur de la ratification de la nouvelle convention collective, le mardi 19 janvier 2021.

La convention de quatre ans est en vigueur du 1er mai 2020 au 30 avril 2024. Les négociations étaient assujetties au Projet de loi 124 qui limite les hausses salariales générales. Les deux parties se sont aussi entendues sur des améliorations de la retraite et des avantages sociaux, le tout conformément au Projet de loi 124. En outre, à la lumière des mesures liées à la pandémie de COVID-19 qui exigent que le personnel travaille à domicile, les deux parties ont convenu de collaborer pour élaborer une nouvelle Politique d’arrangements de travail de remplacement au cours de la période d’application de cette convention.

La dernière convention est arrivée à échéance le 30 avril 2020, mais en raison de la pandémie, les deux parties ont convenu de reporter les négociations jusqu’à une date où elles pourraient se rencontrer en personne. Étant donné que la pandémie ne s’est pas améliorée, elles ont convenu de commencer les négociations en novembre 2020.

C’est la première fois qu’une convention collective de l’EMNO est négociée par vidéoconférence.

Les négociations étaient dirigées par Garth O’Neill (EMNO) et Len Mason (SEFPO). L’EMNO et son conseil d’administration se réjouissent d’avance de poursuivre un solide partenariat productif avec l’Unité 2 du SEFPO au cours des quatre prochaines années, et apprécient les contributions de leurs membres à la croissance et à l’innovation dans le cadre du nouveau plan stratégique, Le défi 2025 de l’EMNO.

Au nom du conseil d’administration de l’École de médecine du Nord de l’Ontario, le président, M. Robert Haché, désire remercier les membres des deux équipes de négociation qui se sont assidument affairés à conclure une entente profitable en fin de compte pour la population étudiante et les communautés du Nord. Jason Lind, président des négociations et vice-président de l’Unité 2 du SEFPO, exprime aussi sa reconnaissance pour le travail accompli par les équipes et le soutien apporté par les membres pour parvenir à une entente.

Pour en savoir davantage, communiquez avec les personnes suivantes :

Pour le SEFPO :
Jason Lind
Président des négociations et vice-président
Syndicat du personnel de l’EMNO
Unité 2, Section 677 du SEFPO
705-561-1121

Pour l’EMNO :
Joanne Musico
Directrice, Communications et relations publiques
École de médecine du Nord de l’Ontario
705-662-7169

Le conseil d’administration de l’EMNO approuve l’engagement de l’École envers l’équité, la diversité et l’inclusion en adoptant les principes directeurs à ce sujet

En raison des restrictions sur les grands regroupements découlant de la pandémie de COVID-19, l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) a tenu une réunion ordinaire virtuelle de son conseil le mercredi 2 décembre 2020.

Afin de mieux comprendre l’équité, la diversité et l’inclusion, les membres ont écouté des collègues et tiré des leçons de leurs expériences au cours d’une séance spéciale. La Dre Lana Rose Potts, diplômée de la toute première classe de l’EMNO, a prononcé l’allocution principale, et le conseil a aussi accueilli la Dre Kona Williams, la Dre Nicole Ranger, la Dre Naana Afua Jumah et Angela Recollet dont les perspectives éclaireront la stratégie de lutte contre le racisme de l’EMNO.

« L’EMNO confrontera le racisme à l’école de médecine et prônera l’action, a dit la Dre Sarita Verma, doyenne et PDG de l’EMNO. Nous remercions les présentatrices qui se sont jointes à nous pour cette discussion. Leurs points de vue sont précieux et nous chercherons des moyens d’honorer les engagements de l’EMNO et rendrons des comptes. »

Après la séance, le conseil a adopté à l’unanimité les principes directeurs de l’École qui stipulent ce qui suit :

  • Tous les membres actuels et futurs de la population étudiante, du corps professoral et du personnel devraient avoir une chance égale d’établir des liens, d’avoir un sentiment d’appartenance, de s’épanouir, d’apporter des contributions, de progresser dans leur carrière, et surtout, d’être à l’aise et d’avoir confiance en eux dans un environnement inclusif;
  • Le racisme, le racisme systémique et la discrimination ne sont pas acceptables à l’EMNO, et le conseil exprime sa solidarité, fondée sur un sentiment partagé d’humanité et de justice sociale;
  • Le conseil d’administration de l’EMNO est conscient que son rôle et son devoir sont de s’opposer, de mettre en cause, d’intervenir, de corriger les complicités et de ne pas tolérer l’institutionnalisation du racisme, de la discrimination et du colonialisme à l’EMNO, et de promouvoir ces mesures auprès de tous ses partenaires.

Par conséquent, le conseil donne son appui et demande à la Dre Verma d’intégrer des actions précises qui reflètent les valeurs de l’équité, de la diversité et de l’inclusivité et répondent au racisme, au racisme systémique et à toute forme de discrimination, d’agir et de rendre des comptes.

« Ces conversations sont essentielles pour comprendre comment mieux façonner l’expérience des études médicales pour la population étudiante de l’EMNO. C’est un travail important que le conseil est fier d’accepter et d’appuyer » a dit M. Robert Haché, Ph. D., président du conseil d’administration de l’EMNO.

La Dre Sarita Verma a fait le point sur les activités menées dans l’École, y compris sur le fonctionnement pendant la pandémie, sur la toute première visite virtuelle d’agrément au Canada, et sur les progrès réalisés dans plusieurs priorités stratégiques indiquées dans le nouveau plan stratégique quinquennal lancé le 10 novembre 2020.

La prochaine réunion du conseil d’administration est prévue pour le 7 avril 2021.

La liste complète des membres du conseil se trouve sur notre site Web à nosm.ca/board.

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L’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) est une école de médecine primée socialement responsable réputée pour son modèle novateur de formation et de recherche régionalisées. Tout en mettant l’accent sur la diversité, l’inclusion et la promotion de l’équité dans le domaine de la santé, l’EMNO compte sur l’engagement et l’expertise des gens et des communautés du Nord de l’Ontario pour former des professionnelles et professionnels de la santé qui exerceront dans des communautés autochtones, francophones, rurales, éloignées et insuffisamment desservies.

L’EMNO invite les écoles secondaires, les communautés, les écoles de médecine canadiennes et le secteur médical en général à participer à son mouvement Respect the DifferenceTM (Respecte la différence) qui met l’accent sur des changements concrets de la politique organisationnelle et la promotion d’une culture de bonté, de respect, d’inclusivité et de diversité.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec : news@nosm.ca

Ou sont-ils maintenant? Une diplômée de la toute première classe prospère dans l’exercice en milieu rural francophone

En y repensant, la Dre Lyndsay Berardi dit que l’expérience de sa mère avec le cancer du sein a enflammé son ambition de devenir médecin de famille. À l’époque, elle était une adolescente francophone de Kirkland Lake. Le diagnostic a marqué le début de nombreux voyages à Sudbury pour le traitement du cancer, et allait tracer le cours de sa carrière en médecine.

« Même si j’étais relativement jeune, j’étais très consciente de certaines inégalités dans l’accès aux soins de santé; je devais conduire trois heures et demie pour me rendre à Sudbury pour les rendez-vous en oncologie de ma mère, et il y a eu des périodes où je ne l’ai pas vue pendant six semaines parce qu’elle subissait des traitements de radiothérapie » dit-elle.

« C’est à ce moment-là qu’une carrière en médecine m’a de plus en plus attirée. Je suis allée étudier la biochimie à l’université avec la ferme intention de présenter une demande d’admission à l’école de médecine. C’était à peu près au moment de la création de l’EMNO et tout le monde dans le Nord de l’Ontario était très enthousiaste d’avoir une nouvelle école de médecine ».

« Aller à la nouvelle école de médecine est devenu mon but ultime. J’ai fait toutes mes études universitaires en me disant que je ferai partie de la toute première classe. L’objectif était d’entrer en médecine afin de pouvoir aider des gens comme ma mère en leur assurant l’accès à des soins de santé dispensés avec compassion et culturellement appropriés de la part de quelqu’un vraiment investi dans leurs soins. »

Aujourd’hui encore, la Dre Berardi affirme qu’elle s’efforce d’aider ses patients à s’y retrouver dans les méandres du système de santé : « Le système est compliqué pour les médecins, et à plus forte raison pour les patients qui ne sont pas bien et qui ont peur. C’est ce que j’ai vu arriver à ma mère et je tenais absolument à faire partie de la solution. »

La Dre Lyndsay Berardi a fait partie de la toute première classe de l’EMNO en 2005. C’est là qu’elle a rencontré son mari, le Dr Philip Berardi, membre lui aussi de la toute première classe, originaire de Sault Ste. Marie, et maintenant hématopathologiste à L’Hôpital d’Ottawa et professeur adjoint à l’Université d’Ottawa. Ils ont trois enfants et vivent à Orléans, entre Rockland et Ottawa.

Le cabinet de médecine familiale de la Dre Berardi se trouve à Rockland, une communauté rurale francophone de quelque 10 000 personnes située à environ 45 minutes à l’est d’Ottawa. Elle dit avoir été attirée par la petite communauté francophone parce qu’elle lui rappelle le Nord de l’Ontario francophone. À Rockland, elle exerce entièrement en français « ce dont je suis très fière et que je suis heureuse de pouvoir faire », dit-elle.

« Nous avons toujours eu l’intention de retourner dans le Nord de l’Ontario, mais en raison du niveau de spécialisation de Phil, les emplois pour lui étaient principalement dans les grands centres tertiaires, c’est pourquoi nous avons choisi Ottawa. C’est aussi comme ça que j’ai découvert Rockland, où je travaille comme médecin de famille depuis que j’ai terminé ma résidence en 2011. »

Elle attribue à la défense des intérêts des francophones, au programme d’études et à l’inclusivité de l’EMNO le soutien qui lui a permis d’effectuer ses études de médecine en français.

« Sans l’EMNO, je ne sais pas si j’aurais pu acquérir l’expérience dans les communautés francophones, les compétences médicales et la terminologie en français nécessaires pour continuer à exercer entièrement en français. J’aurais probablement fini par exercer en anglais. »

« Étant née et ayant grandi à Kirkland Lake dans une famille francophone, j’accordai beaucoup d’importance au maintien de la langue française. L’EMNO a toujours mis l’accent sur les soins de santé en français et les apprécie à leur juste valeur; tous les efforts ont été faits pour me permettre d’apprendre et d’exercer en français. »

« Les termes médicaux en français ne sont pas tous des mots couramment utilisés; il y a donc eu une courbe d’apprentissage au cours des dix dernières années quand je n’exerçais qu’avec des médecins et des patients francophones. Je ne pense pas que j’aurais été à l’aise si l’EMNO ne m’avait pas donné la possibilité d’apprendre la médecine en français. »

À son avis, la sensibilité culturelle est un point fort fondamental du programme de médecine de l’EMNO, tout comme l’approche de l’École en matière de compétences cliniques : « Pendant mes études à l’EMNO, j’ai eu l’occasion de me concentrer sur les compétences cliniques dès le début. C’est ce qui fait le succès de l’École. J’enseigne maintenant à des médecins en deuxième année de résidence dans des endroits comme l’University of Toronto, qui n’ont fait que lire les compétences que la population étudiante de l’EMNO a appliquées plusieurs fois. »

« Par exemple, quand je suis arrivée en résidence, j’avais fait plusieurs ponctions lombaires, alors que d’autres disaient qu’ils n’avaient fait que lire plusieurs documents à ce sujet. C’est la beauté de l’EMNO, et de la médecine rurale. C’est une approche très pratique de l’apprentissage de la médecine. Il n’existe pas non plus entre les résidents de hiérarchie dans laquelle il faut se frayer un chemin pour avoir l’occasion d’essayer. »

« Pouvoir travailler dans une communauté rurale et fournir des soins en français sont deux choses qui m’importent. J’espère que même si nous n’avons pas pu retourner dans le Nord de l’Ontario, les gens sont conscients de la valeur de pouvoir fournir des soins en français dans une communauté rurale. »

« Je me sens redevable à l’EMNO. Le programme a changé ma vie : c’est là que j’ai rencontré mon mari, et c’est là que j’ai eu du soutien pendant ma formation car les études de médecine et la résidence ne sont pas faciles. Je suis très reconnaissante au corps professoral de Sudbury d’avoir pris le temps de m’enseigner. Sans les nombreuses heures qu’il a consacrées à mon apprentissage et à la réussite de l’École, nous ne serions pas là où nous sommes actuellement dans notre vie. Je ressens ce sentiment de gratitude chaque jour et chaque fois qu’une étudiante ou un étudiant ou une résidente ou un résident travaille avec moi. Je suis très reconnaissante à l’EMNO pour cela. »

NOSM University