Le parcours de généraliste rural incite la population étudiante en médecine à rester dans le Nord
Posted on September 23, 2026
Le parcours de généraliste rural de l’Université de l’EMNO est conçu pour renforcer la main-d’œuvre médicale du Nord de l’Ontario. Maintenant dans sa cinquième année, cette initiative aide les médecins au fil de leur formation pour exercer en milieu rural.
Eric Grimm, en troisième année de médecine et la Dre Tiana Bressan, en première année de résidence, ont décidé de choisir l’Université de l’EMNO parce que le parcours les aiderait et les préparerait pour une carrière de généralistes ruraux.
« Mon intérêt pour l’exercice en milieu rural a absolument influencé ma décision de choisir l’Université de l’EMNO, affirme la Dre Bressan. Cette université faisait partie des seules écoles où je pouvais effectuer une grande partie de ma formation dans les genres de communautés où j’espère travailler, y compris dans des régions éloignées et insuffisamment desservies, tout en demeurant près de chez moi. »
Pour sa part, M. Grimm explique : « J’ai choisi l’Université de l’EMNO parce que la formation est spécialement utile pour les gens comme moi qui veulent aller en médecine générale rurale ».
Des études montrent que la population étudiante en médecine et les résidents sont très enclins à travailler sur leur lieu de formation. La population étudiante qui a des expériences cliniques positives et effectue des externats longitudinaux en milieu rural est très susceptible de choisir d’exercer en milieu rural durant leur parcours vers leur carrière.
Pour M. Grimm et la Dre Bressan, le choix de la médecine rurale est né dans leur propre environnement.
« À Kenora, j’ai senti et constaté l’effet d’un système local de santé stressé, dit M. Grimm originaire du sud de l’Ontario rural. C’est là que j’ai compris que je voulais réaliser mon rêve d’exercer à Kenora ou dans une autre communauté rurale. Il est très attrayant de pouvoir travailler dans une petite ville et d’avoir un effet positif sur la santé de bien des membres de la communauté. » Son ancienne carrière l’a amené à Kenora où il a vécu sept ans et est tombé amoureux de cette petite ville, et du Nord, avant de poser sa candidature à l’école de médecine.
Pour la Dre Bressan, originaire de Sault Ste. Marie, c’est une série de petites étincelles qui l’ont conduite vers la médecine rurale : « Avant d’aller en médecine, j’ai obtenu un baccalauréat en génie biomédical où je me suis surtout intéressée à l’adaptation de la technologie pour les milieux ruraux, éloignés et mal desservis. J’ai fini par comprendre que beaucoup de ces communautés sont près de chez moi. Une séance d’information sur le parcours de généraliste rural, la lecture de Range de David Epstein, et le fait qu’un service rural d’urgence ait sauvé la vie d’un membre de la famille ont tous été de petits éléments qui m’ont poussée vers la médecine rurale ».
Elle suit sa formation dans le programme de résidence en médecine familiale et médecine d’urgence intégrées à Sault Ste. Marie et dans la région d’Algoma où elle prévoit d’exercer la médecine rurale incluant la médecine d’urgence, les soins primaires, hospitalisme et l’obstétrique à faible risque.
Le parcours de généraliste rural, qui appuie la population étudiante depuis l’entrée à l’école de médecine jusqu’à la formation postdoctorale et dans les premières années de la carrière, est un programme d’enrichissement qui encourage la formation de l’identité professionnelle. Dès la première année du programme de médecine, la population étudiante commence à former une communauté d’exercice dans le cadre de séances en groupes du parcours de généraliste rural.
Dans le programme de médecine de l’Université de l’EMNO, une série de stages, y compris un stage culturel en milieu autochtone en première année, un stage clinique dans une communauté rurale au début de la deuxième année, l’externat polyvalent en milieu communautaire en troisième année et des options de stages au choix en milieu rural donnent à la population étudiante diverses possibilités de se faire une idée de leur carrière en médecine rurale. Tout au long de son programme de médecine, l’Université se concentre sur le Nord de l’Ontario et sur les besoins des communautés rurales.
Au-delà des stages, les étudiantes et étudiants établissent des liens et échangent avec des médecins ruraux, ont l’occasion de participer à de la recherche en milieu rural visant un but précis et à se lancer dans des activités de défense des intérêts et de leadership. Le généreux financement fourni par des donateurs leur permet d’assister à la conférence phare en régions éloignées de la Société de la médecine rurale du Canada, qui est l’occasion d’échanger avec des médecins ruraux de partout au Canada et de créer une communauté avec des homologues et des médecins ruraux de tout le pays.
Pour M. Grimm, « Cette conférence a été instructive car elle m’a fait comprendre en quoi consiste une carrière en médecine rurale. Elle m’a permis d’entrer en contact avec des médecins de tout le pays qui ont incroyablement bien accueilli un étudiant intéressé à la médecine rurale ».
Grâce à la formation à l’Université de l’EMNO et aux liens qu’ils ont établis, Eric Grimm et la Dre Bressan envisagent une carrière combinant le généralisme rural et les remplacements.
La Dre Bressan trouve que « l’exercice de la médecine peut être éprouvant, surtout dans les régions où l’on n’a peut-être pas accès à toutes les ressources ou à tous les services. Le fait d’avoir des mentors ruraux locaux, des personnes qui nous inspirent et nous encouragent à devenir des médecins compétents, confiants et expérimentés qui s’engagent dans les communautés qu’ils serviront et dont ils défendent les intérêts, a façonné et consolidé la vision de la médecin que je veux devenir ».
