Sara Duchene-Milne, préceptrice dans le PSD et fer de lance du changement dans la santé des Autochtones
Posted on June 1, 2026
Sara Duchene-Milne a consacré plus de deux décennies à l’amélioration de la santé des Autochtones au moyen des soins, de l’éducation et de la défense des intérêts. Lorsqu’elle est devenue diététiste en 2003, elle faisait partie des moins de dix diététistes autochtones du Canada.
Une préceptrice de longue date et appréciée du Programme de stages en diététique (PSD) de l’Université de l’EMNO, Mme Duchene-Milne occupe depuis peu deux postes de direction, un à l’échelle nationale et l’autre dans sa communauté sur l’Île Manitoulin. Au Noojmowin Teg Health Centre, elle est responsable de l’équipe des programmes de bien-être et de nutrition des diabétiques, et sur la scène nationale, elle apporte à la National Indigenous Diabetes Association (NIDA), qu’elle présidera pendant deux ans, les besoins et perspectives uniques du Nord de l’Ontario.
« Pour moi, la représentation et la responsabilité caractérisent les fonctions de chef de file en matière de santé des Autochtones. J’estime avoir la responsabilité d’utiliser ma voix et ma série unique de compétences pour éduquer et promouvoir la santé des Autochtones dans les cadres cliniques et communautaires » affirme-t-elle.
Mme Duchene-Milne assume le nombre remarquable de cinq fonctions de bénévole dans les domaines de la santé des Autochtones et du diabète, allant ainsi au-delà de ses responsabilités professionnelles de défense des intérêts pour faire une différence. En plus de ses fonctions de préceptrice dans le PSD et de présidente de la NIDA, travaille qu’elle offre sans rémunération, elle est aussi coprésidente des Indigenous Science and Content Stream for Diabetes Canada/CSEM Professional Conferences, rédactrice en chef associée de Diabetes Communicator Publication, et membre du conseil du Mission Committee de Diabetes Canada.
Membre du Territoire non cédé de Wiikwemkoong Unceded Territory, elle a grandi près de là à Little Current. Après avoir exercé la diététique clinique à l’hôpital pendant de nombreuses années à Sudbury, en 2021, elle est retournée sur l’Île Manitoulin pour se concentrer sur la santé des Autochtones. Éducatrice agréée en diabète et éducatrice certifiée en bariatrie, elle assume des fonctions de gestion et cliniques au centre de santé des Autochtones.
« Les diététistes autochtones ont la capacité unique de jeter un pont entre les connaissances en santé et en nutrition issues de la perspective occidentale, parce que c’est ainsi que nous avons été formés, avec une compréhension profonde de la culture et les traditions autochtones. Les diététistes autochtones comprennent également l’effet du colonialisme sur les systèmes alimentaires et les déterminants sociaux de la santé. »
« Cette perspective nous permet d’approcher la santé de manière holistique, en appuyant le bien-être physique, émotionnel, mental et spirituel et en donnant la priorité à la sécurité culturelle. La confiance et les rapports avec les patients et les communautés autochtones produisent de bons résultats, surtout dans le cas de maladies chroniques comme le diabète et l’obésité. »
Même si la représentation autochtone parmi les diététistes au Canada a augmenté au cours des 23 dernières années, leur nombre demeure faible. Un sondage mené en 2020 par Diététistes du Canada sur la démographie des diplômées et diplômés récents en diététique a indiqué que seulement 1,7 % se définissent comme membres des Premières Nations, des Inuits ou des Métis.
« La représentation autochtone dans la profession est insuffisante, mais pourtant, la demande est élevée, surtout pour la prestation de soins primaires respectueux de la culture dans des domaines comme la gestion du diabète et la souveraineté alimentaire » explique Mme Duchene-Milne.
Elle fait une différence en offrant de la formation aux diététistes afin d’améliorer la confiance, les rapports et la sécurité culturelle lors des évaluations de patients autochtones. La formation intitulée « Practice Pearls for Indigenous Clinical Interactions » a été offerte deux fois aux stagiaires ainsi qu’à la conférence nationale de Diabetes Canada de 2024.
« Lorsque je suis devenue diététiste en 2003, il n’y avait que quelques diététistes autochtones au Canada et j’étais très honorée d’en faire partie. L’appartenance à un si petit groupe a façonné ma motivation, ma détermination et ma perspective et m’a poussée à devenir une meilleure clinicienne, éducatrice et militante pour la santé des Autochtones » conclut-elle.
Dans son travail de préceptrice pour le PSD, elle encadre la prochaine génération de diététistes et renforce les soins respectueux de la culture dans le Nord.
