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Résidence et voyages en voiture

Posted on July 11, 2023

Le Nord de l’Ontario resplendit de la chaleur et de la luminosité de l’été : journées chaudes, parfois humides, et nuits fraîches avec des teintes brillantes de rose, de violet, de jaune et de bleu dans le ciel au-dessus de nos cours. C’est le moment idéal pour les voyages en voiture, tant pour les nouveaux résidents et résidentes que pour moi.

L’été marque la fin de l’année universitaire du programme de médecine et le début de l’année de formation postdoctorale. L’Université de l’EMNO accueille cette année 81 résidents et résidentes, nouveaux et qui reviennent, dans les communautés du Nord de l’Ontario. La transition vers la résidence peut être à la fois palpitante et terrifiante. Durant vos études de premier cycle, vous travaillez sous étroite supervision, ce qui change en résidence. Pendant la résidence, vous devez non seulement démontrer vos connaissances, mais aussi diagnostiquer et traiter des personnes, y compris rédiger des ordonnances qui peuvent avoir des conséquences vitales ou mortelles. Au début, cela peut être accablant, mais à mesure que vous acquérez de l’expérience, votre confiance s’améliore. Le stress ne diminuera pas nécessairement, mais vous apprendrez à mieux le gérer.

Cet article, « A Day in the Life of a PGY1 Internal Medicine Resident: On Internal Medicine Wards,» est très éclairant. Malgré les divers efforts déployés pour éviter l’épuisement professionnel, pour équilibrer la vie et le travail, et les mesures de protection prévues dans le contrat entre les hôpitaux et Professional Association of Residents of Ontario (PARO), les longues journées et les lourdes charges de travail pendant la formation postdoctorale persistent. La culture médicale clinique est également très hiérarchisée et souvent inutilement sévère. Parfois, les médecins praticiens formés dans un environnement basé sur les principes d’apprentissage du passé (comme « voir une chose, faire une chose, enseigner une chose ») suivent encore ces préceptes, et dédaignent les normes contemporaines de formation qui exigent un environnement d’apprentissage sûr et positif. L’Université de l’EMNO a clairement défini les exigences en matière de sécurité, y compris de sécurité psychologique des résidentes et résidents, dans cette politique (en anglais seulement).

Dans un monde idéal, chaque échange dans les soins de santé serait psychologiquement sûr, toutes les parties jouissant de la dignité d’une interaction respectueuse. L’Université de l’EMNO joue un rôle de premier plan à cet égard en apprenant aux membres des professions de la santé à fournir des soins culturellement compétents. Grâce à la générosité et à l’engagement de nos nombreux partenaires, un point marquant de notre programme d’études sont les multiples expériences et l’apprentissage dans des communautés francophones et autochtones, ainsi que dans des environnements ruraux et éloignés. Depuis le début, l’Université de l’EMNO défie l’enseignement traditionnel, ce qui fait que les organismes d’agrément et de financement ont du mal à comprendre la complexité et les coûts d’un modèle régionalisé faisant appel aux communautés. Aucune autre école de médecine canadienne n’offre de formation dans plus de 90 communautés réparties sur une superficie de 800 000 kilomètres carrés. Mais plutôt que d’adopter une approche « toute faite » pour offrir des programmes professionnels de santé, l’Université de l’EMNO a élaboré de nouvelles stratégies d’enseignement pour répondre aux besoins de la population du Nord de l’Ontario.

Aujourd’hui, en tant que première université autonome de médecine du Canada, et face à une expansion majeure et à la croissance des programmes de santé, l’Université de l’EMNO se trouve dans une position singulière pour pousser cette philosophie encore plus loin, c’est-à-dire pour « jeter les vieilles règles du jeu », et plutôt innover pour l’avenir et ce que la loi appelle notre « mission particulière ». Nous avons l’intention de devenir une « université écologique », une université profondément et éthiquement consciente de la société qui nous entoure et en réseau avec elle. Comme les doigts de deux mains qui s’entrelacent, nous nous efforcerons d’offrir nos programmes à la population étudiante de tout le Nord de l’Ontario, en la jumelant à un large éventail de partenaires pertinents et mutuellement interdépendants qui généreront des solutions locales et répondront directement aux besoins de la société.

L’une des joies de mon travail réside dans les voyages en voiture et dans la possibilité de passer du temps dans les communautés de l’Université de l’EMNO sur son grand campus qu’est le Nord de l’Ontario, ces communautés qui servent de salles de classe à la population étudiante. En juillet, j’irai à Atikokan, Fort Frances, Kenora, Sioux Lookout, Wawa et Sault Ste. Marie. Ces rencontres quasi annuelles avec la population étudiante, le corps professoral et le personnel administratif ont renforcé le fait que l’Université de l’EMNO dépend fortement du travail de nombreuses personnes remarquables à l’extérieur des quatre murs de nos campus principaux de Thunder Bay et de Sudbury. Surveillez mon prochain blogue où je partagerai quelques photos et une mise à jour. Un grand merci à Jacalyn Cop-Rasmussen, Vin Auld et d’autres personnes qui ont géré la complexité des préparatifs de la tournée de la rectrice.

Fin juin, j’ai effectué un voyage d’un genre différent : j’ai eu le plaisir d’aller à la Cape Breton University (CBU). En janvier de cette année, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse a annoncé que la CBU serait le site d’un nouveau campus médical de 30 places établi en partenariat avec la faculté de médecine de la Dalhousie University. Gina Kennedy et moi-même avons rencontré le Dr Kevin Orrell, doyen associé par intérim et conseiller spécial du recteur, la professeure Tanya Brann-Barrett, Ph.D., vice-rectrice associée à l’enseignement et à la recherche, ainsi que l’équipe de la CBU qui s’efforce de remédier à la pénurie de médecins. Ce fut un honneur de discuter du modèle d’enseignement et de recherche régionalisé faisant appel aux communautés de l’Université de l’EMNO. Comme toujours, nous avons mis l’accent sur l’expérience étudiante, l’engagement de la communauté et notre vision commune d’un corps médical prospère.

Ainsi, comme le chantait Nat King Cole de son inimitable voix de baryton, voici « Those Lazy, Hazy, Crazy Days of Summer » (ces journées d’été paresseuses, brumeuses et folles). Soyez prudents, amusez-vous et profitez de la beauté du Nord de l’Ontario lorsque vous le pouvez.

Merci, miigwetch, thank you, marsi,

Dre Sarita Verma
Rectrice, vice-chancelière, doyenne et PDG
Université de l’EMNO

Si vous avez des commentaires, envoyez-les à president@nosm.ca et suivez-moi sur Twitter @ddsv3.

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Séance de réflexion du Groupe de la haute direction

Plus tard cette semaine, le Groupe de la haute direction tiendra une réunion virtuelle pour parler de l’avenir de l’Université de l’EMNO et commencer à discuter du prochain plan stratégique pour 2025-2030. Quatre piliers clés seront à l’ordre du jour : enseignement, recherche, relations avec le secteur clinique et le corps professoral, et infrastructure. Le groupe sera divisé en quatre équipes qui exécuteront chacune un exercice de visualisation afin de déterminer les principaux objectifs qui éclaireront le prochain plan stratégique.



Félicitations aux diplômées et diplômés du PSDNO

Le Programme de stages en diététique dans le Nord de l’Ontario (PSDNO) de l’Université de l’EMNO célèbrera sa toute nouvelle promotion le jeudi 27 juillet. C’est la 16e classe du PSDNO, qui est le fruit d’une collaboration avec de nombreux précepteurs, communautés et établissements du Nord de l’Ontario. Le PSDNO est un programme professionnel agréé à l’échelle nationale qui offre une expérience pratique en diététique et permet ainsi aux stagiaires d’acquérir les Compétences intégrées pour l’enseignement et la pratique de la diététique exigées pour commencer à exercer la profession. En comptant la promotion de cette année, l’Université de l’EMNO a produit 197 diététistes agréés. Un point marquant est que la totalité des diplômées et diplômés de 2022 exercent dans le Nord de l’Ontario. Félicitations à nos nouveaux diplômés et diplômées du PSDNO et à toute l’équipe de ce programme pour le travail exceptionnel qu’elle accomplit afin de faire de ce programme l’un des meilleurs au Canada.


Félicitations au récipiendaire de l’Ordre du Canada 

Au nom de l’Université de l’EMNO et du conseil d’administration, nous félicitons M. John Beaucage qui a reçu l’Ordre du Canada pour son leadership et son engagement exemplaires dans la promotion du bien-être et de la prospérité des communautés autochtones au Canada. Son engagement dans le service public est un exemple à suivre pour nous tous. M. Beaucage est membre du conseil d’administration de l’Université de l’EMNO et citoyen de la Première Nation de Wasauksing. L’Ordre du Canada est l’une des plus hautes distinctions honorifiques du pays. Il est décerné à des personnes dont les services façonnent notre société, dont les innovations stimulent notre imagination et dont la compassion unit nos communautés. Nous remercions M. Beaucage pour son engagement et ses contributions exceptionnelles qui ont été bénéfiques pour notre communauté et notre conseil d’administration.