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Collaboration internationale entre des chercheurs de l’EMNO et des organismes autochtones pour réduire un trouble infantile chronique commun

Partenariat de scientifiques canadiens, australiens et néo-zélandais

Une professeure agrégée de l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) participe à une nouvelle étude unique visant spécialement les femmes enceintes autochtones. L’étude débutera au printemps dans plusieurs communautés de l’Ontario et du Manitoba et aura pour but de réduire les disparités qui existent entre les enfants des Premières nations et ceux de la population en général en matière de caries dentaires infantiles.

Le volet canadien de cette étude bénéficie d’une subvention de presque 1,2 million de dollars des Instituts de recherche en santé du Canada. Elle consiste en des interventions cliniques, notamment le traitement et des applications de fluorure, mais aussi comportementales, y compris de la prévention et de la motivation. Les résultats seront comparés à ceux des équipes partenaires australiennes et néo-zélandaises.

L’étude exige une collaboration étroite entre les communautés autochtones et les chercheurs universitaires. La Dre Pam Williamson, directrice générale du Noojmowin Teg Health Centre et elle-même autochtone, a expliqué : « En 2004, le Noojmowin Teg Health Centre a mené une étude sur la santé buccale des enfants de notre circonscription sur l’Île Manitoulin et a constaté un très grand nombre de caries dentaires chez les enfants autochtones. Cela nous a incités à accepter l’invitation à nous joindre à ce projet. Nous pensons que la participation des femmes et des enfants de notre région aidera à briser le cycle de la carie dentaire chez les enfants et qu’elle pourrait même avoir un effet positif sur toute la famille ».

Marion Maar, Ph. D., professeure agrégée à l’EMNO et collaboratrice à cette étude internationale, travaille depuis plus de douze ans avec des Premières nations du Nord de l’Ontario dans le cadre de la recherche en santé, et participera aussi au projet sur l’hygiène dentaire du centre Noojmowin Teg à Manitoulin. « Les troubles dentaires peuvent être très douloureux et empêcher les enfants de manger, de jouer et de dormir. Cependant, la douleur n’est qu’un
élément du problème. Elle peut aussi être liée à des otites, à l’obésité et au faible amour-propre. Le traitement des enfants est souvent coûteux car il doit se faire sous anesthésie générale. Je me réjouis d’élargir mon intervention dans la santé des enfants autochtones pour inclure les Premières nations du Nord de l’Ontario et des Autochtones de partout au monde pour trouver une solution à un problème qui a des incidences sur le bien-être de tant d’enfants »
a-t-elle déclaré.

Selon la chercheuse principale, la Dre Herenia Lawrence, de l’University of Toronto : « Nous espérons qu’en travaillant en partenariat avec des communautés autochtones du Canada, nous pourrons créer une intervention qui réduira la nécessité des traitements dentaires des jeunes enfants et motivera les mères à adopter des pratiques d’hygiène dentaire préventives. Notre but à long terme est
de concevoir une intervention appropriée à la culture qui réduira le fardeau de la maladie dentaire et les iniquités en matière de santé parmi les enfants autochtones d’âge préscolaire des pays participants, et qui pourra s’appliquer à d’autres populations où les caries dentaires infantiles sont nombreuses ».

Quatre autres universités canadiennes s’allieront à l’EMNO pour cette étude : l’University of Toronto, l’University of Manitoba, l’University College of the North et l’University of Waterloo. Cette étude qui durera cinq ans est intitulée Reducing Disease Burden and Health Inequalities Arising From Chronic Dental Disease Among Indigenous Children: An Early Childhood Caries Intervention (réduction du fardeau de la maladie et des iniquités en matière de santé découlant de troubles dentaires chroniques des enfants autochtones :
intervention sur les caries de la petite enfance).

L’École de médecine du Nord de l’Ontario se fait un devoir de former des médecins et des professionnels de la santé chevronnés, et d’acquérir une réputation internationale de chef de file dans l’enseignement et la recherche axés sur l’apprentissage et sur la participation des collectivités.

La classe de 2011 franchit un pas de plus vers l’exercice de la médecine

Pour la deuxième fois, toute la classe de l’EMNO obtient un jumelage en résidence dès le premier essai

Plus tôt cette semaine, l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) a appris que tous les étudiants en médecine de sa classe de finissants de cette année ont obtenu un jumelage dans des programmes de résidence du Canada dès leur premier essai. C’est la deuxième fois en plus de dix ans que l’EMNO est la seule école de médecine du pays dont les étudiants sont jumelés dès la première ronde du Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS).

Dans sa dernière année d’études de médecine au Canada, chaque étudiant doit présenter une demande de formation en résidence afin de devenir médecin à part entière. Les programmes de résidence postdoctorale sont offerts dans diverses disciplines (p. ex., médecine familiale, pédiatrie, orthopédie, chirurgie, anesthésie, etc.) dans toutes les écoles de médecine canadiennes et durent de deux à cinq ans ou plus. Après avoir posé leur candidature dans la discipline et à l’école de médecine de leur choix, et après une entrevue, les étudiants et le programme qu’ils désirent se classent mutuellement par ordre de préférence par l’entremise du Service canadien de jumelage des résidents. En fonction des classements, ce service jumelle les étudiants avec des programmes de résidence postdoctorale de partout au pays.

La Dre Lisa Graves, doyenne associée responsable de la formation en médecine du premier cycle à l’EMNO, pense que les résultats du jumelage du CaRMS de cette année montrent une fois de plus l’estime dont nos étudiants jouissent dans le pays : « Le jumelage au premier essai de nos étudiants pour la deuxième fois témoigne de la formation et de la préparation qu’ils suivent dans le modèle de formation médicale distribuée, axée sur l’apprentissage et faisant appel à la communauté établi à l’École de médecine du Nord de l’Ontario. Je félicite les étudiants et leur souhaite bonne chance dans la prochaine étape pour devenir des médecins à part entière ».

« Je félicite sincèrement chaque étudiant de la classe finissante de 2011 qui a travaillé consciencieusement pour acquérir les connaissances, les compétences et l’expérience pour devenir des médecins hautement qualifiés pour exercer dans le Nord de l’Ontario et ailleurs, a déclaré le Dr Roger Strasser, doyen de l’EMNO. Il est important d’applaudir les efforts inlassables des médecins, du corps professoral et du personnel de l’EMNO qui ont beaucoup contribué à ce succès. Avec leur appui, nous travaillons pour réaliser la vision de notre école : Formation et recherche novatrices pour l’amélioration de la santé dans le Nord. »

Plus de 60 p. 100 de la classe de finissants de cette année ont obtenu un jumelage dans un programme de médecine familiale. Beaucoup continueront leurs études dans le Nord de l’Ontario en effectuant leur résidence dans divers programmes de formation postdoctorale de l’EMNO. Le reste représentera l’école dans le pays dans des programmes de résidence d’autres écoles de médecine et, dans certains cas, suivront une formation spécialisée qui n’est pas offerte dans le Nord de l’Ontario. Les étudiants sont jumelés notamment dans les spécialités suivantes : médecine interne, ophtalmologie, médecine d’urgence, radio-oncologie, orthopédie, psychiatrie et pathologie.

Nomination de Lori Livingston au conseil d’administration de l’EMNO

Une réunion ordinaire du conseil d’administration de l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) a eu lieu le mercredi 9 mars 2011 à la fois par lien vidéo et téléconférence.

Les membres ont approuvé le rapport financier de la période de neuf mois se terminant le 31 décembre 2010 et un nouveau membre a été nommé au conseil d’administration. Il s’agit de Lori Livingston, doyenne de la faculté des sciences de la santé et du comportement de la Lakehead University à Thunder Bay. Le conseil est constitué de 35 membres de tout le Nord de l’Ontario et Mme Livingston a été nommée par le ministère de la Formation et des Collèges et Universités.

Le conseil a reçu les rapports de plusieurs de ses comités, notamment des finances et de la vérification, de la surveillance de la qualité, exécutif, de la gouvernance, des nominations et de l’avancement.

Il a également reçu les rapports du Conseil de l’enseignement, du Groupe témoin autochtone et du Groupe consultatif francophone.

La prochaine réunion du conseil d’administration de l’EMNO est la séance annuelle de réflexion prévue du 12 au 14 mai 2011 à Sioux Lookout (Ontario).

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

news@nosm.ca

NOSM University