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Conseils de l’EMNO sur la santé mentale pour les étudiants en médecine

Si vous sentez dépassé(e), demandez de l’aide. L’EMNO est ici pour vous aider. Nick Alderton est agent principal des affaires étudiantes à l’EMNO et titulaire d’une maîtrise en psychologie du sport appliquée de l’Université d’Ottawa; son point fort est de conseiller des athlètes de haut calibre. Il établit des parallèles entre eux et les étudiants en médecine très performants qu’il voit dans son travail – les deux aiment la compétition et la pression, ce qui peut parfois être accablant.

1. Soyez conscients de votre humeur et reconnaissez les signes d’anxiété et de stress élevés.

« Les gens peuvent parfois sentir davantage de pression pour diverses raisons, mais souvent, chez les étudiants et les athlètes très performants, il est facile d’envisager une situation catastrophique (de penser aux pires résultats de ce que qui se passera si vous ne réussissez pas quelque chose en particulier), ou d’exagérer les résultats négatifs de ce qui pourrait arriver » explique M. Alderton. Il pense que vous devez avoir conscience de ce sentiment qui se manifeste souvent par des pensées négatives.

Avoir conscience que vous voyez tout sous un angle catastrophique est un signe qu’il faut demander conseil ou du soutien. Penser au pire est ce qu’on appelle une

« distorsion cognitive ». Une personne qui envisage le pire attend habituellement un résultat défavorable d’un événement et se dit que ce sera un désastre1.
Cela peut parfois arriver pendant des périodes de stress ou de pression accru pendant l’année universitaire. Par exemple, un étudiant peut se dire : « Si j’échoue à cet examen, je ne vaux rien » ou « Si je ne trouve pas de jumelage du CaRMS, ma carrière est finie et je devrai abandonner ».

2. Concentrez-vous sur le moment présent et les très petites étapes à franchir

« Cette démarche est utile car elle permet de revenir au moment présent. De plus, pensez aux très petites étapes que vous pouvez franchir maintenant pour aller de l’avant. »

M. Alderton dit qu’une bonne technique est d’avoir une idée claire de ce que vous essayez d’accomplir chaque jour et de décortiquer la tâche : « Si vous vous concentrez sur les toutes petites étapes, cela vous aidera à gérer vos idées noires et à vous concentrer de nouveau sur le résultat désiré ».
1 https://www.medicalnewstoday.com/articles/320844.php

Il ajoute qu’une stratégie que le Bureau des affaires étudiantes emploie est d’obliger les étudiants de première année à se prêter à un entretien pour vérifier comment ils se tirent d’affaires et s’accommodent du nouvel environnement.

3. N’oubliez pas que vous contrôlez seulement certaines actions et certains résultats.

« Il suffit parfois de voir ce que vous pouvez et ne pouvez pas contrôler. Rappelez-vous que vous faites de votre mieux dans chacun de vos cours, dans chacun de vos stages et dans vos expériences cliniques… mais que vous ne contrôlez pas le lieu où vous aurez un jumelage. Vous pouvez seulement vous présentez du mieux que vous pouvez car en fin de compte, c’est tout ce que vous pouvez contrôler » affirme M. Alderton.

4. N’ayez pas l’idée fixe d’être le meilleur.

Les athlètes très performants ont l’habitude d’avoir une très bonne opinion d’euxmêmes et souvent, s’évaluent naturellement par rapport aux autres. La même remarque vaut pour les étudiants en médecine qui réussissent bien et sont « habitués à être les premiers de leur classe. Ils arrivent ensuite à l’école de médecine où ils se joignent à un groupe d’autres étudiants qui sont aussi habitués à exceller. J’ai vu cela dans beaucoup de sports, et c’est une transition pour tous lorsque vous ne vous distinguez plus car tout le monde est le premier de sa classe. Il peut être difficile de s’adapter ».

M. Alderton rappelle aux étudiants en médecine qu’ils ont déjà accompli quelque chose. Ils ont été acceptés à l’école de médecine pour une raison.

« Le principal est de comprendre que vous êtes à votre place ici et que vous n’avez pas besoin d’être le meilleur. Vous n’avez pas besoin d’avoir le sentiment d’être plus intelligent que tout le monde. Juste le fait d’être ici est un accomplissement en soi. Et la compétition est terminée à ce stade, il faut trouver ce qui vous convient le mieux, sans essayer de surpasser tout le monde . »

5. Envisagez de suivre une formation unique en santé mentale qui peut se révéler utile au travail et ailleurs

Alderton encourage les étudiants à chercher des ressources qui les aideront à s’instruire sur leur propre santé mentale. Par exemple, un comité dirigé par des étudiants offre une formation sur les compétences appliquées en prévention du suicide, intitulée ASIST, pour améliorer la sensibilisation. Si le programme ASIST ou les premiers soins en santé mentale ou des cours communautaires vous intéressent, adressez-vous au Bureau des affaires étudiantes.

6. Essayez de tenir un journal pour approfondir vos réflexions.

Le Bureau des affaires étudiantes de l’EMNO encourage une autre stratégie : tenir un journal. Les étudiants apprennent l’utilité de tenir un journal personnel pendant toutes leurs études afin de réfléchir sur leurs expériences. Il les aide à bien comprendre ce qui se passe. C’est vraiment un bon moyen de déterminer le type de médecin que vous aimeriez devenir et les objectifs que voulez atteindre.

« Cette stratégie peut également vous aider à développer votre personnalité en tant que médecin et à songer aux types d’environnement qui vous conviennent le mieux, en plus de vous aider à assimiler des expériences difficiles. C’est par conséquent un bon outil d’apprentissage et pour la santé mentale ».

7. Conservez des liens avec votre réseau de soutien en dehors de l’école.

Un autre conseil clé de M. Alderton est d’encourager les étudiants en médecine à conserver leurs passe-temps et intérêts ainsi que des liens avec leur famille et leurs amis.

« Je pense qu’il est important d’avoir une vie en dehors de l’école et de conserver vos amis qui ne sont pas en médecine. Si tous vos amis sont à l’école de médecine et font face aux mêmes défis, vos propres défis peuvent être accentués. »

Vos passe-temps, les pauses mentales, les choses de la vie qui vous distraient, vous permettent de vous renouveler ou vous apportent du bien-être vous aident à mettre les choses en perspective. Un changement d’environnement peut être salutaire.

« Dans les sports, nous faisons l’analogie avec une plante qui ne prospère pas. Parfois, il faut la rempoter et la changer d’environnement. La même remarque vaut pour les gens. »

8. Surveillez-vous en prenant rendez-vous au Bureau des affaires étudiantes pour effectuer une vérification.

Si vous avez besoin de conseils ou d’aide pour la vie étudiante quotidienne, prenez rendez-vous avec le Bureau des affaires étudiantes. Les étudiants en médecine et autres de l’EMNO ont aussi accès au programme d’aide Morneau Shepell et à des conseillers en santé mentale de la Lakehead University et de l’Université Laurentienne.

Dix bons conseils de survie : recette de l’EMNO pour prendre soin de soi

J’entame mon sixième mois à mon poste et malgré mon programme chargé de voyages et de réunions, je me rends compte qu’il est maintenant temps de faire le point et de donner l’exemple des bons soins de soi.

Le temps est très précieux. Je recommande consciemment de prendre le temps de s’exercer à prendre soin de soi. Étant moi-même novice sur ce point, j’ai demandé des conseils à vous transmettre à la veille du temps des fêtes.

décembre 3, 2019

La perspective unique d’un étudiant en diététique

 

Tayler Sorensen a toujours su qu’il voulait faire carrière dans les soins de santé, et sa propre expérience de santé l’a motivé à le faire.

« Je suis diabétique insulinodépendant (type 1). Lorsque vous recevez le diagnostic la première fois, le processus est un peu effrayant, explique-t-il. C’est un lent processus d’apprentissage, et si votre équipe de soins vous offre un bon système de soutien, vous pouvez apprendre beaucoup. »

Sorensen a posé sa candidature au Programme de stages en diététique dans le Nord de l’Ontario (PSDNO) après avoir obtenu son baccalauréat en sciences de l’alimentation, de la nutrition et de l’activité physique à l’University of Prince Edward Island.

« Avant d’aller à l’université, j’ai demandé à ma diététiste comment devenir diététiste et elle m’a suggéré le PSDNO. Je savais que je suivrais ce programme. »

« J’ai posé ma candidature au PSDNO peu après mon retour de voyage à Samoa. J’y ai passé quatre mois pour acquérir une expérience unique dans le domaine de l’alimentation et de la nutrition en faisant du bénévolat pour un organisme appelé « Projects Abroad ». J’ai aussi fait du bénévolat avec une diététiste de l’équipe de santé familiale Harbourview à Thunder Bay pour élargir mon expérience. »

Sorensen est heureux d’apporter son expérience personnelle du diabète insulinodépendant à son rôle : « Je peux facilement établir des liens avec d’autres patients diabétiques. Vivre avec une maladie chronique donne une perspective unique et je peux montrer que les gens peuvent avoir une vie très enrichissante tout en étant diabétique insulinodépendant. »

Il souligne qu’il faut manger des fruits, des légumes, des haricots et des repas à base de plantes afin d’augmenter les sources de fibres. Il recommande également d’utiliser des options naturelles pour traiter l’hypoglycémie, comme des fruits secs pour augmenter la quantité de vitamines, mais il comprend que c’est habituellement sur les aliments facilement disponibles que la plupart des gens se tournent.

« Je recommande habituellement des options saines pour traiter l’hypoglycémie. Dans les pires scénarios, il est possible d’acheter des comprimés de glucose Dex dans la plupart des pharmacies. » Il en prenait quand il travaillait de longues heures pour éteindre des incendies de forêt pendant l’été dans le Nord de l’Ontario.

En tant qu’étudiant, il se porte volontaire pour essayer certains nouveaux dispositifs novateurs commercialisés. Pendant son stage récent à Dryden, il a eu l’occasion d’essayer le système de surveillance du glucose en continu Dexcom G6. Il s’agit d’un émetteur portable de surveillance du glucose qui est relié à un capteur fixé sur l’abdomen et peut être porté en permanence pendant dix jours. L’émetteur transmet les données au dispositif personnel et indique quand le taux de glucose augmente ou baisse afin de le contrôler plus facilement et de le prévoir plus efficacement.

« L’appareil a assez bien fonctionné. Il lui a fallu toute une journée pour se calibrer à mon corps. La glycémie peut fluctuer, et comme l’appareil se trouvait sur l’abdomen, au lieu de me piquer régulièrement le doigt, il a été intéressant et pratique d’observer les résultats en temps réel sur mon téléphone. Étant donné que l’appareil enregistrait aussi la nuit, je pouvais voir le matin si des changements de traitement étaient nécessaires sans avoir à me réveiller constamment. »

« La seule chose que je dirais au sujet de la technologie est qu’il ne faut pas s’y fier entièrement et qu’il ne faut pas ignorer les signaux que votre corps vous envoie. Il est encore important de se fier à une impression et d’avoir un plan de secours juste au cas. » De même, il dit que les appareils sont coûteux et que certains ne sont pas encore subventionnés, notamment pour les personnes non-insulinodépendantes (type 2).

Les étudiants comme M. Sorensen peuvent partager des expériences comme celles-ci avec leurs camarades de classe. Il dit qu’il a tiré beaucoup de leçons sur la gestion du diabète, les valeurs traditionnelles et ce qui influence les choix alimentaires dans la communauté lors de son stage à Dryden, où il a desservi la Première Nation de Wabigoon Lake et la Première Nation de Eagle Lake.

Sorensen espère intégrer ses connaissances intimes du diabète à ses expériences de stagiaire en diététique et à la composante sur l’exercice de sa formation en sciences de l’activité physique. Il a l’intention d’utiliser l’ensemble de ces compétences pour promouvoir la planification et le choix d’un mode de vie sain chez les patients dans le Nord.

« Je veux fusionner les lignes de ces domaines des soins de santé et aider surtout les autres à réduire leur risque de développer une maladie chronique. De plus, quand on est organisé et diligent, une maladie chronique n’empêche pas de mener une vie très satisfaisante » conclut-il.

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