Télétravail

Un étudiant de l’EMNO originaire de Timmins souhaite y exercer la médecine

Posted on November 3, 2021

Sébastien Labelle est un étudiant francophone en deuxième année de médecine à l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO). Il possède un baccalauréat ès sciences biomédicales de l’Université d’Ottawa où il a étudié uniquement en français.

« Je craignais un peu d’aller à l’EMNO pour faire des études en anglais pour la première fois, mais elle m’a apporté beaucoup de soutien. L’équipe des Affaires francophones de l’École, en particulier Danielle Barbeau-Rodrigue et Laïla Faivre, m’ont magnifiquement épaulé et ont veillé à ce que j’effectue des stages en français » explique-t-il.

Sébastien dit que sa famille l’a inspiré, notamment, son oncle, chirurgien à Timmins, et plusieurs parents qui ont dû aller se faire soigner ailleurs et pour qui la prestation de soins en anglais présentait des difficultés.

Même si le programme est enseigné en anglais, Sébastien parle toujours en français avec ses camarades de classe francophones quand il est à Thunder Bay. Il apprécie de pouvoir assister à des séances en français qui portent entre autres sur la terminologie médicale et d’apprendre comment effectuer une anamnèse en français. Il a aussi été agréablement surpris par le nombre de personnes désireuses d’en apprendre davantage sur les soins en français.

« J’ai remarqué que beaucoup d’étudiantes et étudiants anglophones demandent à observer comment nous interrogeons les patients et consignons leur histoire en français. » Il apprécie l’intérêt réel de ses camarades de classe pour le dialecte franco-ontarien, la terminologie médicale en français et l’offre active.

Sébastien fait actuellement partie d’une équipe de recherche qui interrogera des diplômées et diplômés francophones de l’EMNO pour déterminer comment avoir participer aux séances en français a façonné leurs expériences d’apprentissage, leur identité étudiante et leurs décisions concernant leur carrière. Il espère que cette étude donnera lieu à des recommandations pour améliorer le programme en français de l’École.

« Même si je craignais d’étudier en anglais pour la première fois de ma vie, j’ai choisi l’EMNO parce que je savais que je voulais exercer dans le Nord de l’Ontario et que j’aurais des possibilités de parler en français tout au long du programme de médecine. En tant que francophone, j’ai une voix à l’EMNO. »

L’été dernier, Sébastien a effectué un stage à Timmins, sa ville natale. « J’espère vraiment continuer à côtoyer des médecins francophones. J’apprécie que l’EMNO mette l’accent sur les problèmes de santé des Autochtones et des francophones. C’est inspirant de voir des diplômées et diplômés de l’EMNO retourner dans leur communauté, comme la Dre Shyanne Fournier. » La Dre Fournier est diplômée francophone de la promotion de 2021 de l’EMNO et a commencé sa résidence en médecine familiale à Hearst en juillet.

« Beaucoup de patients francophones n’ont pas de médecin de famille, encore moins un médecin qui parle leur langue. Je veux faire partie de la solution, dit Sébastien. Je connais quelques personnes qui posent leur candidature dans le volet des admissions francophones de l’EMNO. Je sais qu’elles se sentiront épaulées, tout comme je l’ai été dès le premier jour. Je me sens chez moi ici. »

Son but a toujours été de retourner à Timmins où il prévoit d’exercer la médecine et d’offrir le plus possible de soins en français.