Télétravail

Écouter, apprendre et oser diriger

Posted on October 20, 2021

Ces six dernières semaines, j’ai eu le plaisir de voyager dans le Nord de l’Ontario pour mener une vaste consultation sur l’Université de l’EMNO. J’ai rencontré des chefs de file, des médecins enseignants, des médecins résidents, des étudiantes et étudiants en médecine, des diplômées et diplômés, des chercheuses et chercheurs en milieu communautaire et bien d’autres personnes. Pour moi, ce fut une question d’écouter, d’apprendre et de respecter, et fait important, de transparence et de conversations honnêtes.

Sur notre parcours pour devenir l’Université de l’EMNO, notre consultation publique consiste à employer un vaste éventail de stratégies pour encourager la confiance qui est un élément essentiel de l’engagement à long terme et durable. La confiance va de pair avec des relations qui respectent le droit des partenaires d’être informés et de pouvoir agir. Les partenaires actuels ont besoin de participer à l’établissement de la vision de l’EMNO et les nouveaux partenaires ont besoin de se joindre au mouvement. Notre objectif ultime est la réciprocité, c.-à-d., des relations mutuellement bénéfiques avec les partenaires et les communautés du Nord de l’Ontario. L’Université de l’EMNO aura des incidences énormes au fil de sa progression et misera sur ses succès.

Le problème est que nous sommes entrés dans une ère de déclin de la confiance, à divers degrés et dans tous les types d’organismes. La concurrence effrénée peut parfois brouiller ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Mais cela est un moyen dépassé de tirer parti de la réussite. À mon avis, nous devons mieux collaborer pour assurer des résultats positifs pour tous les organismes du Nord, pour « soulever tous les bateaux ». Les discussions ont été l’occasion de réfuter les mauvais renseignements sur l’avenir de l’Université de l’EMNO et de renforcer la confiance dont l’EMNO jouissait en 2002.

Reprendre la route après l’allègement des restrictions liées à la pandémie et vivre à Thunder Bay ont fait une énorme différence pour moi personnellement et professionnellement. Après sept courts mois en fonction, j’ai été confinée à Sudbury incapable de réaliser mon plan de « faire la connaissance » du Nord de l’Ontario. Depuis la Fête du travail, j’ai été en mesure de rencontre le personnel, le corps professoral, des partenaires, des diplômées et diplômés et des bienfaiteurs.

Le 4 octobre, j’ai animé une consultation d’un groupe de bienfaiteurs qui ont donné des fonds pour appuyer notre population étudiante et nos programmes. Ce sont des personnes engagées et enthousiastes qui continueront d’apporter une contribution dans les domaines où il existe un besoin. À l’heure ou l’Université de l’EMNO s’efforce de reconstruire ses dotations et de faire en sorte qu’aucune étudiante et qu’aucun étudiant ne soit laissé pour compte en raison du coût des études supérieures, leur engagement envers l’équité et l’aide à la population étudiante est remarquable. L’Université de l’EMNO souhaite mettre les études supérieures à la portée de quiconque désire se lancer dans une carrière.

Le 1er octobre, les directeurs et les administrateurs des programmes de résidence de l’EMNO ont eu une longue séance de réflexion et, là encore, j’ai pu dialoguer utilement avec eux au sujet de l’expansion, de l’innovation et de la régionalisation. Leur travail, tout comme notre équipe dirigée par le Dr Rob Anderson et Jennifer Fawcett, continuent de m’impressionner grandement. Ils travaillent d’arrache-pied en vue de l’arrivée de l’examen d’agrément à la fin novembre. Avec un groupe fantastique de dirigeants cliniciens, je sais que nos programmes de résidence réussiront.

Le 5 octobre, j’ai animé les deux premières réunions publiques sur le concept de l’Université de l’EMNO. Que de monde! Ce fut une occasion sans précédent d’écouter les problèmes, de rassurer tout le monde que l’Université de l’EMNO n’a aucune intention de quitter le Nord-Ouest et d’apaiser les craintes découlant de certaines déclarations qui étaient tout simplement erronées. L’apaisement des remous et la présentation d’un avenir audacieux, pertinent et quand même visionnaire ont été réellement bien accueillis.

J’ai aussi passé un temps précieux à Sioux Lookout (le 12 octobre), à Kenora (le 13 octobre) et à Fort Frances (le 14 octobre). Ces rencontres avec des personnes de tous milieux (hôpitaux, établissements d’enseignement, cliniques, centres d’accès aux services de santé pour les Autochtones et municipalités) m’ont revigorée et inspirée mais ont aussi confirmé que nous sommes sur la bonne voie et que devenir l’Université de l’EMNO est la bonne route à suivre. Aujourd’hui, je suis à Hearst et serai à Kapuskasing demain.

Beaucoup de gens nous ont accueillis aimablement dans le Nord-Ouest. Nous avons passé un moment très émouvant au Gizhewaadiziwin Health Access Centre et offert du tabac sur le site du pensionnat.

Le travail est à moitié accompli. Il y a une réunion publique à Sudbury (le 2 novembre) et une discussion avec les dirigeants du groupe local d’éducation le 5 novembre. Je prévois aussi de rencontrer des chefs de file et d’avoir des réunions publiques à North Bay (le 8 novembre) et à Sault Ste. Marie (le 12 novembre). Oh là là! Tout un tourbillon de visites. Et jusqu’à présent, j’admire les panoramas du Nord de l’Ontario, la beauté spectaculaire, les couleurs d’automne et la chaleur de la communauté de l’EMNO.

Il est encore temps de vous inscrire ici à une consultation sur l’Université de l’EMNO près de chez vous. 

Quels thèmes ont émergé jusqu’à présent?

  1. Il existe un soutien indéniable pour l’évolution de l’EMNO vers une université autonome.
  2. L’EMNO a formé des médecins pour des centres urbains mais elle a encore du travail à faire pour de nombreuses communautés rurales, éloignées, des Premières Nations, francophones et minoritaires.
  3. Les médecins qui assurent l’enseignement (le corps professoral de clinique de l’EMNO) ressentent le stress de la pandémie. Leurs ressources diminuent et ils ont besoin de plus de soutien pour régler des problèmes difficiles, comme gérer des étudiantes et étudiants qui ont des besoins spéciaux et équilibrer les demandes du service clinique sans temps réservé à l’enseignement.

La présence de la doyenne dans la communauté a renforcé le message que l’Université de l’EMNO conservera l’engagement envers la responsabilité sociale et qu’elle a l’intention de rester à Thunder Bay, Sudbury et partout dans le Nord de l’Ontario.

Ce processus de consultation et de mobilisation inclut également un sondage public auquel vous pouvez répondre ici.

Les 159 réponses reçues jusqu’à présent ont montré ce qui suit :

  • 94 % des répondants pensent qu’en raison de la nécessité urgente d’un plus grand nombre de professionnelles et professionnels paramédicaux dans le Nord de l’Ontario, la transformation de la planification des ressources humaines en santé demeure une priorité.
  • La responsabilité sociale semble une réalité qui change sans cesse, elle est fluide mais importante. C’est une valeur clé de l’Université de l’EMNO qui restera au centre de tout ce qu’elle fait.
  • En tant qu’université, l’EMNO doit conserver son engagement envers l’équité, la diversité, l’inclusion et la réconciliation. Les communautés autochtones apprécient notre partenariat et y voient de vraies chances de créer conjointement un avenir.

Même s’il est encore au stade de la conception, rien n’a encore été décidé au sujet de notre nouveau modèle. Je me réjouis d’en apprendre davantage et de vous écouter. À quoi ressemble à votre avis l’Université de l’EMNO de l’avenir? Vous pouvez voir le plan du gouvernement et formuler des commentaires ici : Consultation relative à un règlement en vertu de la Loi de 2021 sur l’Université de l’École de médecine du Nord de l’Ontario.

À la réunion annuelle de la Fédération des femmes médecins du Canada le 1er octobre, j’ai fait une allocation en plénière avec la doyenne de la faculté des sciences de la santé de la Queen’s University, la Dre Jane Philpott sur un thème approprié pour nous deux : Dare to Lead (Oser diriger). Si cela vous intéresse, voici le lien vers mes diapositives. Elles portent sur les femmes mais s’appliquent à tout le monde. Répondez à mon questionnaire sur Dare to Lead!

Êtes-vous une personne qui agit, ose et découvre? Je suis, selon certaines personnes, une cheffe de file qui ose. Qu’en pensez-vous?

Miigwetch, thank you, marsi, merci,

Dre Sarita Verma
Doyenne et PDG
École de médecine du Nord de l’Ontario

Si vous avez des commentaires, envoyez-les-moi à dean@nosm.ca et suivez-moi sur Twitter @ddsv3.

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16e Conférence annuelle sur la recherche en santé dans le Nord

Merci à toutes les personnes qui ont participé à la CRSN de cette année. Pour la première fois depuis la création de cette conférence, les présentations étaient regroupées par thèmes qui ont été abordés dans 23 présentations orales et 25 présentations par affiches. Félicitations au Dr Christopher Thome, lauréat de 2021 du Prix de recherche Rene Guilbeault pour son étude intitulée : Ionizing radiation induced stimulation of natural killer cell cytotoxicity: A mechanism for cancer immunotherapy. Merci au Dr Mohammed Shurrab, conférencier principal, pour sa présentation sur la recherche cardiovasculaire fondée sur des données administratives des services de santé dans le Nord de l’Ontario. Un merci spécial aux Drs TC Tai, Lacey Pitre, Eliseo Orrantia et Deborah Saunders, le Comité de planification scientifique de la CRSN, qui ont examiné tous les résumés, ainsi qu’à l’ensemble des équipes de la recherche et de l’éducation permanente et du perfectionnement professionnel de l’EMNO.



Activités d’EPPP à venir

Il y aura beaucoup d’événements d’EPPP le mois prochain, notamment :


Changements dans la structure organisationnelle de l’EMNO 

En vigueur immédiatement, l’Unité des affaires professorales, dirigée par le DHarshad Telang, doyen associé, Affaires professorales, relèvera du Dr William McCready, doyen associé principal et conseiller spécial.L’Unité de renseignement institutionnel, dirigée par Mat Litalien, relèvera du Dr David Marsh, doyen adjoint, Recherche, innovation et relations internationales. Ces changements se trouvent uniquement dans la structure hiérarchique et faciliteront la transition de l’EMNO vers l’Université de l’EMNO.



Félicitations!

La Dre Maurianne Reade a récemment été nommée au Comité consultatif ontarien de l’immunisation où elle y apportera la voix du Nord de l’Ontario.