{"id":37476,"date":"2021-01-12T15:55:18","date_gmt":"2021-01-12T20:55:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.nosm.ca\/?p=37476"},"modified":"2023-09-22T09:28:02","modified_gmt":"2023-09-22T13:28:02","slug":"where-are-they-now-charter-class-alumna-thrives-in-rural-francophone-practice","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.nosm.ca\/fr\/2021\/01\/12\/where-are-they-now-charter-class-alumna-thrives-in-rural-francophone-practice\/","title":{"rendered":"Ou sont-ils maintenant?  Une dipl\u00f4m\u00e9e de la toute premi\u00e8re classe prosp\u00e8re dans l&rsquo;exercice en milieu rural francophone"},"content":{"rendered":"<p>En y repensant, la D<sup>re<\/sup> Lyndsay Berardi dit que l&rsquo;exp\u00e9rience de sa m\u00e8re avec le cancer du sein a enflamm\u00e9 son ambition de devenir m\u00e9decin de famille. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, elle \u00e9tait une adolescente francophone de Kirkland Lake. Le diagnostic a marqu\u00e9 le d\u00e9but de nombreux voyages \u00e0 Sudbury pour le traitement du cancer, et allait tracer le cours de sa carri\u00e8re en m\u00e9decine.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0M\u00eame si j&rsquo;\u00e9tais relativement jeune, j&rsquo;\u00e9tais tr\u00e8s consciente de certaines in\u00e9galit\u00e9s dans l&rsquo;acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9; je devais conduire trois heures et demie pour me rendre \u00e0 Sudbury pour les rendez-vous en oncologie de ma m\u00e8re, et il y a eu des p\u00e9riodes o\u00f9 je ne l\u2019ai pas vue pendant six semaines parce qu&rsquo;elle subissait des traitements de radioth\u00e9rapie\u00a0\u00bb dit-elle.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu\u2019une carri\u00e8re en m\u00e9decine m\u2019a de plus en plus attir\u00e9e. Je suis all\u00e9e \u00e9tudier la biochimie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 avec la ferme intention de pr\u00e9senter une demande d\u2019admission \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole de m\u00e9decine. C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 peu pr\u00e8s au moment de la cr\u00e9ation de l&rsquo;EMNO et tout le monde dans le Nord de l&rsquo;Ontario \u00e9tait tr\u00e8s enthousiaste d\u2019avoir une nouvelle \u00e9cole de m\u00e9decine\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Aller \u00e0 la nouvelle \u00e9cole de m\u00e9decine est devenu mon but ultime. J\u2019ai fait toutes mes \u00e9tudes universitaires en me disant que je ferai partie de la toute premi\u00e8re classe. L&rsquo;objectif \u00e9tait d&rsquo;entrer en m\u00e9decine afin de pouvoir aider des gens comme ma m\u00e8re en leur assurant l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 des soins de sant\u00e9 dispens\u00e9s avec compassion et culturellement appropri\u00e9s de la part de quelqu&rsquo;un vraiment investi dans leurs soins.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui encore, la D<sup>re<\/sup> Berardi affirme qu\u2019elle s\u2019efforce d&rsquo;aider ses patients \u00e0 s&rsquo;y retrouver dans les m\u00e9andres du syst\u00e8me de sant\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Le syst\u00e8me est compliqu\u00e9 pour les m\u00e9decins, et \u00e0 plus forte raison pour les patients qui ne sont pas bien et qui ont peur. C&rsquo;est ce que j&rsquo;ai vu arriver \u00e0 ma m\u00e8re et je tenais absolument \u00e0 faire partie de la solution.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La D<sup>re<\/sup> Lyndsay Berardi a fait partie de la toute premi\u00e8re classe de l&rsquo;EMNO en 2005. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019elle a rencontr\u00e9 son mari, le D<sup>r<\/sup> Philip Berardi, membre lui aussi de la toute premi\u00e8re classe, originaire de Sault Ste. Marie, et maintenant h\u00e9matopathologiste \u00e0 L&rsquo;H\u00f4pital d&rsquo;Ottawa et professeur adjoint \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Ottawa. Ils ont trois enfants et vivent \u00e0 Orl\u00e9ans, entre Rockland et Ottawa.<\/p>\n<p>Le cabinet de m\u00e9decine familiale de la D<sup>re<\/sup> Berardi se trouve \u00e0 Rockland, une communaut\u00e9 rurale francophone de quelque 10 000 personnes situ\u00e9e \u00e0 environ 45 minutes \u00e0 l&rsquo;est d&rsquo;Ottawa. Elle dit avoir \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e par la petite communaut\u00e9 francophone parce qu&rsquo;elle lui rappelle le Nord de l&rsquo;Ontario francophone. \u00c0 Rockland, elle exerce enti\u00e8rement en fran\u00e7ais \u00ab\u00a0ce dont je suis tr\u00e8s fi\u00e8re et que je suis heureuse de pouvoir faire\u00a0\u00bb, dit-elle.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous avons toujours eu l\u2019intention de retourner dans le Nord de l&rsquo;Ontario, mais en raison du niveau de sp\u00e9cialisation de Phil, les emplois pour lui \u00e9taient principalement dans les grands centres tertiaires, c&rsquo;est pourquoi nous avons choisi Ottawa. C&rsquo;est aussi comme \u00e7a que j&rsquo;ai d\u00e9couvert Rockland, o\u00f9 je travaille comme m\u00e9decin de famille depuis que j&rsquo;ai termin\u00e9 ma r\u00e9sidence en 2011.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Elle attribue \u00e0 la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats des francophones, au programme d\u2019\u00e9tudes et \u00e0 l\u2019inclusivit\u00e9 de l&rsquo;EMNO le soutien qui lui a permis d\u2019effectuer ses \u00e9tudes de m\u00e9decine en fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Sans l&rsquo;EMNO, je ne sais pas si j&rsquo;aurais pu acqu\u00e9rir l&rsquo;exp\u00e9rience dans les communaut\u00e9s francophones, les comp\u00e9tences m\u00e9dicales et la terminologie en fran\u00e7ais n\u00e9cessaires pour continuer \u00e0 exercer enti\u00e8rement en fran\u00e7ais. J&rsquo;aurais probablement fini par exercer en anglais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c9tant n\u00e9e et ayant grandi \u00e0 Kirkland Lake dans une famille francophone, j\u2019accordai beaucoup d\u2019importance au maintien de la langue fran\u00e7aise. L&rsquo;EMNO a toujours mis l\u2019accent sur les soins de sant\u00e9 en fran\u00e7ais et les appr\u00e9cie \u00e0 leur juste valeur; tous les efforts ont \u00e9t\u00e9 faits pour me permettre d&rsquo;apprendre et d\u2019exercer en fran\u00e7ais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les termes m\u00e9dicaux en fran\u00e7ais ne sont pas tous des mots couramment utilis\u00e9s; il y a donc eu une courbe d&rsquo;apprentissage au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es quand je n&rsquo;exer\u00e7ais qu&rsquo;avec des m\u00e9decins et des patients francophones. Je ne pense pas que j\u2019aurais \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aise si l&rsquo;EMNO ne m&rsquo;avait pas donn\u00e9 la possibilit\u00e9 d&rsquo;apprendre la m\u00e9decine en fran\u00e7ais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 son avis, la sensibilit\u00e9 culturelle est un point fort fondamental du programme de m\u00e9decine de l\u2019EMNO, tout comme l&rsquo;approche de l\u2019\u00c9cole en mati\u00e8re de comp\u00e9tences cliniques\u00a0: \u00ab\u00a0Pendant mes \u00e9tudes \u00e0 l\u2019EMNO, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de me concentrer sur les comp\u00e9tences cliniques d\u00e8s le d\u00e9but. C&rsquo;est ce qui fait le succ\u00e8s de l&rsquo;\u00c9cole. J&rsquo;enseigne maintenant \u00e0 des m\u00e9decins en deuxi\u00e8me ann\u00e9e de r\u00e9sidence dans des endroits comme l&rsquo;University of Toronto, qui n&rsquo;ont fait que lire les comp\u00e9tences que la population \u00e9tudiante de l\u2019EMNO a appliqu\u00e9es plusieurs fois.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Par exemple, quand je suis arriv\u00e9e en r\u00e9sidence, j&rsquo;avais fait plusieurs ponctions lombaires, alors que d&rsquo;autres disaient qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient fait que lire plusieurs documents \u00e0 ce sujet. C&rsquo;est la beaut\u00e9 de l\u2019EMNO, et de la m\u00e9decine rurale. C&rsquo;est une approche tr\u00e8s pratique de l&rsquo;apprentissage de la m\u00e9decine. Il n&rsquo;existe pas non plus entre les r\u00e9sidents de hi\u00e9rarchie dans laquelle il faut se frayer un chemin pour avoir l\u2019occasion d&rsquo;essayer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pouvoir travailler dans une communaut\u00e9 rurale et fournir des soins en fran\u00e7ais sont deux choses qui m\u2019importent. J&rsquo;esp\u00e8re que m\u00eame si nous n&rsquo;avons pas pu retourner dans le Nord de l&rsquo;Ontario, les gens sont conscients de la valeur de pouvoir fournir des soins en fran\u00e7ais dans une communaut\u00e9 rurale.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je me sens redevable \u00e0 l&rsquo;EMNO. Le programme a chang\u00e9 ma vie\u00a0: c&rsquo;est l\u00e0 que j&rsquo;ai rencontr\u00e9 mon mari, et c&rsquo;est l\u00e0 que j&rsquo;ai eu du soutien pendant ma formation car les \u00e9tudes de m\u00e9decine et la r\u00e9sidence ne sont pas faciles. Je suis tr\u00e8s reconnaissante au corps professoral de Sudbury d\u2019avoir pris le temps de m&rsquo;enseigner. Sans les nombreuses heures qu&rsquo;il a consacr\u00e9es \u00e0 mon apprentissage et \u00e0 la r\u00e9ussite de l&rsquo;\u00c9cole, nous ne serions pas l\u00e0 o\u00f9 nous sommes actuellement dans notre vie. Je ressens ce sentiment de gratitude chaque jour et chaque fois qu&rsquo;une \u00e9tudiante ou un \u00e9tudiant ou une r\u00e9sidente ou un r\u00e9sident travaille avec moi. Je suis tr\u00e8s reconnaissante \u00e0 l\u2019EMNO pour cela.\u00a0\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En y repensant, la Dre Lyndsay Berardi dit que l&rsquo;exp\u00e9rience de sa m\u00e8re avec le cancer du sein a enflamm\u00e9 son ambition de devenir m\u00e9decin de famille. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, elle \u00e9tait une adolescente francophone de Kirkland Lake. 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